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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU MARDI 06 OCTOBRE 2009
LE SOLEIL : EMMANUEL BASSENE, PROFESSEUR AGRÉGÉ EN PHARMACOGNOSIE : « Il faut favoriser la collaboration entre les médecins et les tradipraticiens ».

Le Professeur Emmanuel Bassène est titulaire de Chaire de pharmacognosie à la Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontostomatologie. Il fait partie du Comité national qui travaille sur la pharmacopée nationale. Dans cet entretien, le professeur agrégé tempère la dénégation des vertus curatives des plantes et la non maîtrise du dosage des tradipraticiens.

Aujourd’hui, beaucoup de praticiens de la médecine dénient le pouvoir de guérison des tradipraticiens. Quelle est votre position par rapport à ce débat ?

Plusieurs médecins prennent à la légère des pratiques des tradipraticiens. C’est de bonne guerre. Mais l’on sait que la plupart des médicaments modernes dérivent des plantes médicinales. Ce n’est pas fondé de balayer d’un revers de main les résultats annoncés par les tradipraticiens quand bien même ils ne sont pas dans des structures qui valident les résultats, qui les corrigent. Il faut plutôt amener les médecins et les tradipraticiens à échanger. Aujourd’hui, il y a des défis de santé publique que la médecine seule ne peut pas résoudre. Les plantes comme le « Bakis » qui poussent au nord du Sénégal a des vertus curatives contre les hépatites, les ictères au moment où il n’existe pas de médicaments modernes à part les interférents.

Mais il n’y a pas de cadre juridique régissant l’exercice des tradipraticiens ?

Nous pouvons dire qu’il y a un manque de volonté politique. Puisqu’en France, il y a une législation des structures de vente des plantes médicinales. Au Sénégal, nous avons à peine jeté les bases de l’utilisation des plantes médicinales mais on n’arrive pas à évoluer. Il y a un arrêté qui doit faire évoluer cette formalisation de l’utilisation des plantes, mais il n’y a pas de suivi. La note de service 27-39 crée le Comité technique chargé d’étudier le dossier des médicaments à base de plantes. Mais il est sans moyens. Tout ce qui est utilisé pour soigner doit être codifié. Nous devons valoriser notre savoir traditionnel curatif.

On dit le grand problème des tradipraticiens, c’est la non maîtrise du dosage...

Les tradipraticiens ont une connaissance du dosage, plus précisément de la posologie qui n’est pas peut-être la même que pour la médecine moderne. Le dosage est une notion évidente chez tout praticien. Donc, tout praticien a la mesure de ce qu’il administre, le mode d’extraction n’est pas le même. C’est un mauvais procès, de dire que les tradipraticiens méconnaissent la posologie.

Le Soleil : SUZANNE MAÏGA KONATE, REPRÉSENTANTE RÉSIDENTE SORTANTE DE L’UNFPA SENEGAL : « Nous devons nous focaliser sur les 39 % de femmes qui n’accèdent pas aux services de Planification familiale »

Après 5 ans passés à la tête du Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa), Suzanne Maïga Konaté, représentante sortante, quitte le Sénégal avec le sentiment du devoir accompli. Parce qu’elle s’est « investie pleinement pour qu’il y ait moins de femmes au Sénégal qui meurent en donnant la vie, pour que chaque homme, femme, enfant soit traité avec dignité et respect ». Aussi, est-elle habitée par un sentiment de tristesse parce qu’elle laisse dans ce pays auquel elle est « attachée » des collègues, des amis, des frères et des sœurs. Dans cet entretien, elle revient sur le combat de l’Unfpa contre la mortalité maternelle, le Vih/Sida, les violences faites aux femmes, entre autre. La Santé de la reproduction n’est pas en reste, surtout qu’elle occupe une place privilégiée dans les interventions de cette structure onusienne.

L’Unfpa est leader dans la Santé de la reproduction en Afrique. Quelles sont les activités majeures que vous avez menées dans ce domaine au Sénégal ?

Le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa) a accompagné le gouvernement du Sénégal dans ses réponses aux priorités nationales en matière de santé de la reproduction. Nous l’avons appuyé fortement pour faire en sorte que toutes les grossesses soient désirées, que tous les accouchements soient sans danger, que tous les jeunes soient protégés du Vih et du Sida. Concrètement, nous avons renforcé les capacités des prestataires de services de Santé de la reproduction. Nous avons apporté un appui à l’équipement des structures de Santé et nous les avons dotées d’ambulances et de véhicules 4X4 de supervision, particulièrement dans les régions de Matam et de Saint-Louis. Nous avons appuyé le ministère de la Santé dans la révision et la diffusion des politiques, normes et protocoles de services de Sr. Aujourd’hui, grâce au soutien financier de l’Unfpa et des autres partenaires, l’approvisionnement du pays en produits contraceptifs est sécurisé. Nous avons également aidé au développement d’une approche d’offre de services à base communautaire de Santé de la reproduction pour rapprocher davantage les services des communautés isolées et/ou enclavées. Nous avons accordé une importance accrue aux activités d’information, d’éducation et de communication pour amener les populations à adopter les comportements souhaités et nous avons impliqué dans notre approche les parlementaires, les religieux, les jeunes, les communicateurs tradionnels et les réseaux, la Société civile. Nous avions très tôt, soutenu l’initiative, « Badienou Goxx », du président de la République Me Abdoulaye Wade. Nous avons travaillé avec nos parenaires du ministère de la Santé pour améliorer la qualité et l’accessibilité des services de santé maternelle, les consultations prénatales, les Soins obstétricaux et néonataux d’urgence (Sonu). L’Unfpa s’est beaucoup investie dans la campagne pour l’élimination des fistules obstétricales au Sénégal. Elle a fortement appuyé les missions de réparation des fistules conduites par le chef de service d’Urologie de l’Hôpital général de Grand-Yoff (ex-Cto), le Pr Serigne Maguèye Guèye, dans les régions de Kolda, Tambacounda, Ziguinchor et Matam. Les campagnes d’information des populations sur les fistules et la réinsertion sociale ont également constitué des axes de la campagne nationale. Grâce à notre intervention, une centaine de femmes porteuses de fistules obstétricales guéries ont retrouvé une nouvelle vie.

Avec le 6e programme de coopération 2007-2001 entre le Sénégal et l’Unfpa, l’option majeure de la décentralisation a été prise consistant à rapprocher les ressources financières des populations bénéficiaires dans les régions de Matam, Saint-Louis, Kolda, Tambacounda. La prévalence contraceptive demeure encore faible dans des pays comme le Sénégal, le Mali, le Burkina-Faso, etc.

Qu’est-ce que l’Unfpa fait pour inverser la tendance et permettre à beaucoup de femmes de satisfaire leurs besoins en Planification familiale ?

Vous avez raison de dire que la prévalence contraceptive est faible au Sénégal avec 10.3 % d’après la dernière Enquête démographique de santé (Eds) de 2005. Le pays a enregistré toutefois des progrès (2.3%), car nous étions à 8 % en 1997. Mais, je conviens que le Sénégal peut mieux faire. Il est scientifiquement prouvé que la planification peut faire réduire la mortalité maternelle de 1/3. Compte tenu du nombre encore élevé de décès maternels, nous devons booster l’utilisation des services d’espacement des naissances. Pour inverser la tendance, l’Unfpa a appuyé le ministère de la Santé à intégrer l’offre de services de Planification familiale dans le paquet minimum d’activités des postes de Santé. Nous avons mis un accent particulier sur le niveau communautaire et nous avons renforcé l’offre de services à base communautaire dans les régions de Tambacounda et Kolda, notamment dans 252 villages. Nous avons noué des alliances et des partenariats stratégiques avec la Coopération luxembourgeoise, l’Usaid, la Coopération japonaise. L’Unfpa a financé des études spécifiques parce qu’il est important de connaître les raisons profondes qui font que les femmes n’utilisent pas les services de Planification familiale. L’information et la sensibilisation des populations avec les réseaux en population et développement mis en place ont été des domaines dans lesquels nous nous sommes investis. Nous devons nous focaliser sur les 39 % de femmes qui désirent espacer d’au moins 2 ans la prochaine naissance, mais qui n’accèdent pas aux services de Planification familiale.

Comment faire pour vaincre les obstacles socio culturels qui freinent la promotion de la planification dans beaucoup de pays africains ?

Nous devons continuer à informer les populations pour les convaincre du bien fondé de la Planification familiale et lever les rumeurs, les préjugés, en utilisant des arguments tangibles. Nous devons le faire en développant des approches culturellement sensibles, tout en associant les populations et en les responsabilisant dans la gestion/prise en charge de leur propre santé.

Quels sont les différents programmes entrepris à l’endroit des adolescents sexuellement actifs et qui ont besoin d’accéder à des services de contraception ?

D’abord il faut savoir que nous conseillons fortement de retarder l’âge du premier mariage, des premières relations sexuelles, des premières grossesses. Pour les jeunes qui ne peuvent s’abstenir, nous leur disons de se protéger. Il s’agit pour l’Unfpa d’informer les jeunes sur leur sexualité et les Infections sexuellement transmises notamment le Vih/Sida, d’informer sur les risques et les dangers des grossesses précoces et permettre aux filles d’étudier. Ce travail se fait dans les écoles, grâce à la collaboration avec le ministère de l’Education nationale et le Geep (Groupe pour l’étude et l’enseignement pour la population). L’Education à la vie familiale a été introduite dans les programmes scolaires. Pratiquement, toutes les écoles ont des clubs Evf. Nous avons étendu notre intervention aux « daaras » où nous formons les maîtres coraniques sur les questions de Santé de la reproduction. Toujours dans notre action quotidienne pour améliorer la Santé de la reproduction des adolescents et des jeunes, nous avons comme partenaire le ministère de la Jeunesse. Nous avons aidé à la création des premiers centres conseils adolescents au Sénégal et renforcé leur existence en apportant un appui en équipements. Actuellement, nous avons étendu notre action aux Maisons des jeunes avec le renforcement des compétences de vie courante. Il est important de bien préparer les adolescents et les jeunes à faire face aux exigences de la vie. Dans la lutte contre le Vih/Sida, l’Unfpa a, entre autre, ciblé les routiers, les migrants et les personnes les plus vulnérables (travailleuses du sexes et Msm ou homosexuels) pour limiter les nouvelles infections.

Cette option a-t-elle porté ses fruits ?

Je pense que oui. Les routiers et tous les acteurs qui gravitent autour des gares routières ont été informés et sensibilisés sur le Vih/Sida. L’Unfpa a implanté des kiosques de santé dans la plupart des gares routières du pays, particulièrement dans nos régions d’intervention. Les routiers, les passagers et toutes les personnes qui fréquentent les gares routières peuvent bénéficier des services offerts par ces kiosques santé. Des actions de proximité sont également menées dans les hôtels pour sensibiliser les travailleuses du sexe et les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (Msm) sur les Ist. Le taux de prévalence est particulièrement élevé chez cette population à risque la plus exposée.

Mme la représentante-résidente de l’Unfpa, votre institution s’est aussi illustrée dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Quelle note attribuez-vous aux actions de l’Unfpa ?

Il est difficile d’attribuer une note, mais je me réjouis des résultats obtenus. Grâce à l’intervention combinée et concertée du ministère de la Famille , de la Société civile et de l’Unfpa, nous avons amené les populations à briser le silence dans un premier temps et à poser sur la table de discussion cette question sensible et difficile à révéler. Nous y sommes arrivés grâce à l’implication de tous les acteurs et au festival panafricain et national du film sur les violences basées sur le Genre. Ce festival, en plus du plaidoyer à l’attention des autorités, est allé à la rencontre des populations dans les quartiers pour des projections de films et l’organisation de débats avec les leaders religieux.

Les femmes, les filles continuent d’être victimes de discrimination basées sur le Genre. Qu’est-ce qu’il faut faire pour lutter contre ces inégalités ?

Il est regrettable de constater que les inégalités persistent. Nous devons promouvoir un environnement socio culturel favorable à l’égalité et l’équité de Genre et à la lutte contre les violences basées sur le Genre. Le Sénégal a enregistré des avancées significatives avec l’élaboration et la validation de la Sneeg (Stratégie nationale de lutte pour l’égalité et l’équité de Genre). Il reste maintenant aux acteurs de se l’approprier pour qu’elle soit opérationnalisée. L’Unfpa a appuyé dans ce sens la formation des points focaux Genre dans les ministères sectoriels, des ministres et hauts cadres et la création d’un réseau des femmes ministres parlementaires.

Beaucoup d’actions sont menées dans la lutte contre les mutilations génitales au Sénégal. Doit-on se réjouir des résultats obtenus. Est-ce qu’il ne faudrait pas faire plus de sensibilisation plutôt que de condamner les exciseuses ?

Le Sénégal a renforcé son arsenal juridique en la matière et s’est doté d’un plan d’action national. Mais, les croyances et les tabous ont la vie dure. Le processus de changement social est long. L’accent doit être mis sur l’information et la sensibilisation plutôt que sur la répression. L’approche privilégiée est une approche basée sur la promotion des droits humains pour amener les communautés à décider elles-mêmes d’abandonner cette pratique néfaste. Je me réjouis de la mise en œuvre des initiatives conjointes (avec l’Unicef, la Société civile et le ministère de la Famille ) à travers le processus d’accélération de l’abandon des Mutilations génitales féminines. Ces actions ont permis à plus de 3.000 communautés de renoncer à cette pratique. Récemment, le ministère de la Famille a partagé avec les partenaires et la presse l’expérience de sept femmes sénégalaises âgées de 41 ans à 57 ans, originaires de Ziguinchor, Fatick, Kédougou et Matam, issues justement des communautés ayant abandonné l’excision. Ces femmes ont été pendant 6 mois en Inde et ont bénéficié d’une formation en techniques d’exploitation de l’énergie solaire au Barefoot Collège en Inde, avec l’appui de l’Ong Tostan et du gouvernement indien. Aujourd’hui, elles sont devenues des ingénieures en énergie solaire et se mettent au service de leurs communautés. Elles ont montré la voie à suivre.

Source :http://www.sante.gouv.sn


 
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