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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU VENDREDI 07 AOUT 2009
APS : Début des journées médicales de Pire, vendredi

Une trentaine de médecins spécialistes accompagnés d’infirmiers et de sages-femmes interviendront, vendredi et samedi à Pire (département de Tivaouane), dans le cadre des journées médicales de la localité, à l’initiative de l’association ‘’Boolo Liguey Pire’’, indique un communiqué reçu à l’APS. Les activités consistent à des séances consultations, d’examens spécialisés (électrocardiogrammes, des échographies, etc.), de circoncisions, des causeries sur le paludisme, le sida, la santé de la reproduction, les facteurs de risque cardio-vasculaire. Le professeur Abdoul Almamy Hane, médecin-chef du service de pneumologie, animera vendredi à 17h, une conférence sur la tuberculose et les maladies respiratoires, considérés comme ‘’un problème important de santé publique’’.

A l’occasion, poursuit le communiqué, le service de la santé de la reproduction, en coordination avec le service national de l’éducation pour la santé, animera un débat sur l’infertilité. ‘’Les populations comme d’habitude attendent avec impatience ces consultations qui correspondent à un réel besoin de santé’’, rappelle le professeur Serigne Abdou Bâ, le président de la commission médicale de ces journées médicales organisées depuis 2001. ‘’C’est une action de la médecine de masse qui consiste à amener mes spécialistes vers les populations qui sont malades mais ne pouvant pas accéder aux hôpitaux situés en général dans les grands centres urbains’’, souligne le professeur Bâ, un natif de Pire. Professeur titulaire de Chaire en cardiologie à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, il est le président de la Société sénégalaise de cardiologie.

APS : Les dépenses en médicaments se chiffrent à plus de 40 milliards, selon un spécialiste Les besoins en médicaments du marché sénégalais se chiffrent à plus de 40 milliards de francs CFA par an, selon le docteur Pape Birame Ndiaye, directeur général de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA).

Dans un entretien avec Sud quotidien, Dr Ndiaye indique que ‘’globalement, les besoins en médicaments annuels du Sénégal, public comme privé, pourraient dépasser la quarantaine de milliards de francs CFA’’. ‘’Les dépenses pour les génériques tournent autour de 10 milliards de francs CFA pour l’ensemble des besoins des structures sanitaires publiques et parapubliques, des ONGs qui s’activent dans l’humanitaire sont, entre autres, nos principaux clients’’, a-t-il déclaré. ‘’Ce budget est évolutif, mais compte non tenu du chiffre d’affaire dans le privé’’, a-t-il ajouté, avant toutefois, de rejeter les allégations de collusion entre ses services et les marchés de vente illicite de médicaments. ‘’C’est faire un mauvais procès à la PNA que de dire qu’elle constitue une des sources d’approvisionnement du marché parallèle notamment pour Keur Serigne-Bi (à Dakar)’’, s’est-il défendu. ‘’La plupart des médicaments (...) à Keur Serigne-Bi sont des produits de spécialité alors que la PNA ne commercialise pas les médicaments spécialisés. Cela ne se trouve pas dans nos stocks’’, a expliqué Dr Ndiaye. Interrogé sur la cherté du prix des médicaments qui pourrait détourner une certaine clientèle vers les marchés parallèles, le directeur général de la Pharmacie nationale d’approvisionnement a opposé à la facilité brandie, l’argument de la qualité et de la sûreté. ‘’Aujourd’hui, (...) les prix de cession de ces génériques sont tellement accessibles que véritablement, ce n’est pas évident qu’en allant à Keur Serigne-Bi, le malade puisse avoir ces mêmes produits avec la même qualité au même prix qu’à la PNA ’’, a-t-il avancé. Des patients, a-t-il dit, ‘’pensent que les médicaments qu’ils trouvent à Keur Serigne-Bi sont moins chers pour soulager leurs maladies’’. Or, a-t-il averti, ‘’ils peuvent se retrouver à cause de ces médicaments avec des complications plus graves par rapport à leurs pathologies’’. En effet, Pape Biram Ndiaye s’est félicité de la décision prise par les autorités gouvernementales, notamment le Premier ministre, visant à arrêter l’activité de vente de médicaments illicites dans ce lieu emblématique du trafic de médicaments à Dakar. ‘’Il ne s’agit pas seulement de Keur Serigne-Bi. Partout au Sénégal, on trouve des médicaments qui sont vendus soit sur des étales, soit dans les boutiques’’, a-t-il signalé.

Par contre, a-t-il relevé, ‘’Keur Serigne-Bi est un lieu où l’activité est très intense, et/où l’on trouve d’importants stocks de médicaments qui font que le lieu est connu de tous’’. Cependant, il a cité notamment les marchés de Thiaroye (banlieue de Dakar), Diaobè (sud) où sont vendus illicitement ces médicaments. ‘’A Touba également, a-t-il dit, il y a des gestionnaires de stocks de médicaments qui ne sont pas autorisés à gérer ces médicaments’’. Dr Ndiaye a indiqué que ‘’dans tous les marchés du Sénégal, on trouve des vendeurs avec leurs étales de médicaments sans compter les autres qui circulent’’. ‘’Il est temps, à son avis, que l’Etat du Sénégal puisse trouver des solutions pour lutter contre ce fléau.’’

APS : Les Polluants organiques peuvent être source d’infertilité (médecin)

Les effets des Polluants organiques persistants (POP) engendrent des perturbations à plusieurs niveaux dans la santé de la reproduction, jusqu’à engendrer l’’’infertilité’’ dans la reproduction chez les animaux et chez les hommes, selon le docteur Mamadou Fall, agrégé en toxicologie. ‘’On a constaté, consécutivement à des études épidémiologiques, c’est-à-dire dans des zones où il y a eu des catastrophes, qu’au niveau de l’appareil génitale féminin des malformations ont fait que la fertilité a diminué’’, a expliqué docteur Fall. Mais, précise-t-il, la majeure partie de ces études ont été faites chez les animaux et n’ont pas encore été confirmées chez les hommes. Le docteur Mamadou Fall, traitant également au niveau du Centre anti poisson (CAP) de Dakar prenait part à l’atelier de restitution des résultats de l’étude effectuée au Sénégal sur les Polluants organiques persistants (POP) dans le lait maternel. Partant d’un autre constat, Mamadou Fall renseigne que dans au moins plusieurs pays, dont le Niger, il a été constaté que le nombre de spermatozoïdes a diminué chez les populations où il y a eu des catastrophes.

‘’Vrai que les études n’ont pas été réalisées au Sénégal, il n’en demeure pas moins que dans, au moins une dizaine de pays, on s’est rendu compte que dans le sperme de certaines personnes, le nombre de spermatozoïdes est devenu beaucoup plus faibles qu’avant’’, a notamment expliqué docteur Fall. D’où, a-t-il souligné, l’estimation que cela est dû aux polluants de l’environnement de manière générale, soulignant qu’il est ’’très difficile’’ d’échapper à ces polluants persistants qui restent pendant longtemps au niveau de l’environnement et on les retrouve partout.

‘’Ce qu’on souhaite, c’est de les avoir à des concentrations très faibles et ne pouvant pas porter atteinte à la santé des populations’’, a poursuivi le conférencier, enseignant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. ‘’Il est très difficile, a-t-il dit, de se débarrasser de ces polluants, c’est pour cela qu’une réglementation doit être bien prise pour limiter la concentration de ces polluants au niveau des aliments, qui est surtout leur moteur d’exposition.’’ A ce sujet, il a recommandé de faire attention avec les aliments carnés comme le lait et la viande, où on retrouve beaucoup plus les POP qu’au niveau de l’eau. Cela, a-t-il précisé, parce que ce sont des substances qui ne sont pas solubles dans l’eau. Il a aussi confié qu’on peut trouver les POP dans le lait maternel, parce qu’au niveau de l’organisme humain, ces polluants sont éliminés par le lait maternel, c’est pour ça que même sur le plan mondial, le contrôle se fait au niveau du lait maternel. ‘’Le lait maternel est un lipide qui peut concentrer les polluants, parce qu’il y a une bonne quantité de matière grasse qui fait qu’ils se concentrent à ce niveau-là.

C’est pourquoi, ’’il est conseillé de ne pas utiliser le lait comme antidote, parce que c’est une substance qui peut favoriser l’intoxication des produits qui sont liposolubles comme les POP’’. A l’en croire, on retrouve les POP dans tous les laits. Mais si la personne est alimentée de façon très saine, les concentrations qu’on retrouve au niveau du lait ne portent pas atteinte à la santé des bébés. Il a toutefois ajouté que même s’il y a des concentrations plus ou moins importantes, il est beaucoup plus sain d’alimenter les enfants par le lait maternel, plutôt qu’avec un autre, parce que même dans les laits de vaches on en retrouve. ‘’Donc, mieux vaut toujours utiliser le lait maternel où généralement les concentrations qu’on y trouve, ne sont pas très importantes’’, a-t-il conclu.

Le Soleil : FEMMES EXPOSÉES AUX POLLUANTS ORGANIQUES PERSISTANTS : Une étude révèle une forte dose de carbone dans le lait maternel

Une dose élevée de composés constitués de carbone dans le lait maternel. C’est ce que révèle une étude réalisée par le Centre antipoison de Dakar. Le Centre antipoison de Dakar a réalisé une étude sur les polluants organiques persistants (Pop) dans le lait maternel. L’étude, dont les résultats ont été rendus publics jeudi, a été effectuée sous la supervision de l’Oms avec le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (Pnue). Elle révèle un taux élevé de Pop dans le lait maternel sur un échantillon de femmes choisies dans les régions de Saint-Louis, Kaolack, Fatick et Dakar, entre juillet et septembre 2008. Les Pop sont constitués de carbone produit naturellement ou par l’activité humaine. Ils proviennent, entre autres, des produits chimiques (pesticides) ou de la combustion (bois et incinérateurs d’ordures ménagères).

Selon Ousmane Sow de la direction de l’Environnement et des établissements classés, ces composés organiques sont aussi très présents dans la nature. Ce qui expose l’homme à toute sorte de maladies provoquées par leurs effets. « Ces polluants ont des conséquences sur la santé de l’être humain et sur l’environnement. Ils peuvent baisser la résistance du système immunitaire, retarder la croissance, entraîner un avortement », énumère Mamadou Fall, Maître-assistant à la Faculté de Médecine de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. C’est pour ces raisons que l’étude, présentée par le responsable du département de toxico-vigilance du Centre antipoison de Dakar, recommande l’identification des zones à risque afin de mieux protéger les femmes et les enfants. « Il faut restreindre l’ingestion de ces composés toxiques, bio-accumulateurs et liposolubles préalablement à toute grossesse, sous peine de rendre inévitable l’exposition du bébé en milieu utérin », préconise l’étude qui conseille aussi l’examen de nos systèmes de veille alimentaire afin d’évaluer la nécessité ou non d’accorder une attention plus grande aux aliments à risque élevé de Pop.

Sensibilisation

Le directeur des établissements publics de santé a insisté sur les problèmes posés par les polluants organiques persistants, pour l’environnement et pour la santé. C’est dans ce sens que le Pr. Amadou Diouf, directeur du Centre antipoison de Dakar, a inscrit la sensibilisation au cœur de leur démarche. « La catégorie de la population la plus exposée aux intoxications, ce sont les enfants. Nous devons faire de la sensibilisation. Le centre fait en sorte que les médecins soient en mesure de gérer les intoxications », a laissé entendre le Pr. Diouf. Il a dénoncé le recyclage des contenants chimiques par certaines industries qui exposent de facto une bonne partie à plusieurs maladies. « Il faut que les industries gardent les fûts ou bouteilles de produits chimiques. Ces contenants sont dans la rue et d’autres s’en servent pour mettre des aliments destinés à la consommation », regrette le Pr. Diouf. Aujourd’hui, il existe une grande bataille sur le plan international pour interdire l’utilisation d’une catégorie de polluants très dangereux pour la santé de l’Homme. A signaler que le Centre antipoison du Sénégal a, entre autres missions, de détecter et d’anticiper sur l’impact des différents produits sur la santé des patients.

Le Soleil : FASTEF : Des professeurs et élèves à l’école de la santé de la reproduction

La prise en charge des besoins des adolescents constitue une préoccupation majeure du Groupe pour l’étude et l’enseignement de la population (Geep). C’est tout le sens de l’atelier de formation qui s’est déroulé, du 29 au 30 juillet 2009, à la Faculté des Sciences et Techniques de l’éducation et de la formation. Il s’agissait, selon coordonnateur national du Geep, Babacar Fall, « de renforcer les compétences des professeurs relais techniques (Prt) et des élèves professeurs des lycées et collèges, notamment ceux des régions de Tambacounda et de Kolda où les problèmes de la santé de reproduction se posent avec acuité ». L’atelier a aussi discuté des dispositifs et mécanismes pour des réponses rapides et efficaces en cas de violence perpétrée contre les jeunes et les adolescents. Mais, également, identifié des stratégies, actions et mécanismes de prévention, de même que l’élaboration d’un plaidoyer pour une parenté responsable. Deux communications ont été introduites par le Dr Aboubacry Sy, conseiller technique au ministère de la Santé et de la Prévention sur le thème : « Santé de la reproduction : piégés par un instinct sexuel socialisé et le tabou : sauvés par la raison et la connaissance » et Habib Camara, géographe chargé de programmes au Geep, sur le thème : « Didactique de la population ». Le Geep s’est engagé de développer chez les jeunes des comportements responsables.

Le Soleil : « BAYE ASSISTANCE MÉDICALE » : Le Dr Mamadou Lamine Mbow élu nouveau président

Les étudiants et acteurs de la santé, disciples de Cheikh Ibrahim Niasse, regroupés autour de l’organisation « Baye Assistance Médicale » (Bam) ont porté leur choix sur le Dr Mamadou Lamine Mbow pour diriger la structure. C’était au cours de leur deuxième Assemblée générale (Ag) ordinaire, samedi dernier, au sein du campus social de l’Université Cheikh Anta Diop, à la salle de conférence du cyber Sinkou. L’Ag a été présidée par Cheikh Mahi Alioune Cissé, petit-fils de Cheikh Ibrahim Niasse et jeune frère de feu imam Cheikh Assane Cissé. Cheikh Mahi a formulé des prières à l’endroit de Bam après avoir montré combien la santé est importante dans la vie d’un croyant et la noblesse du travail des hommes de santé reconnue par la religion. Le président sortant, le Dr El Hadji Abdoulaye Niasse, pharmacien, a indiqué que la création de cette structure est partie de la volonté de « relever le manque d’assistance médicale auprès des milliers de pèlerins qui viennent célébrer le mawlid (gamou) à Médina Baye Kaolack ». Ass Niasse comme l’appelle ses collègues condisciples a bien fait savoir que Bam est « une association de solidarité nationale avec un engagement volontaire de ses membres ».

Sud Quotidien : INTERVIEW AVEC DR PAPE BIRAHIM NDIAYE, DG DE LA PNA SUR LA FERMETURE DE KEUR SERIGNE BI « L’Etat doit tout faire pour que force reste à la loi »

Dans la polémique autour de la décision de l’Etat de lutter contre la vente illicite de médicaments avec la fermeture annoncée de Keur Serigne Bi, le directeur de la Pharmacie nationale d’approvisionnement (PNA) a bien son mot à dire. Dans l’entretien qui suit, il salue la décision prise par le Premier Ministre et son gouvernement et il leur exhorte d’aller jusqu’au bout de leur logique pour que force reste à la loi.

Dr Ndiaye, comment analysez-vous la polémique qui s’est installée autour de la décision de la fermeture de Keur Serigne-Bi ?

D’abord pour la fermeture de Keur Serigne-Bi, nous devons nous féliciter de la décision prise par les autorités gouvernementales notamment le Premier Ministre qui a annoncé cette mesure visant à arrêter l’activité de vente de médicaments illicites à ce niveau. C’est une décision qu’il a annoncée lors de sa déclaration de politique générale et qu’il venait ainsi de matérialiser après avoir rencontré les acteurs de Keur Serigne-Bi. En commun accord avec le propriétaire de cette maison, ils avaient donc décidé d’arrêter l’activité de vente de médicaments illicites sur les lieux. Maintenant il y a eu beaucoup de confusion dans les commentaires et d’aucuns ont pensé qu’il s’agissait de fermer purement et simplement Keur Serigne-Bi. Mais je crois que Keur Serigne-Bi est un domaine privé et il n’y a que le propriétaire qui est habilité à donner des instructions pour l’accès de tierces personnes sur les lieux. Maintenant, le Premier Ministre ne peut pas décréter l’interdiction d’accéder à cet endroit. Mais je trouve que c’est une bonne décision pour la simple raison que tout le monde sait les dangers que suscitent la vente de médicaments dans les conditions qui ne respectent pas la sécurité liées à la particularité du produit. Les sénégalais pensent que les médicaments qu’ils trouvent à Keur Serigne Bi sont moins cher pour soulager leurs maladies. Or ils peuvent se retrouver à cause de ces médicaments des complications plus graves par rapport à leurs pathologies. Parce que tout simplement le médicament qui ne serait pas fabriqué dans les conditions idoines ou qui ne serait pas stocké dans les meilleures conditions devient toxique pour le malade et peut par conséquent entraîner des complications. Je disais que cette population qui pensait se sentir soulager risquerait fort se retrouver avec une aggravation de sa situation sanitaire. C’est la raison pour laquelle, en tant que acteur de santé publique, en tant que pharmacien d’abord, nous apprécions à sa juste mesure la décision prise par le gouvernement par l’intermédiaire du Premier Ministre.

Est-ce au préalable, vous aviez mis en place des dispositions pour lutter contre la vente de médicaments illicites et les contrefaçons ?

Nous en tant que structure représentant la Pharmacie nationale d’approvisionnement, notre mission d’abord est de rendre disponible et accessible les médicaments essentiels et génériques. Quand on parle de médicaments génériques on parle de structures sanitaires publiques et parapubliques qui utilisent ce type de médicaments. A mon avis, ce produit devient générique, parce qu’après plusieurs années de présence sur le marché il a perdu son brevet, et il est tombé sous le coup du public. Par conséquent il devient plus accessible financièrement parce que tous les investissements qui ont été faits pour la découverte de la molécule aura été déjà recouvrée par le premier producteur. C’est pourquoi le médicament devient plus accessible financièrement. Notre champ d’intervention s’arrête à ce que le Sénégal puisse disposer de médicaments génériques destinées aux structures sanitaires publiques et parapubliques. Autrement dit, nous n’avons pas pour vocation d’aller en guerre contre le marché parallèle ou contre toute autre activité. Cela ne rentre pas dans le cadre de notre mission. Mais en notre qualité d’acteur de santé publique et en tant structure officielle qui fait dans la distribution de médicaments, nous avons également comme mission, comme tout autre acteur de santé publique, de sensibiliser les populations par rapport à des dangers qui pourraient guetter leur santé. C’est la raison pour laquelle nous avions mis en place un plan de communication, de stratégie d’information et de sensibilisation et en rapport avec la Direction de la Pharmacie et des Laboratoires qui s’occupent de la législation et de la réglementation mais aussi en rapport avec le Service national de l’Education pour la Santé (SNEPS), pour que les populations soient sensibilisées sur les dangers que constituent les médicaments de la rue. Avec des supports de communication, tels que des affiches, les banderoles quand il y a des manifestations, sans compter les spots de sensibilisation à travers les médias ; pour sensibiliser sur les dangers que représente le médicament de la rue.

Nous avions pu également attirer l’attention des pouvoirs publics sur les mesures à prendre pour pouvoir stopper ce fléau après les avoir sensibilisés sur le danger. A plusieurs occasions, nous avions pu, à travers notre tutelle adresser des correspondances aux autorités des forces publiques pour que véritablement, force reste à la loi. Parce que tout simplement, la vente de médicaments illicites est un délit répréhensible. Il y a des textes de lois qui organisent un peu la vente et la manipulation des médicaments. Quiconque ne serait pas pharmacien ne serait autorisé à manipuler ces médicaments. Il s’agit de produits dangereux et c’est la raison pour laquelle je pense que nous avions travaillé aussi à sensibiliser les pouvoirs publics pour que des actes soient posés en vue d’empêcher la prolifération de ces marchés illicites. C’est ce que nous avions pu faire à notre niveau. Aujourd’hui la balle est dans le camp des forces publiques qui doivent veiller à ce que la décision prise par le Chef du gouvernement soit respectée à la lettre.

Est-ce que Keur Serigne Bi constitue le seul point de vente illicite de médicaments identifié au Sénégal ?

Il ne s’agit pas seulement de Keur Serigne Bi. Partout au Sénégal on trouve des médicaments qui sont vendus soit sur des étales, soit dans les boutiques. Keur Serigne Bi par contre est un lieu où l’activité est très intense, et/où l’on trouve d’importants stocks de médicaments qui font que le lieu est connu de tous. Cependant il y a d’autres endroits où l’on trouve ces médicaments vendus illicitement. Il s’agit du marché de Thiaroye, Diaobé, dans les marchés hebdomadaires. A Touba également il y a des gestionnaires de stocks de médicaments qui ne sont pas autorisés à gérer ces médicaments. Dans tous les marchés du Sénégal on trouve des vendeurs avec leurs étales de médicaments sans compter d’autres qui circulent. A mon avis, il est temps que l’Etat du Sénégal puisse trouver des solutions pour lutter contre ce fléau. C’est une importante mesure que le Premier Ministre.

Avez-vous pensé à un cordon sécuritaire au niveau des frontières pour lutter contre la circulation des médicaments et les contrefaçons ?

Au niveau des frontières, je suis persuadé que des efforts ont été faits par la Douane et les forces armées. Mais je ne dispose pas de statistiques pour savoir l’évolution liée aux arrestations de ces contrebandiers de médicaments. En revanche, je sais que les sources d’approvisionnement du marché parallèle de la sous région se sont plus ou moins taries. C’est pourquoi on enregistre de moins en moins d’arrestations de camions chargés de médicaments. C’est à cause du tarissement de ces sources que les vendeurs se tournent vers le cambriolages des pharmacies . N’ayant plus la possibilité de faire entrer les produits à travers les frontières, ces vendeurs de médicaments de la rue s’attaquent maintenant aux officines qui constituent des lieux de dépôts de médicaments. C’est là ou cela devient grave parce que plusieurs centaines d’officines ont été cambriolées et dépossédées de leurs stocks. Et parfois il y a mort d’hommes.

Est-ce la vente illicite de médicaments n’est pas aggravée par leurs coûts élevés et le manque de moyens de la plupart des malades ?

C’est là où il y a lieu de sensibiliser davantage les populations. Ce n’est pas du tout évident qu’au niveau de Keur Serigne qu’on puisse avoir le produit moins cher que le circuit officiel. Aujourd’hui ce qu’il y a lieu de constater c’est que les prix de cession de ces génériques sont tellement accessibles que véritablement ce n’est pas évident qu’en allant à Keur Serigne Bi, le malade puisse avoir ces mêmes produits avec la même qualité au même prix qu’à la PNA. Souvent c’est deux fois plus cher même à Keur Serigne Bi parce que les acheteurs ont tout simplement affaire à des commerçants véreux mais qui ne cherchent que du gain, le profit en proposant des médicaments qui peuvent coûter le double des prix vendus dans le public. Donc il faut que les populations sachent que ce n’est pas toujours vrai que les produits qu’ils achètent au niveau de Keur Serigne Bi ou dans les autres points de vente sont moins chers que les produits que nous vendons à travers les pharmacies hospitalières ou les officines.

Donc il faut d’abord s’assurer de la qualité des médicaments. Or il est impossible de trouver un produit étalé longuement sous le soleil ou dans l’humidité avec les normes requises de qualité. A mon avis il ne s’agit pas d’un problème de prix. Les marges que nous mettons ne signifient absolument pas parce que nous faisons des volumes importants que nous parvenons à s’en sortir. Mais nos marges sont très faibles.

Quelle est l’enveloppe annuelle destinée pour l’achat de médicaments génériques ?

Les dépenses pour les génériques tournent autour de 10 milliards F Cfa pour l’ensemble des besoins des structures sanitaires publiques et parapubliques, des Ongs qui s’activent dans l’humanitaire sont entre autres nos principaux clients. Il faut savoir que ce budget est évolutif mais compte non tenu du chiffre d’affaire dans le privé. Je crois que globalement les besoins en médicaments annuels du Sénégal, public comme privé pourraient dépasser la quarantaine de milliards de fancs Cfa.

Que répondez-vous à ceux qui pensent que la PNA fait partie du réseau qui approvisionnement de Keur Serigne BI ?

Je pense que c’est faire un mauvais procès fait à la Pna que de dire qu’elle constitue une des sources d’approvisionnement du marché parallèle notamment pour Keur Serigne Bi. Sur un échantillon de dix produits qu’on vend là bas, vous avez peu de chance de trouver un seul produit qui ne soit pas une spécialité. La plupart des médicaments que vous retrouvez à Keur Serigne Bi sont des produits de spécialité alors que la PNA ne commercialise pas les médicaments spécialisés. Cela ne se trouve dans nos stocks.

Source :http://www.sante.gouv.sn


 
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