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REVUE DE PRESSE QUOTIDENNE DU LUNDI 16 NOVEMBRE 2009
Sud Quotidien : GRIPPE ET MALADIES COURANTES : « Le diabétique peut bel et bien être vacciné »

Peut-on vacciner le diabétique, la personne la plus exposée contre certaines maladies comme la grippe ? Des études de plusieurs années permettent de répondre par l’affirmative. Ainsi, un obstacle de taille vient d’être levé en faveur de la vaccination des diabétiques, selon le Professeur Seydou Nourou Diop. Il a fait ces révélations hier en prélude à la Journée mondiale du diabète prévue ce samedi 14 novembre. Les activités phare de cette journée au Sénégal seront organisées ce samedi à Sangalkam.

Le débat concernant la vaccination ou non des diabétiques vient d’être définitivement clos. Et l’ obstacle de la vaccination des personnes atteintes du diabète levé. S’expliquant hier vendredi sur la question en prélude à la célébration ce samedi de la Journée mondiale du diabète dont la vaccination en est le thème, le Professeur Seydou Nourou Diop spécialiste de cette maladie a indiqué qu’il est désormais recommandé après plusieurs années de recherche qu’il vaut mieux vacciner les diabétiques contre toutes les maladies que de ne pas les vacciner.

A l’en croire, le diabétique surtout quand il s’agit d’une personne adulte doit être vacciné contre l’ensemble de toutes les maladies comme la grippe. Le risque de développer des complications graves liées à la grippe est accru chez les patients diabétiques a ajouté le même spécialiste qui précise par ailleurs que la grippe a des virus qui sont des mutants et que chaque année ils se présentent sous de nouvelles formes. C’est pourquoi, a-t-il invité les laboratoires fabriquant de vaccins de suivre de près ces changements afin de modifier les types de vaccin.

Poussant sa réflexion, le Professeur Diop a également soutenu que le diabétique ne doit pas être vacciné dans n’importe quelle condition. Il faut qu’il remplisse les conditions nécessaires et que son diabète ne soit pas trop déséquilibré. Il a expliqué en outre qu’il y a des périodes où il n’est pas prudent de vacciner les diabétiques. C’est, selon lui, si le taux de sucre du malade est élevé, c’est-à-dire supérieur à 3 g . Quand il souffre également de tension très élevée, de la fièvre, ou des médicaments comme du corticoïde, il faut que le malade soit évalué pour savoir s’il est en mesure de se faire vacciner ou pas. Une rencontre d’échange s’est tenue hier à Dakar qui a regroupé les spécialistes et les membres de l’Association des diabétiques du Sénégal sur l’importance et le calendrier de la vaccination. Plus de 100 diabétiques ont pu être vaccinés sur place et gratuitement grâce aux efforts du laboratoire Sanofi Aventis dont lses responsables comptent élargir leur action dans les régions du Sénégal en vue de protéger des diabétiques contre les complications liées à la grippe.

Sud Quotidien : PROPAGATION DE L’EPIDEMIE DE LA DENGUE DE TYPE 3 AU SENEGAL Le bilan s’alourdit

L’épidémie de la dengue de type 3 est bien présente au Sénégal. En effet 55 cas sont enregistrés dans le pays. Selon les autorités du Ministère de la santé réunies hier vendredi dans une Journée d’information pour expliquer sa mode de transmission et sa prévention les autorités ont mis sur pied une stratégie pour arrêter la progression de la cette maladie. L’épidémie de la maladie de la dengue continue de s’étendre dans le pays. En effet, apparue il y a quelques semaines dans sa forme de type 3, le Sénégal a enregistré déjà 55 cas déclarés. Selon professeur Bernard Diop du service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann qui s’exprimait hier vendredi à Dakar à l’occasion dune journée d’information sur la maladie ,” la dengue se manifeste par une forte fièvre(39 à 40), des maux de tête, des douleurs musculaires de la fatigue, de la diarrhée sanglante, etc”. La maladie, dit-il, se transmet par la piqûre d’un moustique appelé Aèdes. La particularité de cet insecte réside au niveau de sa zone de développement « vases à fleurs , vieux pneus, abreuvoirs, déchets, récipients de réserve d’eau propre, récipients usagés abandonnés...” La dangerosité de ce moustique est également liée à sa capacité de piquer le jour comme de nuit . Surtout dans les zones urbaines ou péri urbaines . Le Professeur Diop d’indiquer que “le traitement est surtout symptomatique et non curatif”. Il consiste à administrer du paracétamol aux patients jusqu’à ce que les douleurs se stabilisent. Toutefois, a précisé le Pr Diop la maladie a une forte incidence économique parce que “la convalescence nécessite 6 à 7 semaines” Pour les autorités en charge de la Prévention individuelle et collective du Sénégal, le seul moyen de faire face à la maladie c’est d’éliminer tous les endroits ou peuvent se développer le moustique. Dans cette même perspective, Seyni Thiam du service national d’hygiène a précisé qu’en plus de cela , le Ministère de la Santé procédera dans le cadre “des mesures d’urgences de lutte contre les maladies à transmission vectorielle notamment la dengue, à une campagne de pulvérisation d’insecticides intra et extra domiciliaires sur le territoire de la région de Dakar”. Il est à signaler que cette campagne a démarré depuis hier vendredi dans l’après-midi Le Sénégal avait déjà connu plusieurs fois dans le passé la maladie de la dengue mais sous sa forme 2. Pour la première fois dans l’histoire c’est le type 3 de la maladie qui s’est déclaré dans le pays.

Le Soleil : PRÉVENTION CONTRE LA GRIPPE : Plusieurs patients diabétiques vaccinés

Le hall du Centre Marc Sankalé est noir de monde. Les hommes, les femmes et les jeunes, atteints de diabète, assis sur des banquettes, sont venus prendre le vaccin antigrippal offert par Sanofi-Pasteur. Les épidémies de grippe sont associées à une augmentation de 5 à 15 % de la mortalité chez les patients diabétiques. Le hall Birame Diop du Centre Marc Sankalé grouille de monde. Sur les bancs, les personnes atteintes se distinguent avec leur carnet rose. Une file de femmes et d’hommes ont les yeux suspendus sur les posters où l’on peut lire : « Vérifier régulièrement la plante de vos pieds », « Ne jamais couper vos corps et ne jamais utiliser d’objets tranchants pour vos pieds ». Une rangée se termine dans le préau de l’imposant bâtiment du centre. Ici, les diabétiques assis en cercles concentriques ont les yeux rivés sur le professeur Said Nourou Diop. Ce dernier prodigue un chapelet de conseils. « Il faut toujours faire des contrôles réguliers, respecter la prise des médicaments et surveiller son régime », conseille le professeur Said Nourou Diop.

Il ajoute : « Il faut que les malades acceptent de se comporter comme des diabétiques pour éviter que le taux de sucre n’atteigne un niveau qui provoquera d’autres complications ». L’assistance est restée statique au fur et à mesure que le professeur lève le voile sur le code de conduite du sujet diabétique qui est vulnérable à plusieurs infections. Dans les autres compartiments, des patients s’informent sur la liste d’inscription pour la vaccination contre les complications liées à la grippe. Le groupe Sanofi Pasteur a offert 100 doses de vaccin pour protéger les personnes diabétiques contre les complications liées à la grippe. « Les personnes diabétiques font partie du groupe à risque. Nous avons jugé utile de les vacciner pour les protéger contre les infections opportunistes liées à la grippe. Nous comptons organiser d’autres séances de vaccination », a laissé entendre le responsable à Sanofi-Pasteur au Sénégal, El Hadj Diagne. Dans ce hall, il est impossible de se mouvoir. Le professeur Said Nourou Diop a levé l’équivoque sur la vaccination des sujets diabétiques. « Depuis longtemps, la vaccination d’un sujet diabétique n’était pas recommandée. Mais ce postulat est aujourd’hui battu en brèche par les recherches scientifiques. Toutefois, il faut que le diabétique soit équilibré. Son taux de sucre ne doit pas dépasser 3 grammes , la tension ne doit pas dépasser la norme. La vaccination contre la grippe les protège contres les autres infections. Les personnes diabétiques doivent respecter leur calendrier de vaccination », précise le professeur Said Nourou Diop. Le sujet diabétique, faudrait-il le rappeler, est particulièrement vulnérable à la grippe qui est à l’origine de 6 fois plus d’hospitalisation chez les diabétiques et 3 fois plus de décès pour cause de grippe et pneumonie. S’y ajoute que les épidémies de grippe sont mises en cause dans l’augmentation de 5 à 15 % de la mortalité chez les patients diabétiques.

APS : Des religieux catholiques sensibilisés sur le VIH/SIDA

Une session de formation des religieux catholiques de six diocèses du Sénégal sur le VIH/SIDA s’est achevé samedi matin à Kolda. La rencontre de trois jours a été organisée par ’’Sida Service’’, une structure catholique de lutte contre le vih. Elle a regroupé une dizaine de religieux venus des Diocèses du Sénégal à l’exception de Saint Louis.

L’objectif est de sensibiliser les religieux sur le virus et la transmission de la maladie, à travers des informations sur l’actualité de la maladie, a indiqué le secrétaire exécutif de ’’Sida Service’’, Paul Sagna. ’’Nous avons eu l’occasion à travers cette rencontre d’apporter des informations sur le VIH/SIDA aux religieux. Nous avons évoqué des questions liées aux droits et le VIH/SIDA’’, a ajouté M. Sagna. Il s’agissait, a-t-il poursuivi, de connaitre ’’ce que l’Eglise dit, ce que dit le droit social sur une personne qui serait séropositive et qui voudrait devenir un religieux ou une religieuse, accompagner ces gens à travers la pastorale sociale’’. Paul Sagna a dit que les activités de ’’Sida Service’’ devraient également permettre de relancer l’alliance des religieux pour leur implication dans la lutte contre la maladie.

APS : Ziguinchor : Dépistage, sensibilisation et marche au menu de la journée du diabète

\'-\'  Des séances de dépistage et de sensibilisation vont ponctuer, samedi à l’hôpital régional de Ziguinchor, la célébration de la Journée mondiale du diabète. Sous l’égide de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le ministère de la Santé et de la Prévention du Sénégal, en partenariat avec l’association sénégalaise de soutien aux diabétiques (ASSAD) organise samedi la 19éme journée mondiale du diabète à Sébikotane.

A Ziguinchor toujours, une marche est prévue dimanche dans le cadre de cette célébration. Le président de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques, Boubacar Seydi, a insisté sur l’importance de la sensibilisation, car selon lui, le diabète est entrain ‘’ de sévir de manière exponentielle, voire chronique’’ dans la région de Ziguinchor. La responsable du Centre anti-diabète de Ziguinchor a aussi affirmé que ‘’le diabète prend de l’ampleur’’ dans le département de Ziguinchor. Elle a fait état de 1013 cas de diabète recensés par la structure qu’elle dirige. Béatrice Manga a conseillé aux populations de venir très tôt faire le dépistage de la maladie.

APS : Louga : 622 malades du SIDA mis sous ARV, selon le médecin-chef de région

Quelque 622 personnes vivant avec le VIH/SIDA dont 20 enfants sont mises sous traitement antirétroviral (ARV) dans la région de Louga qui affiche un taux de prévalence de 0,5%, a indiqué vendredi le médecin-chef de la région médicale, Dr Mouhamed Traoré. Il s’exprimait lors de la cérémonie de lancement de la campagne régionale de lutte contre le SIDA axée sur le thème : ‘’Droits humains et accélération de l’accès universel’’. Une occassion au cours de laquelle il a indiqué que 622 patients atteints par la maladie sont pris en charge. C’est la plus grande cohorte après Dakar, du fait du dynamisme des acteurs de la santé. ’’Durant la présente campagne qui va du 9 novembre au 9 janvier prochain, nous devons booster les indicateurs’’, a lancé Dr Traoré relevant que la région a réussi, en 2008, à sensibiliser 20.000 personnes sur la pandémie et à dépister quelque 9.000 hommes et femmes dont 3500 jeunes âgés de moins de 24 ans. Les services de santé de la région, qui suivent 24 travailleuses du sexe contre 14 un an auparavant, ont testé 8.000 femmes enceintes pour prévenir la transmission du virus de la mère à l’enfant, a indiqué le médecin-chef de région. Toutefois, Dr Traoré a invité les autorités à affecter à Louga encore plus de médecins, de sages-femmes, d’infirmiers, etc. et à démultiplier les sites de dépistage dans la région qui ne compte que 14 points dont les 8 situés sont situés en ville. Il faudrait également que les époux laissent leurs femmes enceintes se faire dépister pour mettre un frein à toute transmission de la mère à l’enfant, a recommandé Dr Traoré.

Selon lui, sur les 14.000 femmes qui acceptent de connaître leur sérologie, seules 8000 se font effectivement dépister après un passage à la maison. Il y a une vingtaine d’années, l’émigration était pointée du doigt comme principale cause de la pandémie, mais, aujourd’hui, cette piste est abandonnée et la région de Louga, terre d’émigration par excellence a un taux de 0,5%, a, pour sa part, noté le secrétaire exécutif du Conseil national de lutte contre le sida (CNLS), Dr Ibra Ndoye. Dr Ndoye a fustigé l’infidélité dans certains couples et invité les jeunes à s’abstenir de tout rapport sexuel avant le mariage ou, à défaut, se protéger. Il a salué les effets bénéfique du ‘’vaccin comportemental’’ qui a fait que le taux actuel de 0,7% au niveau national est l’un des meilleurs dans le monde. Le secrétaire exécutif du CNLS, qui a fortement conseillé le retour aux comportements édictés par la religion, a exhorté les enseignants à ne jamais se lasser de sensibiliser, à travers les clubs EVF, les élèves. L’adjoint au gouverneur chargé des affaires administratives, Demba Touré, a abondé dans le même sens, invitant les autorités médicales, les jeunes et les femmes à maintenir la vigilance afin de ne pas être surpris par la pandémie. Des sketchs et prestations de groupes de rap ont accompagné cette journée de lancement de la campagne régionale de lutte contre le sida qui s’est déroulée dans la cour du CEM Grand Louga.

Walf Fadjri : Centre anti-diabète Marc Sankalé : En attendant la subvention de l’Etat

Le centre anti-diabète Marc Sankalé est situé dans l’enceinte de l’Hôpital Abass Ndao. Chaque année, 30 000 patients sont traités dans cette structure sanitaire construite sur fonds propres par l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad). Lamine Ngom, le secrétaire permanent de cette association, est d’avis que l’Etat doit aider le centre à améliorer la qualité des soins offerts.

Toutes les dépenses de fonctionnement du centre anti-diabète Marc Sankalé sont prises en charge soit par l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad), soit par ses partenaires. ‘Pourtant, déplore Lamine Ngom, le secrétaire permanent de cette association, nous sommes dans un centre national qui traite des diabétiques sénégalais. On ne peut pas comprendre pourquoi les autres centres de santé et hôpitaux sont aidés et subventionnés tandis que Marc Sankalé, depuis sa création, n’est pas soutenu par l’Etat du Sénégal’. Le directeur du centre, le Professeur Seydou Nourou Diop, se console en faisant état d’‘une subvention annuelle de 300 millions de francs Cfa sur le prix de l’insuline. Cette subvention permet aux diabétiques insulino-dépendants d’obtenir cette substance à 1 475 francs Cfa alors que, dans les autres pays de la sous région, les prix sont jusqu’à dix fois plus cher.

Logé au cœur de l’Hôpital Abass Ndao, le centre Marc Sankalé est la propriété de l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad), ‘une association reconnue d’utilité par décret présidentiel du 30 décembre 1982’ , comme le rappelle Lamine Ngom. Installé dans son bureau, il renseigne que ‘l’Assad a construit le centre sur fonds propres afin d’améliorer le sort des diabétiques sur le plan médical, familial et social et de mieux faire connaître le diabète et son traitement’. Le centre Marc Sankalé propose des services spécialisés pour la prévention et la prise en charge du diabète. Il y a également une salle de podologie pour traiter les patients atteints de pieds diabétiques, une salle de pansement, un service d’éducation et de prévention auquel est rattachée l’insulinothérapie. Il y a aussi un service d’urgence. Lamine Ngom précise que 80 % des malades qui fréquentent le centre Marc Sankalé sont ‘des cas sociaux. Ils sont même confrontés à des difficultés pour payer leur consultation à 2 000 francs Cfa’. Et de poursuivre que ‘30 000 malades sont pris en charge annuellement dans ce centre. Quand 30 000 malades vont vers une structure de santé quasi publique pour se faire soigner, l’Etat doit aider cette structure à améliorer la qualité des soins offerts’.

Walf Fadjri : Professeur Seydou Nourou Diop (Directeur du centre anti-diabète Marc Sankalé) : ‘Il n’existe aucun médicament testé qui peut guérir le diabète’

Walf Fadjri : Quel est le taux de prévalence du diabète au Sénégal ? Pr Seydou Nourou DIOP : On ne peut pas être catégorique en ce qui concerne le taux de prévalence du diabète au Sénégal. Cependant, les études faites à ce propos situent cette prévalence entre 2 et 3 % de la population, que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural. Approximativement, il y aurait entre 300 000 et 400 000 diabétiques au Sénégal. Sur cent malades, il y a en moyenne 90 sujets adultes. Mais 10 % des sujets souffrent du diabète des enfants.

Wal Fadjri : Quels sont les moyens existants pour lutter contre le diabète ?

Pr Seydou Nourou DIOP : Il faut une prévention primordiale pour éduquer et sensibiliser les populations à la nécessité d’avoir une alimentation saine et de pratiquer régulièrement une activité physique. Les besoins caloriques des individus varient en fonction de leur âge, de leur poids, de leur sexe, et en fonction de leur mobilité. Il faut associer céréales, féculents, viande, poisson, fruits, légumes et aliments lactés pour renforcer l’équilibre nutritionnel, en qualité et en qualité. Il faut aussi que les gens s’habituent à manger aux heures convenues. Le grignotage remplit le ventre, mais est néfaste aux différents métabolismes, aux organes de l’organisme. Si l’individu mange toute la journée, ses organes ne se reposent jamais. En fonction de la nourriture ingérée, les organes peuvent faire un travail supérieur au travail normal qu’ils doivent effectuer, et c’est la porte ouverte à la maladie. Les gens doivent aussi éviter l’inactivité physique. Chaque semaine, il faut au moins 150 minutes d’activité physique pour éliminer les toxines et rester en forme. A chacun de définir une activité adaptée à sa personne et à sa santé. Les sujets âgés de plus de 40 ans doivent vérifier leur glycémie au moins une fois dans l’année, quel que soit leur état de santé. Les diabétiques doivent prendre conscience des rigueurs qu’impose leur maladie. Ils doivent être convaincus de l’efficacité des traitements qui leur sont prescrits. Comprendre que quand un médecin prescrit un traitement, c’est que c’est indispensable. Les patients doivent régulièrement faire un bilan de santé pour garder un œil sur l’évolution de leur maladie.

Wal Fadjri : Quelle est l’efficacité de la médecine traditionnelle dans la prise en charge du diabète ?

Pr Seydou Nourou DIOP : Chaque mois, il y a pratiquement une ou deux conférences sur le diabète à travers le monde, afin de trouver les moyens de guérir cette pathologie. Au jour d’aujourd’hui, il n’existe aucun médicament testé qui peut guérir le diabète, qu’il soit issu de la médecine traditionnelle ou de la médecine moderne. La médecine traditionnelle est vaste. Le ministère de la Santé fait des recherches à ce niveau en explorant la phytothérapie (traitement des maladies par les plantes). On a déjà répertorié un certain nombre de plants qui ont une activité antidiabétique, ou un effet de régulateur de la glycémie. Mais avant qu’un médicament ne soigne quelque chose, il faudrait qu’il ne nuise pas, qu’il ne crée pas d’autres problèmes. Si une plante est efficace pour maintenir un taux de sucre normal dans l’organisme, on doit s’assurer de l’inexistence d’effets adverses indésirables. Le cas échéant, on aura le droit de l’utiliser à titre thérapeutique. Les recherches sont en cours et nous espérons mettre en place, avec nos partenaires, un certain nombre de médicaments. Nos collègues à la Faculté de Médecine et de Pharmacie font des recherches là-dessus et nous ne désespérons pas de mettre sur le marché, dans quelques années, des médicaments abordables à base de plantes. Si les guérisseurs sont plus avancés que nous sur la question, c’est parce qu’ils ne partagent pas nos préoccupations scientifiques.

Walf Fadjri : Diabète et autres maladies : Un calendrier vaccinal rigoureux pour réduire le mal

Depuis 1989, la Fédération internationale du diabète s’est associée à l’Organisation mondiale de la santé pour faire du 14 novembre une journée mondiale du diabète. En prélude de cette date, l’Association sénégalaise de soutien aux diabétiques (Assad) a organisé, hier, au centre Marc Sankalé de l’hôpital Abass Ndao, un débat public portant sur La vaccination du sujet diabétique. Les états grippaux ont servi de prétexte pour rappeler combien le diabète affaiblit les barrières immunitaires de l’organisme. D’où la nécessité de prévenir tout risque d’infection virale ou bactérienne. En marge de ce débat, la Sanofi Pasteur a injecté le vaccin contre la grippe à cent patients diabétiques venus consulter les thérapeutes du centre Marc Sankalé. Le professeur Seydou Nourou Diop a saisi l’occasion pour rappeler que le diabétique, à cause de son taux de sucre élevé, est plus vulnérable aux infections, notamment bactériennes ou virales. Selon lui, les maladies des mains sales sont plus fréquentes chez les diabétiques. ‘Et les maladies comme le tétanos et n’importe quelle autre infection peuvent être plus graves chez le diabétique’, note le Pr Diop qui ajoute : ‘C’est le cas de la grippe. Le diabétique est fragile et il faut le renforcer’. A son avis, si les sujets diabétiques doivent avoir une hygiène corporelle et environnementale irréprochables, ils doivent aussi se prémunir des attaques microbiennes en respectant un calendrier vaccinal drastique. Pour éviter tout risque de complications dues à l’injection d’un quelconque vaccin, il ne faut pas que le diabète soit déséquilibré (glycémie supérieure à 3 grammes de sucre par litre de sang). Aussi, il n’est pas conseillé de vacciner un diabétique qui souffre d’hypertension artérielle ou encore de fièvre. Enfin, tout vaccin est contre-indiqué sur un sujet présentant une forte quantité de corticoïdes dans l’organisme.

Walf Fadjri : Service neurologie du Chu de Fann : Les Avc constituent les 2/3 de la mortalité

Eviter le tabac et l’alcool ; ne pas manger trop salé, ni trop sucré, ni trop gras et faire régulièrement du sport, telles sont les recommandations des professionnels de la santé dans leur lutte pour la réduction des facteurs de risque des Avc. Les Accidents vasculaires cérébraux (Avc) constituent un problème de santé publique. Ils représentent les deux tiers de la mortalité au niveau du Service neurologique du Centre hospitalier universitaire (Chu) de Fann. Or, en neurologie, les hospitalisations des Accidents vasculaires cérébraux représentent un tiers des cas. ‘La plupart du temps, ces cas d’Avc arrivent dans la structure pour mourir, car ils arrivent dans un état dégradé’, regrette le Pr Mansour Ndiaye, chef de service de neurologie du Chu de Fann. A son avis, une personne victime d’Avc doit être rapidement acheminée dans le service dans les plus brefs délais. ‘Pas au-delà de la deuxième heure’, prévient le neurologue qui souligne que ‘passer ce délai, la possibilité de récupérer le malade devient difficile’. En neurologie, c’est une véritable course contre la montre. Or, il se pose le problème du transport et de la prise en charge des Accidents vasculaires cérébraux. Le sujet arrive souvent en neurologie dans un état assez dégradé. Seulement, explique le chef de service de neurologie, qui s’exprimait lors d’une journée scientifique sur les Avc, tous les cas ne sont pas hospitalisés. Ceux qu’on hospitalise sont la plupart du temps les malades qui viennent de la périphérie et qui arrivent dans un état très grave, voire dans un état de coma. Mais la capacité fait défaut avec un service qui ne dispose que de 67 lits pour tout le Sénégal, voire la sous-région. En soins intensifs, la neurologie ne dispose que de six lits. Mais le problème majeur de la neurologie reste sa concentration dans la capitale. Tout est à Dakar. Cela pose un problème de prise en charge et d’acceptabilité des malades. D’où la nécessité de délocaliser, de décentraliser. Dans ce sillage, le Pr Mansour Ndiaye estime que des pas ont été réalisés dans les centres de santé de la périphérie comme Gaspar Kamara ou le centre de Ouakam. ‘La réalité est que tous les malades ne peuvent pas être absorbés par le service de neurologie. Ce service, créé depuis plus de quarante ans, a toujours les mêmes chiffres en ce qui concerne l’admission des accidents’, déplore le chef de service de neurologie. Son combat est de travailler à équiper convenablement les structures de la périphérie pour la prise en charge en amont. Mais le plus important, dit-il, est de mettre l’accent sur la prévention primaire et le contrôle des facteurs de risque. ‘Ne plus se limiter à parler des personnes malades, mais tout faire pour qu’elles ne soient pas malades’, note-t-il. Tous les facteurs de risque des Avc sont connus. Tous les mécanismes sont connus avec les multiples publications réalisées sur ce sujet. L’hypertension artérielle est d’abord un facteur de risque. Elle multiplie par sept le risque d’Avc. Quand elle est contrôlée, ce risque devient de moins en moins dangereux. Le fait de dépister tôt l’hypertension peut aider à réduire ce facteur de risque, ainsi que tous les enfants qui ont des maladies au niveau des valves cardiaques. A cela s’ajoutent d’autres causes comme le tabagisme et la sédentarité. Pas de tabac et d’alcool ; ne pas manger trop salé, ni trop sucré, ni trop gras et faire régulièrement du sport, voilà des recommandations qui peuvent aider à réduire les facteurs de risque des Avc. Pour faire face aux Avc et diminuer leur incidence, le Pr Ndiaye inviter les cardiologues et les neurologues à travailler ensemble. Malgré le nombre insuffisant de neurologues, le Sénégal est un pays privilégié en Afrique de l’Ouest sur le plan de la disponibilité des ressources humaines. Actuellement, le Sénégal dispose de 15 à 16 neurologues, tous au service de neurologie de Dakar. La capitale sénégalaise est un grand centre de formation de neurologie en Afrique de l’Ouest avec une cinquantaine de spécialistes en formation, couvrant à peu près 16 à 17 nationalités.

ACCIDENTS VASCULAIRES CEREBRAUX : Une phobie pour les structures sanitaires de la périphérie

C’est une peur bleue qui gagne les structures de la périphérie face aux Accidents vasculaires cérébraux. Face à une famille désemparée, la phobie et l’angoisse s’accaparent des agents de santé une fois qu’arrive une personne victime d’Accident vasculaire cérébral. ‘Nous avons peur de prendre les cas d’Avc en charge du fait du taux de mortalité élevé et de s’attirer ensuite les foudres de la famille’, avoue le cardiologue, Thierno Abass Kâ qui officie au centre de santé de Ngor. Le spécialiste, qui participait à la journée scientifique sur les Avc, a posé les difficultés de la prise en charge dans les structures sanitaires situées en zone périphérique.

Le premier motif de cette ‘peur bleue’ est l’ignorance. En effet, le personnel de santé en périphérie n’est pas préparé à accueillir les Accidents vasculaires cérébraux. Face à cette phobie des Avc, les neurologues recommandent une sérénité chez les prestataires en direction de qui des sessions de formation sur des gestes simples pour une bonne prise en charge des patients doivent être tenues.

Source :[->http://www.sante.gouv.sn


 
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