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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU MERCREDI 18 NOVEMBRE 2009
Le Soleil : FINANCEMENT DE LA SANTÉ DE LA REPRODUCTION EN AFRIQUE : L’intérêt grandissime pour le Sida freine la Planification familiale

A ses débuts, les programmes de Planification familiale attiraient les bailleurs de fonds et intéressaient les Etats. Mais, depuis l’apparition du Sida, le désintérêt est de plus en plus manifeste. Conséquence : très peu de ressources sont consacrées à ce volet de la santé qui se cherche encore.

(Kampala) - Le financement de la Planification familiale en Afrique préoccupe les experts, décideurs, bailleurs de fonds, entre autres acteurs intervenant dans le domaine de la santé d’une manière générale. C’est pourquoi, cette question est au cœur des débats durant cette conférence internationale sur la Planification familiale qui se tient présentement en Ouganda (15-18 novembre 2009). Cette problématique est d’autant plus cruciale que l’intérêt accordé à ce domaine, pourtant important de la Santé , diminue d’année en année dans les pays en développement. Cela étant matérialisé par la baisse du budget consacré à la Planification familiale.Si on prend l’exemple du Sénégal, la Santé de la reproduction, y compris la Planification familiale, est financée seulement à hauteur de 3% du budget alloué à la Santé. Pourtant , soutient le Dr Bocar Daff, chef de la Division de la Santé de la reproduction (Dsr) du Sénégal, pour assurer un bon financement de la Santé de la reproduction, « il nous faut 11% du budget réservé à la Santé ». A titre illustratif, il avance que si le budget du ministère de la Santé est d’environ 100 milliards de FCfa pour 2010, les 10% devraient revenir à la Santé de la reproduction. Soit 10 milliards Cfa dont les 10% pour la Planification familiale. Ce qui ferait 1 milliard. Présentement, malgré tous les efforts faits au Sénégal, « la contribution de l’Etat est à environ 250 millions de FCfa par an. Cet argent est surtout utilisé pour sécuriser les produits contraceptifs dont 80% pour la Planification familiale ». Mais, il faut ajouter à cette somme l’appui des partenaires au développement, souligne le Dr Daff.Pour le démographe Jean-Pierre Guengant, si on en est arrivé à la raréfaction des ressources pour exécuter efficacement les programmes de Planification familiale dans les pays africains, c’est parce que les gouvernements ne sont pas intéressés. « Les Ong aussi ne se sont pas beaucoup investies dans la Planification familiale. Elles s’intéressent plutôt au Sida, à l’environnement. Elles suivent les thèmes à la mode », lance-t-il tout de go avant de fustiger le manque de cohérence des politiques gouvernementales.

Fonds perdus, manque de coordination

Cet argumentaire est partagé par le Dr Manpula Lusti Narasimhan, coordonnatrice du volet Santé sexuelle, de la reproduction et du Vih au département Recherche et Santé de la reproduction à l’Oms. Selon elle, beaucoup d’opportunités existent pour financer la Santé de la reproduction, « mais l’argent est perdu, parce que les propositions ne sont pas toujours claires. En plus, il y a un problème de coordination ». De ce fait, les programmes de lutte contre le Vih reçoivent beaucoup d’argent, alors que ceux destinés à la Santé de la reproduction peinent à bénéficier de financement. « Les budgets pour la Santé de la reproduction baissent, alors que ceux pour le Vih augmentent considérablement. La différence est même énorme. Et cela dure depuis plus de 10 ans », regrette-t-elle. Et de préciser que le soutien pour le Vih est tout à fait justifié avec notamment l’engagement des Personnes vivant avec le Vih. « C’est ce type d’engagement qui a manqué à la Santé de la reproduction. Et aujourd’hui, l’équilibre doit être trouvé », estime la coordonnatrice du volet Santé sexuelle, de la reproduction et du Vih de l’Oms, qui avance que la Santé de la reproduction est une question de développement, d’où son importance.

Lien entre Vih et Planification Familiale

Ainsi, notre interlocutrice s’interroge-t-elle sur « comment établir un lien entre Vih et Santé de la reproduction ? ». En tout cas, des discussions sont engagées par l’Oms pour arriver à trouver le moyen de faire un plaidoyer, à développer des outils programmatiques afin de permettre aux pays de les utiliser pour faire des évaluations. Seulement, pour concrétiser le lien entre Vih et Santé de la reproduction, le Dr Manpula Lusti Narasimhan pense qu’il faut, par exemple, former les prestataires en Santé de la reproduction à l’accueil des séropositifs et vice-versa. Dans ce cadre, souligne le Dr Bocar Daff, chef de la division de la Santé de la reproduction du Sénégal, « à chaque fois qu’une femme se présente dans une structure sanitaire, cela devrait être une opportunité pour donner des informations sur les services de Planification familiale, d’autant que les besoins non satisfaits touchent entre 800.000 à 1 million de femmes au Sénégal. Il faut qu’on trouve des mécanismes pour répondre à ces besoins. Et celles qui se présentent dans les structures de Santé doivent être ciblées. On doit leur donner des informations sur la Planification familiale ou à défaut leur demander de revenir. Il faut juste souligner que ces programmes incluent le Vih quand on sait que le risque de transmission du Vih de la mère à l’enfant est de 1/3. C’est pourquoi, on propose systématiquement aux femmes enceintes la Ptme (Prévention de la transmission du Vih de la mère à l’enfant) ». Tout en étant partisan de l’intégration du Vih et de la Santé de la reproduction, le démographe Jean-Pierre Guengant estime que les problèmes ne sont pas les mêmes partout. Se référant à l’Afrique de l’Ouest, il indique qu’ici le Sida ne concerne que 0 à 1% de la population. « Ce sont des programmes verticaux, alors que la Planification familiale est intégrée dans les programmes de soins ».

APS : Bientôt un centre de traitement du diabète à Thiès

La ville de Thiès abritera bientôt le deuxième centre de diabète du pays dont la pose de la première pierre au courant du mois de décembre prochain coïncidera avec la réunion annuelle des directeurs nationaux des hôpitaux, a confié à l’APS Jean Baptiste Ndione, directeur de l’hôpital Saint-Jean de Dieu. ’’Nous procéderons bientôt à la pose de la première pierre du centre de diabète, après celui de Marc Sankalé sur financement de nos partenaires de la ville de Marseille, sous la direction du docteur Martin Carvalho, spécialiste du diabète mais aussi, endocrinologue’’, a indiqué le docteur Ndione. Il a souligné que d’autres partenaires ont accompagné ce projet, notamment certains laboratoires. ‘’Nous poserons la première pierre sous la présidence du ministère de la Santé , de Monseigneur Jacques Sarr’’, a précisé le docteur Ndione. Cette nouvelle infrastructure permettra au Sénégal de bénéficier d’un deuxième centre, pour la prise en charge de cette maladie qui fait des ravages dans le pays et entraîne beaucoup de complications. ‘’Le diabète est véritablement un problème de santé publique’’, a dit le directeur de l’hôpital Saint Jean de Dieu, Jean-Baptiste Ndione. La réunion des directeurs des hôpitaux se tient tous les ans dans une capitale régionale. ‘’Cette année, c’est l’hôpital Saint Jean qui reçoit’’, a fait savoir son directeur.

APS : Des comités de développement sanitaire pour remplacer les comités de santé

Des comités de développement sanitaire seront créés à la place des comités de santé et de gestion qui connaissent beaucoup de problèmes relatifs notamment au manque de transparence et à la gestion, a annoncé lundi à Dakar Thérèse Coumba Diop, ministre de la Santé et de la Prévention. Le décret portant création des comités de développement sanitaire sera introduit dans les semaines à venir, a-t-elle déclaré à l’Assemblée nationale lors de l’examen du budget de son département. ’’Les comités de santé et de gestion connaissent, depuis plusieurs années, des crises qui se manifestent par un manque de transparence, l’abus dans la gestion, le non renouvellement des mandats, la non implication des élus et une léthargie’’, a expliqué le ministre de la Santé et de la Prévention. Plusieurs députés ont interpellé le ministre de la Santé et de la Prévention sur des difficultés notées dans la gestion des postes de santé et des dispensaires.

Pour l’année 2010, elle prévoit l’achèvement de tous les chantiers en cours et la réalisation de nouveaux hôpitaux, centres et postes de santé. Le budget du ministère de la Santé et de la Prévention pour la gestion 2010 est arrêté à la somme de 105,797 milliards de francs CFA, contre 97, 022 milliards de francs CFA en 2009. En valeur absolue, cette augmentation représente 8.774 milliards de francs CFA.

APS : 2,7 milliards FCFA pour l’épurement de la dette des hôpitaux

L’Etat du Sénégal a inscrit un montant de 2,7 milliards de francs CFA dans le budget 2010 pour l’épurement d’une partie de la dette des hôpitaux, a révélé lundi à Dakar Thérèse Coumba Diop, ministre de la Santé et de la Prévention. Ce montant sera versé à tous les hôpitaux pour l’épurement de leurs dettes, a précisé Thérèse Coumba Diop au cours de l’examen du budget de son ministère. ‘’La dette globale des hôpitaux était estimée, en 2008, à 14 milliards de francs. Devant cette situation, l’Etat a eu à mettre en œuvre, depuis plusieurs mois maintenant, d’importantes mesures destinées à assainir la situation des hôpitaux’’, a fait savoir Mme Diop. Elle a souligné que les conclusions des différents audits et vérifications demandés par l’Etat seront ‘’bientôt disponibles’’, reconnaissant que les hôpitaux traversent une ‘’crise aiguë’’ qui appelle des ‘’ mesures urgentes’’.

Selon elle, les problèmes des hôpitaux sont des ‘’ masses salariales non maîtrisées et dépassant les normes de gestion admises’’, ‘’d’importants failles dans la prise en charge des urgences’’, la ‘’ rupture fréquente des médicaments’’ et la ‘’non prise en charge de l’évaluation des critères de performance’’. Pour l’année 2010, le ministre de la Santé et de la Prévention a annoncé le recrutement de 800 agents. Le budget du ministère de la Santé et de Prévention, pour la gestion 2010, est arrêté à la somme de 105,797 milliards de francs CFA, contre 97,02 milliards de francs CFA en 2009, soit une augmentation en valeur absolue de 8,7 milliards de francs CFA.

APS : Werner Haug : “Donner à tous un accès à la planification familiale volontaire peut sauver des vies’’

L’accès des femmes à la planification familiale peut sauver des vies, a estimé, dimanche à Kampala (Ouganda), le directeur de la Division technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA), Werner Haug, selon un communiqué de l’Organisation des Nations unies dont copie est parvenue à l’APS. “Donner à tous un accès à la planification familiale volontaire sauve des vies et peut aider à briser le cycle de la pauvreté, ralentir la croissance démographique et relâcher la pression exercée sur l’environnement. C’est un investissement rentable dans le développement”, a-t-il déclaré à la Conférence internationale sur la planification qui s’est ouverte dans la capitale ougandaise. Le communiqué souligne que M. Haug a appelé les gouvernements, les organisations et la société civile à assurer l’accès universel à la santé reproductive d’ici 2015 et à mettre au service de ce but un engagement politique et des investissements financiers. “Si l’on veut atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement et faire en sorte que toutes les personnes puissent vivre et prospérer, il faut que la communauté internationale place la santé reproductive et la planification familiale au sommet de l’agenda de développement,” a-t-il affirmé. D’après l’Organisation des Nations Unies (ONU), ‘’depuis les années 1960, la planification familiale a aidé à réduire la fécondité dans les pays en développement de six naissances par femme en moyenne à trois’’. L’ONU relève que ’’plus de 200 millions de femmes dans le monde cherchent actuellement à différer ou éviter une grossesse, mais elles manquent de moyens de planification familiale sans danger et efficaces’’. Selon elle, en 2050 ‘’la demande de contraceptifs augmentera de 40 %’’. L’organisation explique qu’un nombre record de jeunes entre dans la vie procréative’’ , ajoutant que dans certains pays, les femmes ayant un besoin non satisfait de planification familiale sont plus nombreuses que celles qui l’utilisent effectivement. Malgré ‘’les recherches et les expériences sur le terrain de programmes réussis de planification familiale, l’attention collective à ce mode d’intervention a marqué une chute radicale au cours des 15 dernières années’’, constate l’ONU. Il en a résulté ‘’un affaiblissement de l’appui des gouvernements et de leur financement des programmes de planification familiale, ce qui met en danger la capacité des couples d’espacer la naissance de leurs enfants au bénéfice de la famille’’, indique l’organisation onusienne . La Conférence internationale sur la planification ’’est soutenue par plus de trente (30) organisations et est co-parrainée par l’Institut Bill et Melinda Gates pour la population et la santé reproductive, à l’Ecole de santé publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins, et l’Ecole de santé publique de l’Université Makerere’’, indique le communiqué. Les communications de cette conférence de deux jours (15-18 novembre) porteront sur des recherches nouvelles, concernant notamment des questions de technologie contraceptive et de planification familiale, par exemple l’intégration de la contraception et de la prévention du HIV, les options masculines en matière de planification familiale et la sécurisation de l’approvisionnement des contraceptifs, précise le texte. Plus de 1200 éminents décideurs, chercheurs, universitaires et professionnels de la santé, venus de 59 pays, vont partager les dernières découvertes scientifiques et recentrer l’attention du monde sur la contribution de la planification familiale au développement.

Walf Fadjri : Maladie de la dengue : Une trentaine de cas recensés à Dakar

Trente personnes atteintes de la dengue ont été recensées à Dakar, plus précisément dans les quartiers du Plateau, de Hann Maristes et de Grand-Yoff, annoncé le secrétaire général de la Sutsas , Mballo Dia Thiam, hier lors de son face-à-face avec la presse. D’après lui, cette maladie est transmise par les moustiques. Par conséquent, le seul moyen de lutter contre cette pathologie est la prévention, avec notamment l’utilisation des moustiquaires imprégnées, mais aussi la désinfection des zones inondées et la pulvérisation des arbres et des plantes domestiques. Pour venir à bout de cette maladie, le secrétaire général du Sutsas invite l’Etat à doter le département du service d’hygiène de matériels et de moyens humains, après avoir remarqué que ‘non seulement le personnel du service d’hygiène est vieillissant, mais l’effectif est loin de couvrir la région de Dakar. Ils sont estimés à moins de 500 agents actifs pour une population de plus de 12 millions d’individus’. D’après Mballo Dia Thiam, la dengue est une maladie virale qui fait partie du groupe des fièvres dites hémorragiques. ‘Ce sont des arboviroses dues à des arbovirus. Les vecteurs de ces virus sont des moustiques ou des tiques. Elles sont fréquentes, nombreuses et sont rencontrées partout dans le monde. Il est impossible de la distinguer de la maladie du paludisme, tant qu’on n’a pas fait une analyse de sang’, explique-t-il. Et au Sénégal, poursuit-il, ‘seul l’Institut Pasteur est habilité pour l’instant à donner des résultats fiables sur ce genre d’analyse et c’est très coûteux pour un patient vulnérable’. C’est pourquoi le secrétaire général du Sutsas implore l’Etat à prendre des mesures idoines de prévention pour endiguer la propagation de cette maladie.

Walf Fadjri : Planification familiale : Kampala, capitale de la contraception

‘Recherche et partage sur les meilleures pratiques’, tel le thème de la Conférence internationale sur la planification familiale ouverte, depuis dimanche dernier, dans la capitale ougandaise. Cette rencontre de Kampala, présidée par la Première Dame de l’Ouganda, Janet Museveni, a réuni décisionnaires, chercheurs, universitaires et professionnels de la santé de 59 pays qui échangent sur les derniers résultats et expériences scientifiques de la planification familiale. L’espacement des naissances peut contribuer à alléger le fardeau économique sur les familles pauvres et permettre aux parents d’investir davantage dans les soins et l’éducation de chaque enfant, contribuant ainsi à améliorer la nutrition des familles et à élever les niveaux d’éducation et de vie. Il s’y ajoute que l’accès aux contraceptifs confère aux femmes l’autonomie et peut sauver leur vie. La contraception peut aussi prévenir 2,7 millions de décès infantiles par an. Elle peut réduire la pauvreté, ralentir la croissance démographique et atténuer la pression sur l’environnement et rendre possible un monde plus stable. Mais le tableau présenté à travers le monde est très sombre. En effet, environ 200 millions de femmes dans le monde veulent retarder leur prochaine grossesse ou l’éviter définitivement, mais n’utilisent pas une planification familiale sans danger et efficace. Selon les estimations des Nations unies, la demande en contraceptifs augmentera de 40 % au cours des quinze prochaines années en raison du nombre sans précédent de jeunes qui atteindront l’âge de procréation. Cette situation est aggravée par le manque d’intérêt à l’égard de la planification familiale. En effet, malgré les décennies de recherche et les expériences probantes enregistrées au niveau des programmes de planification familiale, l’intérêt pour ce domaine de la santé a décliné considérablement au cours des quinze dernières années. Ce déclin a entraîné la baisse du soutien et du financement des programmes de planification familiale par les gouvernements, compromettant la capacité des couples à planifier et à espacer les naissances au mieux des intérêts de leurs familles. A l’occasion de la Conférence sur la planification familiale qui se tient depuis dimanche dernier à Kampala, les participants réaffirmeront l’importance de la planification familiale dans le contexte du développement humain et leur engagement vis-à-vis de la vision et de la réalisation de l’accès universel à la planification familiale. Ils se sont d’ailleurs donné rendez-vous dans la capitale ougandaise pour renverser la tendance et repositionner la planification familiale. Pour la Première Dame de l’Ouganda, il s’agit de traduire la volonté des acteurs en luttant contre la mortalité maternelle et infantile. Janet Museveni a demandé aux participants de développer davantage de formation pour cerner les véritables causes de cette mortalité maternelle. Donnant l’exemple de son pays, elle a souligné que l’Ouganda a accusé du retard par rapport à la mise en place des infrastructures sanitaires. Aux hommes et aux femmes, Janet Museveni a recommandé la nécessité de s’impliquer davantage dans l’utilisation et l’accès aux méthodes contraceptives. Lors de cette rencontre de quatre jours, des thèmes importants seront développés, depuis les options masculines de planification familiale jusqu’à la sécurité en matière de contraceptifs, en passant par le financement. L’intégration de la contraception et de la prévention du Vih sera également au cœur des débats.

Walf Fadjri : Equilibre entre vie sexuelle, santé reproductive et Vih : Une priorité pour l’Organisation mondiale de la santé

L’une des priorités de l’Organisation mondiale de la santé est d’établir des liens étroits et efficaces entre la vie sexuelle, la santé reproductive et le Vih/Sida.

Dans les pays en voie de développement en particulier, deux entités se font face, toutes rattachées au ministère de la Santé. D ’un côté, la Cellule de lutte contre le Sida et, de l’autre, la Division de la santé de la reproduction. ‘Ces entités sont institutionnellement et financièrement séparées. Et elles ne se parlent pas, alors qu’elles doivent se compléter’, explique le Docteur Manjula Lusti-Narasimhan, expert de l’Organisation mondiale de la santé, chargé des liens entre vie sexuelle, santé reproductive et Vih/Sida que nous avons rencontrée à Kampala, lors de la Conférence internationale sur la planification familiale. Pis, durant ces dernières décennies, le Vih, le paludisme et la tuberculose ont mobilisé beaucoup de fonds au grand dam de la planification familiale. ‘Les courbes que nous avons par pays montrent que le montant alloué par les bailleurs à la planification familiale représente le cinquième du budget destiné au Vih/Sida’, déplore le Docteur Manjula Lusti-Narasimhan. Face à cette situation ‘inconfortable’, l’Oms se propose d’apporter des correctifs en faisant en sorte que les responsables des programmes Sida et Santé de la reproduction s’assoient autour d’une même table. Pour l’Oms, il s’agit de mettre en place un paquet de services qui permettraient de prendre en compte aussi bien les aspects prévention du Vih que la santé sexuelle et reproductive. ‘Si on prend l’exemple des préservatifs, les acteurs de la réponse contre le sida ne prennent pas en compte l’aspect contraception. Et ce sont des volets complémentaires’, souligne l’expert de l’Oms, ajoutant que la mise en place de ces services intégrés peut fonctionner de manière concrète avec des choses simples. En somme, la stratégie consiste à intégrer les méthodes contraceptives dans la prévention contre le Vih/Sida. Selon l’Oms, ce paquet de services va également intégrer l’éducation sexuelle chez les jeunes filles, la lutte contre les violences faites aux femmes, les droits humains et l’égalité et l’équité de genre. Seulement, au niveau des pays en développement, on ne se bouscule pas encore devant la porte de l’Oms pour la mise en place de ce paquet de services. Selon le Dr Docteur Manjula Lusti-Narasimhan, peu de pays en Afrique ont déjà exprimé le besoin de cette évaluation. Il s’agit du Botswana, de l’Ouganda, du Malawi et de la Tanzanie qui ne sont que des pays anglophones. Pourtant, des fonds existent pour cela. Il suffit juste que les pays en fassent la demande auprès de l’Organisation mondiale de la santé, rassure l’expert chargé du lien entre vie sexuelle, santé reproductive et Vih/Sida. Déjà, certains Asiatiques se sont lancés dans cette évaluation et les résultats obtenus ont été très satisfaisants, souligne l’expert de l’Oms.

Wal Fadjri : Priorités fixées ces cinquante années en Afrique : La planification familiale ne figure pas dans le top ten

La planification familiale est-elle une priorité en Afrique ? En tout cas, elle ne figure pas dans le top ten des priorités fixées ces cinquante dernières années. Il en est de même du droit des femmes, de l’égalité et de l’équité de genre. Ce manque d’intérêt des décideurs et leaders africains pour la planification familiale inquiète. Par conséquent, la Conférence internationale sur la planification familiale ouverte depuis deux jours à Kampala, la capitale ougandaise, ne pouvait occulter ce débat.

(Envoyé spécial à Kampala) - Les militants de la planification familiale devront encore prendre leur mal en patience. Ils devront batailler ferme pour en faire une priorité la planification familiale. En effet, gouvernements et Ong ne se sont pas beaucoup investis, durant ces dix dernières années, dans le domaine de la planification familiale en perte régulière de vitesse. Des domaines comme le Sida, le paludisme, les changements climatiques semblent plus à la mode, car ils mobilisent beaucoup de fonds. Chercheur à l’Institut de recherche développement, Jean Pierre François Guengant estime que le sujet n’est pas débattu sur la place publique. ‘On n’en parle pas assez’, déplore-t-il. De l’avis du spécialiste que nous avons rencontré à Kampala, à l’occasion de la Conférence internationale sur la Planification familiale, il se pose un véritable problème de légitimité des questions de planification familiale. Faisant la situation sur les besoins exprimés et la prévalence de la contraception en Afrique, Guengant souligne que la révolution contraceptive en Afrique peut prendre 100 ans en Afrique, particulièrement celle au Sud du Sahara. Cela est lié au fait que la contraception y augmente de moins de 0,5 % par an. Ainsi l’Afrique a accusé un retard ‘énorme’ par rapport à l’Amérique Latine qui a réalisé sa ‘révolution contraception’ en quarante ans. Expliquant les raisons empêchant la planification familiale de décoller, l’expert de l’Ird a mis en avant le déni des femmes d’accéder aux méthodes contraceptives et services. ‘La femme n’a pas voix au chapitre. Dans certains pays comme le Niger, on marie la femme sans son consentement. Elle n’aura rien à dire sur le nombre d’enfants qu’elle voudrait avoir’, se désole le spécialiste. A cela s’ajoute l’état de pauvreté qui fait que la contraception est relevée au second plan. On pense d’abord à assurer quotidiennement le minimum vital. Au-delà, le spécialiste déplore qu’une campagne de sensibilisation, d’information et d’éducation ne soit pas assez menée aux yeux de l’opinion africaine. L’autre facteur qui complique l’acception de la Planification familiale reste la manière dont les sociétés africaines fonctionnent. Les leaders religieux et coutumiers choisis pour servir de relais ne sont pas souvent des références. Ce sont des polygames et mènent souvent une vie de roi. Leur parler des droits de la femme, de l’égalité et de l’équité de genre serait, à leurs yeux, une manière de réduire leur autorité vis-à-vis de leurs épouses.

Walf Fadjri : Lutte contre les mutilations génitales féminines : Cent quatre-vingt douze communautés du Bambouck jettent le couteau

Aucune fille ne sera, désormais, excisée dans le département de Koungheul. La décision de rompre d’avec cette coutume a été prise le week-end dernier à Koungheul-ville. Et elles sont 192 communautés à déclarer, publiquement, avoir abandonné la pratique suite aux séances de sensibilisation sur les conséquences néfastes de l’excision et des mariages précoces et forcés.

(Correspondance) - Jamais plus une fille ne sera excisée dans le département de Koungheul (région de Kaffrine). Ainsi en ont décidé les populations des neuf collectivités locales du département, dont la commune de Koungheul. Outre la capitale départementale, Koungheul, elles sont 192 communautés issues des communautés rurales d’Ida Mouride, Missirah Wadène, Saly Escale, Maka Yop, Gainth Pathé, Ribot Escale, Fass Thiéckène, à déclarer, publiquement, avoir tourné le dos à l’excision de leurs jeunes filles et aux mariages précoces et forcés dont ces dernières étaient, jusque-là, victimes. La cérémonie de déclaration a eu lieu, le week-end dernier, dans la capitale du Bambouck, Koungheul, sur l’initiative de Tostan. Une Organisation non gouvernementale qui intervient dans la zone depuis cinq ans. Une manifestation solennelle ayant enregistré la présence de Abdoul Aziz Sy et de Kalidou Sy, respectivement coordonnateur régional de Kaolack et national de l’Ong, mais également d’une délégation ougandaise forte de seize membres et conduite par Paméla Bentaga, venue s’inspirer de l’expérience sénégalaise en la matière. Un pays où l’excision est plus que jamais pratiquée. C’est parce que ces communautés ont, suffisamment, été sensibilisées et conscientisées sur les méfaits de cette pratique traditionnelle, qu’elles ont accepté de l’abandonner définitivement, indique Abdoul Aziz Sy, le coordonnateur régional de Tostan à Kaolack. Il précisera, à cet effet, que l’accent a plutôt été mis sur la sensibilisation et l’éveil des consciences des populations concernées que sur l’interdiction de la pratique par ces dernières. ‘Nous ne sommes pas focalisés sur les exciseuses, mais plutôt sur les conséquences fâcheuses sur la fille et sur la femme de manière générale’, a-t-il fait savoir. Selon lui, tous les programmes ayant opté pour la première formule, ont vu leur projet vouer à l’échec. Non sans indiquer que bien que l’excision soit punie, la loi constituerait alors le dernier recours. Ces communautés qui ont, solennellement, déclaré avoir abandonné la pratique de l’excision et des mariages précoces et forcés sont, pour l’essentiel, d’ethnies al pular, bambara et kognadji. Il s’agit, confie notre interlocuteur, d’un programme né d’un partenariat avec l’Etat du Sénégal, l’Unicef et l’Ong Tostan, lequel entre dans le cadre de l’abandon de l’excision et des mariages précoces et forcés. Ici, la stratégie consiste aussi à mettre l’accent sur la mobilisation sociale, l’éducation modulaire, la démocratie, l’hygiène, la santé maternelle et la prévention, explique le patron de Tostan à Kaolack. Interpellé sur le taux d’abandon de la pratique, Abdoul Aziz Sy indique qu’il est de 90 % et des comités de vigilance sont mis sur pied pour amener les 10 autres pour cent à tourner le dos à la coutume. A quoi s’ajoutent des mesures d’accompagnement qui créent des activités génératrices de revenus.

KALIDOU SY, COORDONNATEUR NATIONAL DE TOSTAN : Pour un système de protection pour les enfants en milieu scolaire

‘La violation des droits humains la plus honteuse se caractérise, sans doute, par la violence à l’égard des filles et des femmes’. Ces propos qui en disent long sur les violences faites aux filles et aux femmes en général, sont de Kalidou Sy, coordonnateur national de l’Organisation non gouvernementale (Ong) Tostan. Pour lui, ‘l’excision est une atteinte à l’intégrité physique et psychologique de la femme’. Elle est, ajoute-t-il, une infraction aux droits humains et fait partie intégrante des formes de violences faites aux femmes, en général. M. Sy s’exprimait lors de la déclaration publique d’abandon de l’excision et des mariages précoces et forcés tenue le week-end denier à Koungheul, dans la nouvelle région de Kaffrine. Mais, à travers les programmes déroulés par Tostan, les communautés du département de Koungheul ont compris qu’elles ont des droits à faire valoir et à sauvegarder. Cependant, déplore Kalidou Sy, ‘nous avons constaté qu’au moment où les communautés abandonnent les mariages précoces et forcés, des adultes violent en engrossant des filles de 11 et 17 ans’. Aussi appelle-t-il à une réaction urgente : ‘Si nous voulons améliorer le taux de scolarisation dans notre pays et redonner de la crédibilité à l’enseignement, nous devons nous pencher sérieusement sur la mise en place d’un système de protection pour les enfants en milieu scolaire’.

L’Ouganda s’inspire de l’expérience sénégalaise

Parce que le Sénégal est un modèle en matière de lutte contre les mutilations génitales féminines et les mariages précoces et forcés, une délégation ougandaise forte de seize membres composée de parlementaires et responsables de projets a fait, le week-end dernier, le déplacement de Koungheul, dans la nouvelle région de Kaffrine. Objectif : s’inspirer de l’expérience du Sénégal en matière de lutte contre l’excision et les mariages précoces et forcés. ‘Nous sommes au Sénégal pour comprendre la stratégie d’abandon de l’excision de Tostan dans le but d’adopter et d’adapter les meilleures pratiques pour renverser la tendance en Ouganda. Tout cela parce que l’excision est une pratique chez nous’, a d’emblée déclaré le parlementaire ougandais Hon Christ Baryominsi. En clair, poursuit le parlementaire ougandais, ‘nous sommes ici, plus précisément à Koungheul pour apprendre avec Tostan et avec vous pour améliorer les conditions de vie de nos communautés, et pour ainsi améliorer la situation en Ouganda’.

Source :[->http://www.sante.gouv.sn


 
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