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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU VENDREDI 06 NOVEMBRE 2009
APS : Kolda : la pauvreté freine le recensement des porteuses de fistule (médecin)

Le directeur de l’hôpital régional de Kolda, Seydina Ababacar Diouf, a évoqué ‘’l’extrême pauvreté’’ de la région pour justifier le faible taux de recensement des cas de femmes porteuses de fistules venues se faire opérer.

‘’Sur 9 femmes consultées, 4 sont éligibles et prises en charge’’, a indiqué le docteur Diouf qui recevait la mission de réparation des fistules à Kolda. Cette mission entre également dans le cadre d’un voyage destiné à renforcer la capacité des journalistes, à partager et échanger avec eux sur les stratégies à adopter pour une meilleure compréhension des fistules. Le directeur de l’hôpital régional de Kolda a expliqué que sa structure est un établissement hospitalier qui, le plus souvent, tient compte de l’aspect social des malades, sachant que la situation de pauvreté qui sévit dans cette région sud du pays. C’est pourquoi, a-t-il expliqué, lorsque les fistuleuses sont opérées, il y a le suivi social qui est impliqué.

‘’Les cas de fistules existent bel et bien à Kolda’’, a encore dit le docteur Diouf, précisant toutefois qu’en plus du contexte physico-social, les femmes sont stigmatisées. ‘’Ce sont des affections qu’elles vivent, et le plus souvent, dans le secret’’, a-t-il noté. Pour le directeur de l’hôpital de Kolda, ‘’il y a un coût dans la prise en charge des femmes porteuses de fistules et c’est ce coût qui freine l’élan de ces femmes’’. Selon lui, si le contexte ne se trouve pas dans le cadre d’une campagne où la prise en charge des patientes est assurée par un organisme, comme c’est le cas avec l’UNFPA, l’acte de réparation uniquement coûte en moyenne 90.000 FCFA. ‘’A cela, s’ajoutent les frais d’hospitalisation pour au moins, une semaine à 10 jours, en fonction de la catégorie choisie, sans compter les frais de pharmacie’’, a expliqué docteur Diouf, qui a précisé que le total des frais tourne autour de 150.000 FCFA. Il a fait savoir que ce montant ‘’n’est pas une grosse somme pour certain Sénégalais, mais dans la région de Kolda, c’est une somme astronomique’’, soulignant que c’est pour autant de raisons que le volet social de l’hôpital appuie les personnes démunies dont beaucoup de femmes porteuses de fistules. ‘’L’hôpital traîne une enveloppe de 7 millions de FCFA qu’il tire de son budget pour prendre en charge les cas sociaux, malgré son endettement vis-à-vis de ses fournisseurs à hauteur de 50 millions’’, a encore fait savoir Seydina Ababacar Diouf.

Le Soleil : FISTULES OBSTÉTRICALES : Souffrance et isolement des malades à Tambacounda

Le Fonds des Nations-unies pour la population (Unfpa) a organisé un voyage d’études à l’intention des journalistes sur les Fistules obstétricales dans les régions de Tambacounda, Kolda et Sédhiou. Les acteurs s’accordent sur la nécessité d’impliquer les leaders d’opinion pour prévenir les nouveaux cas et lutter contre la stigmatisation. Le calme règne dans les couloirs du bloc opératoire du Centre hospitalier de Tambacounda. Trois femmes sont assises sur une banquette en béton. Fatoumata Bintou Diallo est à l’extrémité. Elle a 38 ans. Elle est sans enfant. « J’ai eu 5 enfants mort-nés. Je suis exclue par ma belle-famille. Je suis victime de stigmatisation, de discrimination », confesse-t-elle. Enveloppée dans un tissu « wax » bleu frappé de divers motifs, elle indique s’exposer à toutes sortes de commentaires dans son village. Ainsi souffre-t-elle dans sa chair. Fatoumata Bintou Diallo figure parmi ces femmes qui doivent bénéficier d’une intervention chirurgicale gratuite grâce au Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) qui supporte, depuis 2003, les frais des interventions pour ces femmes démunies. « J’attends depuis un an à Tambacounda une intervention gratuite. J’ai quitté mon village pour m’installer ici dans l’attente d’une intervention chirurgicale. Aujourd’hui, je garde espoir. Je crois qu’après l’opération, je serai guérie et je vais retrouver ma place dans la société », lance-t-elle, la voie nouée par l’émotion. Le lendemain, nous avons trouvé Fatoumata Bintou Diallo dans son lit d’hôpital. Elle affiche bonne mine. Tout comme Soutou Kamara et deux autres femmes allongées sur leur lit. Elles sont une dizaine de femmes opérées par les docteurs Labou, Milago et Sarr. Mais combien sont-elles les femmes victimes de fistules et obligées de cacher leur souffrance ? « Nous devons accentuer la sensibilisation, parce qu’il y a un nombre important de fistuleuses qui préfèrent rester chez elles. Ces dernières ne savent pas que c’est une maladie guérissable. Elles n’ont ni l’information, ni les moyens », soutient le médecin-chef adjoint de la Région médicale de Tambacounda, Bernadette Gning.

Ces propos sont corroborés par ceux du docteur Issa Labou. « Il y a beaucoup de tabous qui confinent les femmes dans l’isolement. Les femmes sont abandonnées par leurs époux qui sont en partie responsables de leur maladie ».Issues pour la plupart de milieux où les croyances religieuses et traditionnelles ont encore tout leur poids, la lutte contre la marginalisation de ces femmes et la prévention de nouveaux cas de fistules passent par l’implication des leaders d’opinion, les populations. « Nous devons mettre en place un comité local de lutte contre les fistules. Les chefs religieux et coutumiers doivent être impliqués. Cette bataille ne peut pas être gagnée sans l’implication des populations », avance l’adjoint au gouverneur de la région de Tambacounda, Ahmadou Bambara Koné.

Sud Quotidien : PR ABDOUL KANE, CHEF DU SERVICE DE CARDIOLOGIE A HOGGY « L’Etat doit subventionner le pace maker »

Le moyen de traitement des arrêts cardiaques existe depuis 20 ans. Il s’améliore chaque année pour les troubles mineurs ou graves qui sont à l’origine des morts subites. Grâce à un stimulateur cardiaque appelé pace maker ces maladies sont de plus en plus mieux prises en charge. Ce type d’appareil moderne sous forme d’une petite batterie implantée au niveau du cœur que le malade porte pour le restant de la vie permet aujourd’hui d’augmenter l’espérance de vie de milliers de sénégalais souffrant des lenteurs de rythme cardiaque. Le Professeur Abdoul Kane, chef du service de cardiologie de l’Hôpital général de Grand Yoff (Hoggy) revient dans cet entretien sur le coût de ce traitement, la durée de vie de la batterie, et sur d’autres questions qui concernent ce nouvel appareil « porteur de nouvelle espérance de vie ». A l’occasion, il a interpellé les autorités sur la nécessité de subventionner ce nouveau traitement pour permettre aux malades indigents de pouvoir en bénéficier.

Pourquoi un symposium sur le stimulateur cardiaque ?

Vous savez la cardiologie est une spécialité qui s’occupe de la prise en charge des maladies du cœur. Elle est une discipline de plus en plus complexe. C’est une discipline très importante parce que les maladies cardiaques constituent la première cause de décès au monde. Il s’agit des pathologies dites cardiovasculaires. Au Sénégal, elle est la deuxième cause de décès juste après le paludisme. Mais la prise en charge de ces maladies cardiovasculaires est assez complexe du fait, aujourd’hui, qu’il y a beaucoup d’outils destinés au traitement des maladies cardiovasculaires mais dont l’utilisation est assez complexe. C’est pourquoi on est amené à donner des médicaments pour traiter certaines maladies cardiovasculaires mais parfois cela ne suffit pas. Dans certaines situations il faut que le malade passe chez les chirurgiens et même cela ne suffit plus. Nous avons d’autres alternatives que nous appelons la cardiologie intervention. Ce n’est pas tout à fait de la chirurgie mais cela lui ressemble. C’est une façon d’intervenir jusque dans la région cardiaque du malade mais sans ouvrir le cœur du patient. Il s’agit de faire monter des sondes et par ce biais on peut arriver aux artères pour, soit stimuler une partie du cœur, soit déboucher sur l’artère. Au cours d’un symposium comme celui-ci nous nous occupons d’un cas particulier qu’on appelle les « arythmies ». Un malade peut avoir un rythme du cœur très lent, qui est incompatible avec sa vie parfois ou avec des activités de moindre intensité. Mais il peut s’agir surtout d’une maladie extrêmement grave pouvant provoquer la mort subite du patient. Et dans ce cas nous réalisons ce qu’on appelle la stimulation cardiaque, comme remède. Lorsque le cœur est devenu très lent parce que les fils électriques naturels sont devenus usés ou malades, il faut les changer et les conduire à un générateur que nous appelons le stimulateur cardiaque. Ce symposium est donc dédié spécialement à la stimulation cardiaque dont l’expérience a démarré au Sénégal il y a une trentaine d’années mais qui a repris effectivement depuis 15 ans. Aujourd’hui, la pratique est en plein essor au Sénégal. Nous sommes en train réellement de prendre un nouvel envol en développant de nouveaux concepts concernant ce stimulateur cardiaque pour prendre en charge des malades qui ont des cœurs très lents.

Ce traitement est-il accessible à tous les patients en terme de coût ?

Malheureusement il y a un vrai problème lié au coût de cette stimulation parce qu’un pace maker, c’est-à-dire, un stimulateur cardiaque complet coûte environ entre un million et un million cinq cents mille francs Cfa. Ceci en dehors du coût de l’implantation. Je parle du coût du matériel d’implantation qui est même très onéreux et très contraignant. L’Etat ne prend même pas en charge le matériel. Ce sont les patients qui sont obligés de tout payer eux-mêmes. Malheureusement beaucoup de Sénégalais aujourd’hui ont du mal à sortir cette somme. C’est ce que nous déplorons très vigoureusement. Il y a un certain nombre de patients qui doivent subir cette implantation pour continuer à vivre mais faute de moyens, ils n’ont plus aucun espoir. Ils sont sur des listes d’attente et sont contraints d’attendre deux, trois mois ou plus mais malheureusement pendant ces périodes des complications peuvent survenir et le patient peut finir par perdre la vie.

Comment devraient être réglées ces questions de moyens ?

Je pense que ces moyens doivent découler d’une volonté politique. Ce que nous nous avons essayé de faire au niveau où nous nous situons, c’est d’essayer d’établir une sorte de partenariat avec l’industrie qui fait ces pace maker. Evidemment cette industrie n’a pas pour vocation philanthropique et il lui faut des raisons valables pour pouvoir le faire. Ce que nous sommes en train de faire c’est de développer une activité qui va permettre à l’industrie d’être convaincue qu’il y a un besoin réel d’investir le créneau africain et en particulier sénégalais. D’autant plus que, probablement, le Sénégal est l’un des centres de la sous région qui implante le plus de pace maker et cela appelle plusieurs industriels à venir essayer d’établir des partenariats au Sénégal. Cela nous a permis d’obtenir une certaine réduction de ce matériel même si malheureusement si celui-ci reste toujours onéreux. Je pense que s’il y avait la possibilité de subventionner ce matériel on allait pouvoir aider aussi ceux qui sont indigents à pouvoir en bénéficier.

Combien de malades ont subi cette implantation au Sénégal ?

Au Sénégal je pense que le calcul peut se faire assez facilement. On peut considérer que chaque année plus de 100 personnes subissent l’implantation. Au cours de ces dix dernières années on peut dire qu’il y a un millier de sénégalais à en avoir bénéficié. En vérité, il y a beaucoup de personnes qui devraient en bénéficier mais qui malheureusement soit, par faute de moyens, soit par faute de dépistage, ils n’ont pas pu subi l’implantation.

Quelle est la durée de vie réelle de cette batterie ?

Ces batteries durent en moyenne sept à dix ans. Cela dépend de l’utilisation que le malade en fait. Certains patients ont absolument besoin que cette batterie fonctionne tout le temps du fait que le cœur est tellement faible qu’il ne peut en aucun moment suppléer les activités de la batterie. D’autres, par contre, ont un cœur qui fonctionne de façon un tout petit peu correct mais par intermittence. Evidemment entre les deux extrêmes, la consommation de l’énergie par la batterie n’est pas la même. On peut considérer que pendant sept à dix ans la batterie peut fonctionner sans problème. L’essentiel dans tous les cas c’est que nous devons procéder à des contrôles de ces batteries mais surtout voir si la batterie est en train d’user et le remplacement peut être fait par anticipation. C’est une autre intervention qui souvent est plus simple que la première qui peut durer une trentaine de minutes. C’est comme cela que nous procédons généralement et cela se passe plutôt bien.

Quelles sont les recommandations que vous suggérez à ces patients ? Notamment en ce qui concerne leur alimentation ou leur activité ?

Ce sont des questions qui sont posées par les malades généralement pour savoir comment se comporter après l’installation d’une batterie. Pour cela il faut juste savoir qu’il n’y a pas grand-chose qui peut changer dans les modes de vie des patients. Le patient a une excellente qualité de vie. Il n’y a pas du tout d’interdits alimentaires ou de tabous liés à l’implantation de ce matériel. Bien entendu manger sain comme tout le monde et il n’y a absolument rien du tout qui doit changer dans les habitudes alimentaires du fait de cette machine. De même, la personne peut parfaitement faire du sport et on peut même faire du sport à un niveau très intense avec ces machines là. A dire vrai ces machines servent à suppléer le cœur et à le faire fonctionner comme si quasiment rien n’était. C’est du matériel qui fonctionne peu avec l’électronique et parfois il y a un certain nombre d’interférences. C’est par exemple les portiques des aéroports (aimant des aéroports qui peuvent éventuellement influencer le pace maker), certains matériels domestiques peuvent perturber le fonctionnement de ce matériel. De même, certains pensent qu’il ne faut pas mettre le portable sur le boîtier du stimulateur. Mais on peut avoir un portable, regarder la télévision, on peut faire du vélo, la marche et vivre sa vie normalement. De façon pratique si vous demandez aux patients sénégalais qui ont bénéficié de cette technique depuis une quinzaine d’années ils vous diront qu’ils ont une qualité de vie tout à fait normale que celles des personnes du même âge.

Finalement on peut dire que la mort subite a été combattue par la technologie médicale ?

Ah oui clairement. Le plus important évidemment par rapport à la mort subite (comme son nom l’indique du fait que c’est une situation qui surprend les gens, une mort qui vient brutalement chez quelqu’un qui à priori était sain), c’est de détecter les patients à risque. Ce sont ceux qui présentent des symptômes, des maladies cardiaques. Pour ces derniers, ils doivent aller voir le médecin pour être diagnostiqué s’ils n’ont pas une maladie cardiaque. Parce que ce sont ces maladies cardiaques qui favorisent la mort subite. Si on identifie la personne comme étant en situation risquée, il existe désormais beaucoup d’outils et de moyens qui permettent de la mettre sous traitement soit médicamenteux ou technologique avec les stimulateurs cardiaques pour les mettre à l’abri de la mort subite. Donc il est important de sensibiliser les gens pour qu’ils se fassent diagnostiquer afin qu’on puisse identifier la maladie et s’il y a lieu y apporter des solutions.

EXERGUE

« Un stimulateur cardiaque complet coûte entre un million et un million cinq cents mille francs »

« La pile a une durée de vie de 7 à 12 ans »

« Les portiques des aéroports, les portables, certains matériels domestiques peuvent perturber le fonctionnement de ce matériel »

Sud Quotidien : ALAIN VAN MICHEL, PRESIDENT DE BIOTRONIK « Ne pas implanter un stimulateur chez un malade est une faute médicale »

Un stimulateur cardiaque est un appareil qui permet d’augmenter généralement la fréquence du battement du cœur. Certains patients ont une fréquence excessivement lente de leur rythme cardiaque et ils peuvent avoir un besoin vital de pouvoir augmenter leur fréquence de stimulation de leur cœur. Autrement dit, un coeur qui bat à un rythme de 25 à 30 battements à la seconde est extrêmement lent et il peut être ramené à une fréquence plus convenable de 60, 70 à 80.

Selon Alain Van Michel, président de Biotronik, quand il n’y a plus de connexion entre la partie haute et basse du cœur, les patients qui présentent des problèmes de rythme cardiaques comme le bloc auriculo articulaire peuvent faire une syncope voir même mourir. C’est pourquoi il dit que ces malades doivent bénéficier d’un stimulateur cardiaque. Car, selon lui, ne pas implanté à un malade qui souffre de cette pathologie est une faute médicale. Il urge, selon lui, de sensibiliser les gouvernements, les ministères de la santé, l’opinion en général pour que des solutions soient trouvées afin d’assurer les financements en faveur des malades présentant des problèmes de rythme cardiaque. Au Sénégal, a-t-il répété, seuls Dantec, Hoggy et Fann utilisent ces types de technologie.

Walf Fadjri : Hôpital régional de Kolda : La dette passe de 220 à une cinquantaine de millions

Avec plus des trois tiers de sa dette épongés entre 2008 et 2009, l’hôpital régional de Kolda sort peu à peu la tête de l’eau. Mais d’énormes sacrifices auront été consentis pour pouvoir faire passer cette ardoise de 220 millions à une cinquantaine de millions de francs Cfa, selon son directeur.

(Envoyé spécial) - Même s’il est encore loin d’une bonne santé financière, l’hôpital régional de Kolda sort peu à peu la tête de l’eau. Entre 2008 et 2009, la dette de l’établissement public de santé est passée de 220 millions à une cinquantaine de millions. Et ‘il a fallu que d’énormes sacrifices soient consentis pour éponger les dettes, pour que l’hôpital puisse redémarrer’, renseigne son directeur, le Docteur Seydina Babacar Diouf, dont la structure recevait une mission conjointe de sensibilisation et d’élimination des fistules obstétricales initiée par le Fonds mondial des Unies pour la population (Unfpa). A Kolda, plus de 60 % des ménages vivent en dessous du seuil de pauvreté. C’est pourquoi, les populations éprouvent d’énormes difficultés à se payer des soins. Une situation qui pèse sur les recettes des structures de santé, notamment des hôpitaux qui prennent les cas compliqués. C’est ainsi que le service social de l’hôpital du Fouladou a entrepris une politique de prise en charge des cas sociaux. D’ailleurs, la structure hospitalière traîne une enveloppe de 7 millions pour la prise en charge des cas sociaux, y compris les femmes qui souffrent de fistules. Hors mission, l’hôpital régional de Kolda s’est investi également dans la prise en charge des fistuleuses. Formés dans le cas d’espèce, les chirurgiens de l’établissement public de santé réussissent tant bien que mal à réparer les fistules. Mais le problème majeur demeure le coût de la prise en charge. Celle-ci revient environ à 150 mille francs, dont les 90 mille constituent les frais de l’acte pour la réparation des fistules. Le reste est partagé entre les médicaments, l’analyse et l’hospitalisation selon les catégories. Face au coût élevé de la prise en charge des fistuleuses qui sont des cas sociaux pour l’hôpital, les autorités de la structure sanitaire ont interpellé les bailleurs, en l’occurrence l’Unfpa pour une contribution dans le traitement des cas hors campagne. Expert de l’Unfpa chargé des fistules, le Docteur Fandine Badji a accédé à la requête, en soulignant que l’organisme des Nations Unies est prêt à prendre en charge toutes les fistuleuses. Il suffit juste de trouver des mécanismes d’accord avec la structure hospitalière. Mais l’Unfpa donne son accord de principe. En fait, la campagne des fistules à Kolda a démarré dans cette région en novembre 2006 avec la prise en charge de dix-neuf femmes victimes de fistules et de vingt femmes en novembre 2007 avec l’appui de l’Unfpa. En 2008, il n’y a pas eu de campagne de fistules, mais les patientes ont été régulièrement prises en charge avec l’équipe des chirurgiens et du service social du centre régional hospitalier de Kolda. La présente campagne de 2009 a vu la consultation de neuf femmes, dont quatre cas éligibles et pris en charge. Cependant, un déficit en information et communication a accompagné cette présente campagne. Au niveau du centre hospitalier de Kolda, les responsables ont déploré avoir été tardivement informées de la venue de cette mission de l’Unfpa. Une situation à laquelle il faudrait apporter des solutions pour les prochaines missions, préconisent-elles.

Walf Fadjri : Congrès international sur les infections du système nerveux : Plaidoyer pour une meilleure prise en charge

Jusqu’au 7 novembre, la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop accueille un congrès international sur les infections du système nerveux. De nombreux spécialistes du Nord et du Sud sont réunis pour définir les enjeux autour de cette problématique et les perspectives pour une meilleure prise en charge de ces pathologies. Depuis hier, la Société africaine de pathologie infectieuse (Sapi) tient son troisième congrès international à la Faculté de Médecine de l’Ucad. Jusqu’au 7 novembre, pas moins de 200 praticiens originaires d’Afrique et d’Europe contribueront, selon le Professeur Papa Salif Sow, également président de cette rencontre, à ‘renforcer la dynamique engagée par tous les acteurs qui luttent contre la pathologie infectieuse et tropicale’. Les prises de parole s’articuleront autour de la problématique : Infections et système nerveux. ‘La faiblesse de nos plateaux techniques diagnostiques, l’insuffisance de l’équipement de nos unités de soins intensifs, l’accès limité aux molécules antibactériennes, antiparasitaires, antivirales et antifongiques expliquent les difficultés de prise en charge des infections du système nerveux dans nos pays à ressources limitées’, a expliqué le Président Papa Salif Sow. C’est pour trouver un palliatif à cet état de fait que le troisième Congrès de la Société africaine de pathologie infectieuse (Sapi) réunit un panel de spécialistes aussi touffu. Des infectiologues, des parasitologues, des neurochirurgiens, des économistes de la santé... partagent leurs connaissances sur divers problèmes de santé publique tels que le neuro-paludisme, les méningites bactériennes, le tétanos..., l’enjeu étant d’améliorer la prévention et la prise en charge sanitaire de telles pathologies.

Le Congrès international de la Société africaine de pathologie infectieuse est placé sous la présidence d’honneur du Professeur Abdourahmane Sow. C’est d’ailleurs lui qui animait la conférence inaugurale hier. Au cours de cette première journée, les échanges ont concerné la transition sanitaire en Afrique, les cas de méningites infectieuses, les toxi-infections, les maladies neurologiques liées au Vih, ainsi que les cas de paludisme grave. D’autres communications orales sont au programme. Jusqu’à demain, elles porteront sur la rage humaine, les abcès du cerveau, l’antibiothérapie ou encore l’actualité sur la grippe A (H1N1) entre autres. Et selon le Professeur Papa Salif Sow, les recommandations du troisième Congrès de la Sapi seront remises ’aux responsables des programmes nationaux des ministères de la Santé et aux autorités universitaires afin d’améliorer de façon significative la santé des populations’.

Source :[->http://www.sante.gouv.sn


 
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