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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU MERCREDI 04 NOVEMBRE 2009
APS : Tambacounda : des experts évoquent le ’’drame social’’ des porteuses de fistules

Plusieurs experts en matière de santé ont souligné lundi lors d’une rencontre avec des journalistes le ‘’drame social’’ fait d’exclusion et de stigmatisation que vivent les femmes atteintes de fistules obstétricales, une maladie pas assez connue. ‘’Les fistules obstétricales constituent une injustice sociale, (car c’est parce que) les femmes n’ont pas accès aux structures de santé, à l’assistance à l’accouchement que cette fistule obstétricale s’est créée’’, a soutenu le Docteur Fanding Badji, expert chargé des offres de services à l’UNFPA, ayant en charge les fistules obstétricales ’’Dés lors, il faudrait bien qu’on puisse la réparer, étant entendu que ces femmes sont stigmatisées, rejetées par leur société, couvertes de honte’’,a-t-il soutenu.

La région compte un gynécologue, et 29 sages-femmes soit une sage-femme pour 7.600 femmes.

Lors d’une rencontre d’information avec des journalistes au district sanitaire, les différents exposants se sont beaucoup arrêtés sur le ‘’drame social’’ que constituent les fistules obstétricales. Les victimes, le plus souvent des jeunes mères âgées de 14 à 20 ans, font l’objet d’exclusion de la part de leur famille. La fistule est une ‘’lésion causée par l’accouchement’’ et due à un retard dans l’intervention obstétrique (généralement une césarienne) ‘’pour mettre fin aux pressions excessives exercées par le foetus sur l’organisme de la femme’’, note le site du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), consacré à cette maladie. ‘’Les effets sont souvent dévastateurs : le bébé meurt dans la plupart des cas et la femme souffre d’une incontinence chronique. Incapable de contrôler l’écoulement de l’urine ou l’excrétion des matière fécales, elle est souvent abandonnée par son mari et sa propre famille, voire bannie de sa communauté’’, note la même source. Quelques fois, elle peut entraîner la mort de la femme. La région de Tambacounda a le taux de mortalité maternelle ‘’le plus élevé’’ du pays, avec 185 décès sur 100.000 naissances vivantes au deuxième trimestre de 2009, a révélé Khadidiatou Bâ de la région médicale qui faisait une présentation. Plusieurs facteurs, dont l’insuffisance de ressources qualifiées, l’enclavement de plusieurs localités, le manque de ressources financières empêchent à une bonne partie des femmes enceintes de faire les consultations prénatales. Ce qui fait que \"31, 5 % des femmes accouchent sans assistance d’un personnel qualifié’’, selon Khadidiatou Bâ. Dans le cadre d’une campagne mondiale pour l’élimination des fistules obstétricales, une campagne de sensibilisation a été initiée par l’UNFPA en 2005 au Sénégal, a indiqué le Docteur Fanding Badji. L’atelier de formation de journalistes venant de Dakar et de leurs confrères locaux qui s’est tenu lundi et mardi à la région médicale de Tambacounda, entre dans ce cadre. Il visait à armer les journalistes pour qu’ils accompagnent le programme de sensibilisation. La présentation de la fistule, le traitement par voie vaginale des fistules vésico-vaginales, la stratégie de communication arrêtée pour y faire face, entre autres, ont fait l’objet d’exposés présentés par le docteur Issa Labou, de l’Hôpital général de Grand-Yoff et Ndèye Diop Niang chargée de la communication de l’UNFPA. La fistule a été ‘’relativement négligée, malgré son impact destructeur sur la vie des adolescentes et des femmes’’, note le site dédié par l’UNFPA à la fistule.

‘’Au niveau du Sénégal, en 2005, le 5-ème programme de l’UNFPA accompagne le ministère de la Santé , en collaboration avec l’Université (de Dakar), notamment le service d’urologie et de la clinique gynécologique et obstétricale pour réparer les porteuses de fistules à travers le Sénégal’’, a dit Fanding Badji. Des efforts ont été fournis par les autorités ces dernières années, mais il reste encore du chemin à faire, ont reconnu les animateurs. La ‘’dimension sociale et économique’’ des fistules obstétricales est à prendre en compte a souligné Docteur Fanding Badji. Un programme de sensibilisation a démarré dans deux grandes régions de Tambacounda et Kolda et s’articule autour de trois volets que sont la prévention à travers les séances d’information et de sensibilisation, la prise en charge médicale des porteuses de fistules. Cette dernière est axée sur la réparation effective de la fistule et le renforcement des capacités du personnel local et du plateau technique des différents centres de traitement. Le 3-ème volet concerne la réinsertion sociale.

‘’Nous avons prôné d’accompagner la mission avec le ministère de la Santé pour la réparation des fistules obstétricales. Après la réparation, nous finançons également à travers les organisations non gouvernementales à Tambacounda’’, a indiqué l’expert de l’UNFPA. Ce sera le cas avec le Groupe d’appui au développement communautaire (GADEC), en vue d’assurer la réinsertion sociale des porteuses de fistules. ‘’Pour assurer une forte implication de tous les acteurs de chaque région, nous avons élaboré sous le couvert du ministère de la Santé , un plan stratégique national de lutte contre les fistules obstétricales dont l’objectif principal est d’arriver à éradiquer la fistule au Sénégal’’, a ajouté le responsable du fonds onusien.

En collaboration avec les acteurs de la santé, l’UNFPA élaboré a un plan de communication qui doit accompagner cette stratégie, pour mettre en œuvre cette stratégie. ‘’C’est la raison pour laquelle, a dit M. Badji, une mission composée de journalistes venus de Dakar et ceux trouvés sur place à Tambacounda se concertent pour trouver les voies et moyens pour nous accompagner à relayer l’événement et à rendre plus visible ces activités de lutte contre les fistules obstétricales’’.

APS : Traitement de la fistule : un chirurgien déplore le manque d’informations

Le manque d’informations et l’éloignement des lieux de résidence constituent les premiers facteurs qui font que les femmes porteuses de fistules n’ont pas accès au traitement, a indiqué mardi à Tambacounda le chef du service de chirurgie de l’hôpital régional, le docteur Sogo Millogo. ‘’Elles n’ont pas accès à l’information et il y en a beaucoup qui ne savent même pas que la maladie est guérissable’’, a expliqué le docteur Millogo qui s’entretenait avec les journalistes dans le cadre d’un voyage d’études organisé par l’UNFPA. Le voyage est destiné à renforcer les capacités des journalistes, à partager et échanger sur les stratégies à adopter pour une meilleure compréhension de la problématique des fistules. Il se poursuivra dans les régions de Kolda et Sédhiou. Le médecin a noté qu’à ce manque d’informations s’ajoute la complexité de l’approche dans la prise en charge, précisant que ‘’certaines fistuleuses n’ont même pas les moyens pour se déplacer ou alors, n’ont personne pour les accompagner dans les structures sanitaires’’. ‘’Actuellement, le traitement de la fistule est gratuit, parce que l’UNFPA m’a donné une certaine autonomie. L’UNFPA prend entièrement en charge, le montant du traitement, ainsi que le transport des malades à opérer’’, a fait comprendre le chirurgien. Selon lui, malgré tout cela, les femmes ne viennent pas en masse suivre le traitement et se faire opérer.

L’expert régional représentant l’UNFPA à Tambacounda, Ibrahima Senghor estime que cela est dû au fait que la plupart de ces femmes porteuses de fistules ne croient plus en la guérison. ‘’Par lassitude, a-t-il ajouté, certainement, elles ont subi une opération au moins une fois ou alors par ignorance’’. C’est pourquoi il a salué l’initiative de la mission de l’UNFPA pour la réparation et l’éradication des fistules dans les régions, mais surtout dans celle de Tambacounda.

‘’C’est une maladie qui est là et sociologiquement il y a des problèmes qui se posent. J’estime qu’il faut qu’on fasse un inventaire, identifier les personnes qui en sont victimes’’ a recommandé Ibrahima Senghor. ‘’Une fois que ce sera fait, il faut un suivi médical rigoureux et ne pas s’en tenir à cela, c’est-à-dire, assurer une campagne de réinsertion sociale, de prise en charge, pour que la stigmatisation et toutes ces contraintes soient levées’’, a-t-il encore dit. Selon Ibrahima Senghor, le meilleur canevas est d’avoir ‘’un dispositif régional de concertation, de pilotage et de mise en œuvre’’, pour qu’il n’y ait pas de dysfonctionnement entre les structures. ‘’Cela me semble indispensable, parce qu’il faut surtout arriver à assurer une synergie entre les intervenants pour qu’il n’y ait pas d’intervention dispersée’’, a fait comprendre l’expert de l’UNFPA. Il a ajouté que la prise en charge de ces fistules ne relève pas uniquement du domaine médical, mais aussi, d’un système de prévention, d’implication d’autres acteurs qui sont des leaders d’opinion, des porteurs de voix sans lesquels la cible ne sera pas atteint pour arriver à des résultats probants.

APS : Fistules obstétricales : 12 femmes en voie d’opération à l’hôpital de Tambacounda

La lutte pour l’élimination des fistules va permettre à l’équipe de médecins en train de sillonner le pays pour faire des cures de fistule, de procéder à une opération d’urgence en traitant à l’hôpital régional de Tambacounda quelque 12 femmes porteuses de fistules obstétricales.

Ces interventions gratuites, à l’initiative l’UNFPA en collaboration avec le ministère de la Santé et de la Prévention , entrent dans le cadre d’une vaste campagne d’éradication de cette’’ anomalie’’ dans les régions de Tambacounda, Kolda, Ziguinchor Saint Louis et Matam. La problématique des fistules obstétricales est liée aux mariages et grossesses précoces, aux accouchements à domicile, aux difficultés d’accès géographiques et financières aux structures de santé, au retard de la prise en charge dans les structures sanitaires et à la faible fréquentation des services de santé de la reproduction.

Ces raisons sont étayées par Nessem Baldé qui, en attente d’être opérée vit, à 46 ans révolus, avec cette maladie depuis plus de 24 ans. Habitante de Wassadou (département de Vélingara) elle a fait partie des 12 femmes devant être opérées à l’hôpital régional de Tambacounda. ‘’C’est lors de ma deuxième grossesse que j’ai eu ces problèmes qui ne m’ont jamais quitté depuis, malgré une première intervention chirurgicale en Guinée-Bissau’’, affirme Nessem Baldé qui avoue avoir eu deux enfants mort-nés. Elle reconnaît n’avoir jamais eu la possibilité d’accoucher dans une structure de santé, parce que dit-elle, le seul poste de santé où elle pouvait se rendre était trop éloigné de son lieu d’habitation. Si pour sa première grossesse elle avait été assistée par des accoucheuses traditionnelles, il en fut autrement de sa deuxième grossesse. Seule à accoucher, elle a particulièrement souffert du décès de son enfant. Sa seule satisfaction réside dans le fait que son mari, décédé il y a un an, ne l’a jamais rejeté de son vivant, de même que les siens. Ils l’ont ‘’toujours soutenu’’, reconnaît-elle tout en avouant son espoir de guérir pour toujours, une fois opérée. La satisfaction de Nessem Baldé d’avoir été épargnée de la stigmatisation dont souffrent la plupart des porteuses de fistules, est à l’antipode du drame de Mariama Diallo. Elle a quitté Conakry, depuis deux ans, dans l’unique espoir de guérir de la ‘’maladie honteuse’’. ’’Depuis 2006, j’attends d’être opérée afin de pouvoir, s’il veut encore de moi, retrouver mon mari qui m’a quitté depuis l’apparition des fistules’’, explique la jeune femme âgée de 38 ans. Mariée à l’âge de 12 ans, elle est devenue enceinte un an après. ’’J’ai eu cinq enfants morts né et je suis abandonnée par mon mari, ainsi que ma coépouse qui s’est alignée du côté de la belle-famille. Elle me rejette et me stigmatise’’, confie Mariama Diallo. N’eût été le soutien de sa propre famille, ajoute-t-elle, elle aurait certainement continué à recourir aux tradipraticiens dans l’unique espoir de guérir. Après quatre opérations à Tambacounda, elle est revenue pour une cinquième, dans l’espoir d’une guérison totale. ’’On m’a signifié que j’ai subie de graves lésions et c’est pour ça qu’il faut plusieurs interventions pour guérir petit à petit de la maladie dont je souffre. J’espère que cette fois-ci sera la bonne’’, indique tristement Mariama Diallo.

APS : Gestion de la fistule vésico-vaginale : les femmes invitées à recourir à la césarienne

Le docteur Issa Labou, chirurgien urologue à l’hôpital général de Grand Yoff (HOGGY) a recommandé, lundi à Tambacounda, aux femmes déjà opérées d’une fistule vésico-vaginale d’éviter d’accoucher par voie basse. ‘’Elles ne doivent plus accoucher par voie basse et toutes leurs grossesses ultérieures doivent être suivies par des gynécologues qui puissent prévenir la venue ou la récidive de la fistule par une césarienne programmée, permettant d’éviter une autre dystocie’’, a-t-il expliqué. L’urologue présentait une communication sur la prise en charge des fistules vésico-vaginales par voie vaginale dans le cadre d’un voyage d’études organisé par l’UNFPA, pour le renforcement de capacités des journalistes.

Ce voyage d’études se poursuivra à Kolda et Sédhiou, dans la zone sud du pays, pour partager et échanger sur les stratégies à adopter pour une meilleure compréhension de la problématique des fistules par les journalistes et les populations. Les fistules vésico-vaginales sont des fistules obstétricales qui surviennent au détour d’un accouchement difficile non assisté, en rapport souvent avec une grossesse non suivie chez une femme d’âge assez moyenne n’ayant pas bénéficié de consultations prénatales, a expliqué le docteur Labou. ‘’Les fistules sont accessibles au traitement, mais malheureusement les femmes ne le comprennent pas encore, ce qui fait qu’il y en a beaucoup qui se cachent encore et qui pensent qu’il n’y a pas de traitement possible’’, a-t-il indiqué. ’’Pour les rassurer, il faut leur dire que les fistules vésico-vaginales sont accessibles au traitement et qu’une équipe de médecins est en train de sillonner le pays pour faire des cures de fistules et obtiennent un grand succès en ce moment’’, a fait valoir l’urologue. A ce sujet, il a invité les femmes souffrant de fistules et opérées pour cette affection à se faire suivre par un gynécologue ou par un personnel médical qualifié, pour éviter les accouchements difficiles. ‘’Donc, il faut des consultations prénatales régulières et des vaccinations normalement faites, mais surtout une interdiction totale de l’accouchement par voie basse’’, a insisté le médecin, ajoutant que normalement, les femmes concernées doivent se référer à des gynécologues.

Ces derniers seront ainsi amenés à suivre cette grossesse, afin de programmer une césarienne le moment opportun. ‘’Parce que le risque, c’est que la fistule soit rouverte’’, avec le risque de voir survenir d’autres types de fistules..

Le Soleil : NDIAGANIAO : LE POSTE DE SANTÉ SERA RÉHABILITÉ

La seule évocation du nom de l’ancien président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Amadou Cissé Dia qui y a exercé, est révélatrice de la vétusté et de la vieillesse des bâtiments qui ont servi et servent encore de poste de Santé pour les populations de Ndiaganiao. Les murs sont branlants et fissurés, la toiture laisse apparaître le ciel. L’Infirmière chef de poste a tiré la sonnette d’alarme et a été entendue par le ministre de la Santé , Thérèse Coumba Diop qui en a fait une de ses priorités. Pour autant, le Conseil rural ne baisse pas les bras. Conscient que la santé et une compétence transférée, le président Niadiar Sène, qui a reçu 53 millions Programme national de développement local, a décidé avec ses conseillers ruraux, d’affecter les 20 millions à la réhabilitation du poste de Santé. Si à cela s’ajoute l’appui que vont apporter les partenaires français de la commune de Saint Herblain, les populations vont espérer accéder aux soins de santé primaires. Ces partenaires ont décidé de renforcer les relations déjà vieilles de deux décennies. Selon Mme Marie Hélène Nedelec, un château d’eau a été construit à Soussoum pour près de 145 millions et a permis de brancher 22.930 personnes qui ont désormais accès à l’eau potable.

Le Quotidien : Le Sutsas et ses partenaires diagnostiquent les maux du secteur

Après deux jours de réflexion sur la situation des Agents de santé communautaire (Asc), les responsables du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas), par le biais de leur leader, Mballo Dia Thiam, sont largement revenus sur la situation qui prévaut actuellement dans le système sanitaire sénégalais, avec notamment les problèmes dans les hôpitaux de Kaolack et Grand-Yoff, ainsi que le retard accusé sur le recrutement de 858 agents de santé. Ils prennent aussi position par rapport à l’affaire du colonel-gynécologue Gorgui Diaw, et déclarent que ce dernier ne mérite pas l’acharnement dont il est l’objet. Au terme de leur séance de travail qui avait pour cadre un hôtel de la place à Saly, les membres du Secrétariat exécutif permanent (Sep) du Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) se disent indignés par les interpellations récurrentes d’infirmiers chefs de poste par la justice. Cela découle de la délivrance de certificats de décès qui n’auraient pas convaincu en cas de mort suspecte. Les membres du Sutsas recommandent à tout infirmier, chef de poste de santé (Icp), de s’abstenir de signer de tels actes qui, d’après eux, relèvent du domaine médical jusqu’à l’obtention d’une couverture légale, en attendant le mot d’ordre du Bureau exécutif national du Sutsas sur la question. Car, « la responsabilité interpelle aussi les infirmiers au profit de qui ces tâches ont été déléguées par le médecin de tutelle et qui posent problème », lance-t-on du côté des syndicalistes qui attirent l’attention de l’Etat sur l’impérieuse nécessité de recruter du personnel. « Le ministre de la Santé avait promis le recrutement des 808 agents de santé et de 50 agents de service d’hygiène. Ce qui fait un total de 858, sur le budget de 2009. Nous sommes en octobre et il n’y a aucun recrutement. Les promotions sortent de l’Endss, tout comme de la Faculté de médecine. Voilà la contradiction alors qu’on a besoin du personnel de qualité qu’on ne recrute pas. Nous demandons au gouvernement de respecter ses engagements », déclare Mballo Dia Thiam. Pour lui, l’Etat doit faire en sorte qu’« on puisse recruter afin de pouvoir affecter, parce que lors de la dernière commission d’affectation, le Sutsas et le Sas (Ndlr : Syndicat autonome de la santé) avaient boudé les travaux, parce que nous avions dit que tant qu’on ne recrute pas, on n’affectera pas. On n’a pas des gens qui peuvent remplacer ceux qui ont droit à une affectation ». « Quand on fait trois à quatre ans dans un service, on a le droit de bouger. Mais les gens ne peuvent pas bouger, parce que depuis 2006, il n’y a pas eu de recrutement, donc pas de personnel de remplacement. Peut-être que les priorités sont ailleurs, or les priorités sont au niveau du secteur de la santé », martèle le leader du Sutsas. M. Thiam prend l’exemple de Pikine, qui a connu déjà le départ de 12 infirmiers chefs de poste et qui, selon notre interlocuteur, risque de voir la fermeture de trois maternités cette année. « Pour une agglomération comme Pikine qui, non seulement a ses problèmes d’inondation, aura aussi des problèmes de santé, parce qu’il n’y aura pas de personnel de qualité », s’inquiète le patron du Sutsas. « Le recrutement de ces 858 agents permettra de régler le programme du Pdis (Ndlr : Programme de développement de la santé) et des contractuels de l’Etat. Nous interpellons l’Etat aussi sur cela et nous sommes prêts à en découdre », menacent Mballo D. Thiam et Cie.

SITUATION DES HOPITAUX DE KAOLACK ET GRAND-YOFF

Le Sutsas dénonce, par ailleurs, « le traitement politicien » de la gestion « inadmissible » de l’hôpital régional El hadji Ibrahima Niasse de Kaolack. Car, « un hôpital accusant un déficit structurel de son budget ne peut supporter une ponction de près de 200 millions de francs Cfa, sous prétexte que la nouvelle région de Kaffrine doit être prise en compte, au détriment de l’hôpital El hadji Ibrahima Niasse qui a une position axiale et reçoit des patients venus de Diourbel, Tambacounda, de la Gambie , du Mali, etc. », s’insurge le Sep de Sutsas. Il est urgent de combler le gap budgétaire, de payer la dette hospitalière et d’honorer toutes les factures dues au titre de gratuité (Plan Sésame, césariennes, imputations budgétaires, indigents, etc.), « sans quoi, les mêmes causes produiront les mêmes effets et, sous peu, la lutte reprendra de plus belle », prévient le Sutsas. Dans les perspectives de solution, Mballo D. Thiam soutient que, « tout comme à l’hôpital général de Grand-Yoff, on a voulu installer des comités de recettes et des comités de dépenses. C’est comme si le Directeur ne pouvait pas jouir de l’opportunité des dépenses. Ça fait désordre et cela nous fait reculer, parce que la période des Aph, des comités de santé d’hôpitaux est révolue. Nous sommes dans un contexte de réforme hospitalière et il faut que chacun joue son rôle », avance M. Thiam.

« ON A ENCORE BESOIN DE DR GORGUI DIAW »

Sur la question liée à l’affaire du Dr Gorgui Diaw, gynécologue à l’hôpital général de Grand-Yoff, le Sutsas se veut clair et précis. Selon les membres du Sutsas, « même si Gorgui Diaw est atteint par la limite d’âge, il jouit actuellement d’un contrat de l’Etat. Ce qui aurait dû être fait, c’est de reporter la note qui a nommé un intérimaire, parce que quand quelqu’un est en fonction, il doit continuer ses activités. Et l’intérim ne doit pas dépasser plus de six mois. Donc, il y a des problèmes à ce niveau-là ». « Même si le colonel Gorgui Diaw doit quitter l’hôpital, il doit le faire avec les honneurs. En tous cas, le Sutsas est prêt à mobiliser toutes les femmes du Sénégal pour que Gorgui Diaw sorte par la grande porte et les honneurs en main. Il a été félicité par l’Assemblée nationale et, lors de son Congrès de 2007, le Sutsas l’a décoré. C’est un grand monsieur qu’on ne doit pas pousser comme ça à la sortie », indiquent les membres du Sep du Sutsas. « Si les gens ont d’autres préoccupations, ce ne sont pas des préoccupations d’ordre institutionnel. Parce que non seulement il fait beaucoup de rentrées financières et ça, il faut qu’on le dise. Même l’année dernière, quand Dr Gorgui Diaw était parti faire son pèlerinage à la Mecque , l’hôpital a souffert de son absence. C’étaient des pertes de recettes. Malgré son âge, il travaille jour et nuit et fait près de cinq césariennes par jour. Je pense qu’on a encore besoin de ce monsieur-là », Mballo Dia Thiam. « Nous sommes contre toute forme de discrimination ou de jalousie de la part de ses pairs qui le poussent à la sortie. Nous avons une position sans équivoque ; nous le soutenons et continuons à le soutenir. Nous demandons au chef de l’Etat et au ministre de la Santé d’être plus diligents par rapport à ce grand monsieur qui ne mérite pas ça », poursuit-il. « Ceux qui s’acharnent contre Dr Diaw le font par jalousie alors qu’il est plus utile qu’eux », affirment les membres du Sep du Sutsas.

Source :[->http://www.sante.gouv.sn


 
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