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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU MARDI 01 SEPTEMBRE 2009
APS - Plaidoyer pour une intégration de la médecine traditionnelle dans le système national de santé

Le directeur de cabinet du ministre de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène, Farba Lamine Sall, a plaidé l’institutionnalisation de la médecine traditionnelle et son intégration dans le système national de santé pour assurer une véritable sécurité des patients.

M. Sall a précisé que cette option setrait prise en charge tout en établissant une politique nationale et une réglementation applicable aux produits, aux pratiques et aux prestataires afin d’en assurer l’innocuité et la qualité.

Il présidait à l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (ENDSS) la cérémonie officielle de lancement de la 7-ème Journée de la médecine traditionnelle sous le thème ‘’Médecine traditionnelle et sécurité des patients’’.

Il faudra reconnaître la médecine traditionnelle en tant que partie intégrante des soins de santé primaires pour améliorer l’accès aux soins et préserver les connaissances et les ressources, a-t-il dit.

Il a ajouté : ’’les produits à base de plantes contrefaits de mauvaises qualités ou modifiés que l’on trouve sur le marché, constituent des menaces sérieuses pour la sécurité des patients’’.

A cet effet, il a relevé l’absence d’un cadre juridique et législatif et les publicités agressives qui font appel aux populations pour des offres de soins traditionnels concernant toutes les maladies, sans exception, et qui posent de véritables problèmes de sécurité des patients.

Pour sa part, le président de l’Association des tradipraticiens, Abdoulaye Ndaw défini cette journée, comme étant une forme de reconnaissance de la médecine traditionnelle qui a ’’toujours occupé une place importante’’ dans les sociétés africaines.

‘’Si notre légitimité ne souffre d’aucune contestation, la légalité de notre profession est encore un combat à gagner, un palier à franchir’’ a expliqué M. Ndaw.

Il a admis qu’en dépit d’un regain d’intérêt réel des populations à l’endroit de la médecine traditionnelle, les contours de cette profession ne sont pas toujours nets, estimant que cela est dû au fait que dans la médecine traditionnelle, ‘’le meilleur côtoie le pire’’.

LE SOLEIL - MÉDECINE TRADITIONNELLE : Le projet de loi bientôt à l’Assemblée nationale

« Médecine traditionnelle et sécurité des patients ». Tel est le thème de la Journée africaine de la médecine traditionnelle célébrée le 31 août 2009. A l’occasion, les tradipraticiens ont réclamé l’adoption de la loi sur la médecine traditionnelle en vue de la réglementation du secteur.

La 7eme édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle célébrée hier a été une opportunité pour les tradipraticiens sénégalais de réclamer la réglementation du secteur. Selon Ndèye Fatoumata Sy, représentante des Ong, « sans un cadre réglementaire, le secteur de la médecine traditionnelle sera toujours investi par toutes catégories de personnes dont des non-initiés, des incompétents et des charlatans venant de pays où ils ne peuvent pas exercer à cause d’une loi ».

Au Sénégal, le projet de loi sur la médecine traditionnelle n’est pas encore adopté, alors qu’une réglementation permettrait de garantir davantage la sécurité des pratiques des tradipraticiens au bénéfice des populations, affirme le Dr Malang Coly, représentant de l’Oms.

Pour le directeur de Cabinet du ministre de la Santé, le Dr Farba Lamine Sall, le gouvernement travaille sur ce projet de loi et qu’il pourrait bientôt passer à l’Assemblée nationale. « La réglementation de la médecine traditionnelle est devenue, pour les pouvoirs publics, une impérieuse nécessité », soutient-il.

S’exprimant sur le thème de la 7eme édition de la Journée africaine de la médecine traditionnelle (médecine traditionnelle et sécurité des patients), Ndèye Fatoumata Sy souligne que les Ong et les associations de tradipraticiens oeuvrent pour améliorer les conditions d’exercice de la médecine traditionnelle et l’utilisation des plantes médicinales en vue de sécuriser les populations. Pour assurer la sécurité des patients, le directeur du Cabinet du ministre de la Santé propose une réglementation applicable aux produits, aux pratiques et aux prestataires afin d’en assurer l’innocuité et la qualité. Selon lui, la sécurité des patients représente un enjeu mondial.

WALF - Adoption de la loi sur la médecine traditionnelle : Seul gage pour la sécurité des patients

Un chapelet de ‘promesses non tenues’, c’est ce qui a marqué hier la Journée africaine de la médecine traditionnelle, selon les Ong œuvrant pour la valorisation de ces pratiques. Ces acteurs se disent déçus par les ministres de la Santé, qui, à chaque édition, promettent de déposer le projet de loi portant exercice de la médecine traditionnelle sur la table de l’Assemblée nationale. Depuis 2002, rien n’est fait. Et pourtant, avertissent ces Ong, l’adoption de cette loi serait la seule garantie pour la sécurité des patients.

‘La sécurité des patients, qui ont recours à la médecine traditionnelle, passe par la mise en place d’un cadre réglementaire pour l’exercice de tradi-praticien’. C’est la conviction du docteur Fatimata Sy de l’Ong Enda Tiers monde. Parlant au nom des Ong œuvrant pour la promotion et la valorisation de la médecine traditionnelle, lors de la célébration de la septième Journée africaine de la médecine traditionnelle à l’Endss, le Dr Sy insiste sur la nécessité de définir la fonction de tradi-praticien. ‘Qui est tradi-praticien ? Qui produit tels soins pour telle maladie et dans quelles conditions ?’. Des interrogations sans lesquelles, dit-elle, ‘nous ne pouvons pas assurer la sécurité des patients’. D’où son appel en direction des autorités pour l’adoption de la loi portant réglementation sur l’exercice de la médecine traditionnelle.

En Afrique, environ 80 % de la population font recours à la médecine traditionnelle. L’Organisation mondiale de la santé (Oms) a décrété le 31 août de chaque année, Journée mondiale de la médecine traditionnelle. Le Sénégal, à l’instar des autres pays africains, a procédé hier à la célébration de cette Journée dont le thème a porté sur : ‘Médecine traditionnelle et sécurité des patients’. Mais l’édition 2009 aura été marquée par une vague de promesses non tenues, selon la représentante des Ong œuvrant pour la valorisation et la promotion de la médecine traditionnelle. ‘Nous sommes à la septième édition de la célébration de cette Journée, mais le secteur n’est pas encore réglementé dans notre pays. Depuis 2002, le projet de loi, validé par tous les acteurs, est dans le circuit des visas. Chaque ministre qui vient célébrer une édition promet de faire passer la loi sur la table de l’Assemblée nationale. Nous sommes en 2009, et rien n’est encore fait’, se désole le docteur Fatimata Sy. A son avis, cette réglementation est le seul gage de la sécurité des patients car, le secteur est investi par des charlatans qui mettent en danger la vie des patients.

Face à cette interpellation, le directeur de cabinet du ministre de la Santé, de la prévention et de l’hygiène publique verse encore dans le sillage du discours des anciens ministres de la Santé. Présidant hier la cérémonie au nom du ministre de la Santé, Farba Lamine Sall a souligné la nécessité d’institutionnaliser le secteur et de l’intégrer dans le système national de santé. Selon lui, la réglementation doit être applicable aux produits, aux pratiques et aux prestataires afin d’en assurer l’innocuité et la qualité.

L’expression de médecine traditionnelle se rapporte aux pratiques, méthodes, savoirs et croyances en matière de santé. Ces éléments impliquent l’usage à des fins médicales de plantes, de parties d’animaux, de minéraux, de thérapies, de techniques et d’exercices manuels, pour diagnostiquer, soigner et prévenir les maladies ou préserver la santé. Pour autant, la profession de médecine traditionnelle souffre de maux graves qui ont pour noms publicité mensongère et charlatanisme. C’est pourquoi le directeur de cabinet du ministre de la Santé milite en faveur d’une assurance de l’utilisation des pratiques sans danger, pour qu’elles soient efficaces et de qualité.

SECURITE DES PATIENTS : 10% des hospitalisations entraînent des évènements indésirables

La sécurité des patients ne préoccupe pas seulement les adeptes de la médecine traditionnelle. La médecine moderne s’en trouve aussi gravement affectée. En effet, selon des études récentes et concordantes, quel que soit le système de santé, 10 % des admissions à l’hôpital entraînent des évènements indésirables, a révélé le docteur Farba Lamine Sall, directeur de cabinet du ministre de la Santé, de la prévention et de l’hygiène publique. Selon lui, la moitié d’entre eux étant considérés comme évitables.

De l’avis du Dr Sall, qui présidait la septième Journée africaine de la médecine traditionnelle, ces évènements indésirables se produisent dans toutes les enceintes où sont dispensés des soins de santé, y compris les soins primaires. Aussi, ajoute-t-il, ‘ces évènements indésirables qui peuvent avoir des conséquences sévères (décès, handicap) ont un impact économique non négligeable’. ‘Reconnue comme une priorité par les systèmes de santé de tous les pays du monde, la sécurité des patients doit être le socle de toute politique de soins de bonne qualité’, souligne le Dr Sall.

En lançant le concept Neuf solutions pour la sécurité des patients, l’Organisation mondiale de la santé veut contribuer à réduire les préjudices liés aux soins de santé qui affectent des millions de patients à travers le monde.

Source :http://www.sante.gouv.sn


 
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