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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU MERCREDI 24 JUIN 2009
Sud Quotidien : KOUSSANARA / LANCEMENT DES JOURNEES LOCALES DE SUPPLEMENTATION Des moustiquaires imprégnées distribuées aux populations

C’est Koussanar qui a abrité cette année le lancement des journées locales de supplémentation dans le district de Tambacounda. La nouveauté c’est qu’en lieu et place de séances d’imprégnation de moustiquaires, ce sont des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action qui sont offertes aux communautés. Les enfants du champ d’action du district de santé de Tambacounda entrent encore dans les bonnes grâces des pouvoirs publics. Les journées locales de supplémentation ont démarré ce lundi à Koussanar où les activités sont officiellement lancées, en présence du sous préfet du dit arrondissement, du médecin chef de district et des partenaires que sont « Africare » et « CCF ». Le mode opératoire est connu, des équipes de vaccinateurs sillonnent les coins et recoins des quartiers et villages pour administrer la vitamine A par voie orale aux enfants de 12 à 59 mois ainsi qu’aux femmes en post partum dans les 42 jours suivant l’accouchement. Quant aux nourrissons de 6 à 11 mois, ils seront tout juste pris en charge après par le Programme de Renforcement Nutritionnel. L’autre généreuse action dont doivent bénéficier les enfants est relative à l’opération combien importante de déparasitage, histoire d’éviter aux enfants les douloureux problèmes liés à l’anémie et aux vers intestinaux qui freinent leur développement et réduisent leurs capacités d’apprentissage. Ici, seuls les enfants de 6 à 59 mois sont concernés.

La nouveauté cette année, c’est qu’en lieu et place des séances d’imprégnation, ce sont des moustiquaires imprégnées à longue durée d’action qui sont gratuitement offertes aux enfants et aux femmes. Il suffit de faire vacciner son enfant pour bénéficier d’un bon gratuit à retirer au niveau des structures de santé. Ce qui fera dire au Dr Rose Monteil, médecin chef du district de Tambacounda que « certes il est extrêmement important de doter les femmes et enfants en moustiquaires imprégnées à longue durée d’action surtout en cette période hivernale, mais cela ne doit occulter la nécessaire et traditionnelle activité de supplémentation en vitamine A et de déparasitage ». A sa suite, le sous préfet de Koussanar Abdoulaye Diop, invitera les populations à suivre les recommandations des techniciens de la santé pour assurer la survie des enfants, notamment en termes de mode d’utilisation des moustiquaires. Mr Diop profitera de la tribune qui lui est offerte pour inviter les communautés encore réticentes à penser à leurs enfants et de les faire bénéficier de cette opportunité pour laquelle l’Etat et ses nombreux partenaires dont « Africare » et « CCF » dans la région de Tambacounda, ont suffisamment mouillé le maillot.

Pour rappel, à Pada, village de la communauté rurale de Sinthiou Malème, personne n’y a été victime de paludisme l’année dernière excepté les trois cas importés, et cette excellente performance est mise sur le compte des moustiquaires imprégnées.

APS : Renouvellement du protocole d’accord de la mission médicale chinoise à Pikine

Le ministre de la Santé , de la Prévention et de l’Hygiène publique, Thérèse Coumba Diop, et l’ambassadeur de la République populaire de Chine au Sénégal, Lu Shaye, ont procédé mardi à Dakar, à la signature d’un protocole d’accord pour le renouvellement de la mission médicale chinoise à l’hôpital de Pikine. L’occasion a été saisie par le ministre de la Santé pour magnifier l’excellence et le dynamisme des relations et des liens d’amitié entre les deux pays qui, selon elle, ont enregistré, dans le domaine de la santé, des avancées de ‘’grande importance’’. ‘’A cet égard, il me plait de souligner que, ces dernières années, des actions et des projets de grande envergure ont été réalisés ou sont dans une phase de préparation très avancée’’ a indiqué Thérèse Coumba Diop. Un protocole d’accord lie le Sénégal et la Chine depuis mars 2007, pour entre autres l’installation d’une mission médicale chinoise basée à l’hôpital de Pikine, l’envoi en Chine de personnels administratifs et technique du ministère de la Santé à des stages et séminaire, de dons de médicaments antipaludiques, etc. ‘’Nous vivons dans un monde où l’excellence n’est plus un luxe, mais un devoir envers les citoyens et une condition de survie pour les systèmes de santé publique’’, a dit Mme Diop. C’est pourquoi, a-t-elle ajouté, ’’les performances des médecins de la mission médicale chinoise sont allées au-delà des espérances des autorités sénégalaises, tant au plan des soins prodigués, qu’à ceux de la formation des personnels et de l’échange d’expérience’’. A sa suite, l’ambassadeur de Chine a souligné que cette signature démontre la qualité et l’excellence de la coopération sanitaire existant entre les deux pays. ‘’La présence de la mission chinoise au Sénégal témoigne de l’intérêt que le gouvernement chinois accorde à nos deux peuples. C’est pourquoi, pendant deux ans, elle s’est inlassablement évertuée à appuyer les actions de populations sénégalaises’’ a dit Lu Shaye.

Le diplomate a égrené une série d’actions posées par les médecins chinois, en rappelant qu’ils ont notamment procédé à des séances de consultations gratuites à l’hôpital de Pikine, mais aussi offert des services même hors de l’hôpital en cas de besoin. Pour lui, avec le renouvellement du protocole d’accord, la nouvelle mission qui va s’installer va, dans sa feuille de route, travailler étroitement avec les autorités sanitaires du Sénégal, pour le renforcement de la qualité de la coopération entre les deux pays. L’ambassadeur a dit que le gouvernement chinois s’emploiera toujours à accompagner les actions du ministère de la Santé , de telle sorte que la coopération sanitaire entre la Chine et le Sénégal, puisse revêtir un des aspects les plus réussis.

APS Lutte contre le paludisme : la région médicale de Kolda compte distribuer 100.000 moustiquaires

La région médicale de Kolda compte distribuer 100.000 moustiquaires imprégnées pour lutter contre le paludisme chez les enfants de 0 à 5 ans et les femmes, a annoncé le médecin chef de la région médicale, lors de la cérémonie de lancement de la semaine régionale de supplémentation en vitamine A et de déparasitage à Vélingara. Dans la région de Kolda la mortalité infanto-juvénile reste une préoccupation avec 190 décès pour 1000 naissances, alors que la moyenne nationale qui est de 121 décès pour 1000 naissances. ‘’La campagne régionale de supplémentation en vitamine A et le déparasitage connaissent une innovation cette année’’, a expliqué selon le docteur Amath Mbaye, lundi, relevant la distribution gratuite de moustiquaires imprégnées aux enfants qui auront la dose en vitamine. Du coté des élus locaux de la commune de Vélingara, la première adjointe au maire, Mama Baldé a assuré que la ‘’municipalité va prendre en charge pendant l’hivernage tous les enfants de 0 à 5 ans qui souffriront de paludisme’’. La supplémentation systématique concerne tous les enfants âgés de 6 à 59 mois et les femmes en postpartum. Pendant une semaine, les volontaires feront le tour des quartiers pour atteindre les enfants ciblés dans la région.

Le Soleil : HÔPITAUX DANS L’ESPACE CEDEAO : Des experts se penchent sur la crise des ressources humaines

La mise place d’un forum des partenaires stratégiques et la résolution de la crise des ressources humaines dans les hôpitaux sont des questions abordées hier à Dakar par les membres de l’Organisation ouest-africaine de la Santé.

« Au Sénégal et dans les pays de la sous-région, il y a une crise de ressources humaines dans les hôpitaux ». Ces propos sont du directeur de Cabinet du ministre de la Santé , de la Prévention et de l’Hygiène publique, M. Farba Lamine Sall. Il présidait hier à Dakar l’ouverture du premier forum des partenaires intervenant dans le secteur de la Santé au sein de l’espace Cedeao. M. Sall a, à l’occasion, salué l’organisation d’une telle manifestation qui a permis de définir un cadre de concertation et d’échange pour une meilleure définition et la mise en œuvre de la politique sanitaire dans l’espace Cedeao. Organisé pour la première fois par l’Organisation ouest-africaine de la santé (Ooas), ce forum devrait permettre, dans un contexte de crise et de raréfaction de ressources humaines, aux participants, de réfléchir sur la manière de coordonner les financements donnés par les bailleurs pour qu’ils aient un impact positivement sur la santé des populations. « La question de la gestion des hôpitaux ne sera pas passée sous silence, parce que le principal problème, aujourd’hui, est de voir comment doter les structures hospitalières de ressources humaines capables de donner aux populations des soins de qualité », a indiqué le directeur de Cabinet du ministre de la Santé. Selon lui, les autorités des pays de la sous-région doivent accorder une importance aux hôpitaux qui demeurent et restent un lieu de référence pour la prise en charge des malades.

M. Sall a salué l’appui des partenaires qui, en termes de financement, ont fait beaucoup de choses pour le développement du système sanitaire des pays en développement. Il a reconnu que les pays africains, à l’image du Sénégal, investissent de plus en plus dans la santé et s’impliquent ainsi pour une meilleure prise en charge des problèmes de santé de leurs populations. Pour sa part, le directeur général de l’Organisation ouest-africaine de la santé, Dr Placido Cardoso, a indiqué que le forum sera une occasion pour les membres de sa structure, d’analyser les termes de référence avec comme objectif la mise en place d’un forum de coordination des partenariats stratégiques.

Le Soleil : LUTTE CONTRE LE PALUDISME : 35.000 moustiquaires imprégnées aux enfants de Ziguinchor

Ziguinchor a réalisé d’énormes efforts dans la lutte contre le paludisme. De 26 % de morbidité palustre dans la région en 2006, les statistiques de 2008 font état d’un taux de 5%. Les autorités médicales du district de la capitale du Sud comptent améliorer ces acquis en organisant depuis hier mardi 23 juin une campagne de distribution de 35.000 moustiquaires imprégnées à longue durée d’action. Les enfants de 0 à 5 ans en seront les principales cibles. Cette campagne, qui va se poursuivre jusqu’ au 28 juin prochain sur l’étendue du périmètre communal, a comme cible les enfants de 0 à 5 ans. Le médecin chef du district de Ziguinchor, le Dr El Hadji Momadou Diokhané, a souligné que la campagne vise non seulement à consolider les acquis mais également à mettre un accent sur la prévention dans le cadre de la lutte contre le paludisme. Elle sera également menée dans tous les districts de la région médicale de Ziguinchor durant cette période hivernale.

Le Soleil : COUVERTURE SANITAIRE A DAKAR : Le casse-tête des soins gynéco-obstétricaux

La fermeture de la maternité de l’hôpital Aristide Le Dantec, depuis août 2005 a fortement réduit la couverture des besoins liés aux urgences gynéco obstétricales, dans la région de Dakar. En effet, les centres de Santé, du fait de leur faible capacité opérationnelle, ne peuvent résorber le déficit dans la prise en charge des soins obstétricaux et périnatals. Le personnel se bat avec les moyens du bord pendant que les difficultés s‘accumulent surtout à certaines périodes de l’année où on enregistre un rush dans toutes les maternités de Dakar.

La maternité de l’hôpital A. Le Dantec est fermée depuis bientôt 4 ans à cause d’importants travaux de réfections qui y sont engagés. Quand on connaît son poids dans la prise en charge des populations les plus défavorisées, on comprend le gap ainsi créé dans la disponibilité des infrastructures sanitaires. En effet, c’était le premier centre de formation, accueillant 99% des gynécologues en herbe et aussi la première maternité du Sénégal, de par le nombre de patientes par an, avec une capacité d’accueil de 160 lits. Pour résorber ce déficit, les responsables de la maternité ont effectivement tenté la solution de la délocalisation, en redéployant le personnel de la maternité aux centres de Santé de l’Institut d’Hygiène sociale de la Polyclinique de la Médina , Roi Beaudoin de Guédiawaye, Youssou Mbargane Diop de Rufisque et de Nabil Choucair de la Patte d’Oie. Seulement, ces solutions alternatives n’ont pas connu de réelles mesures d’accompagnement. En réalité, en plus de l’insuffisance du plateau technique et des moyens matériels et financiers pour prendre en charge le surplus, il faut surtout souligner que la faible capacité d’accueil reste le talon d’Achille de ces maternités. Du fait de leur grande accessibilité géographique, ce sont des maternités de référence, qui recevaient déjà des malades au-delà de leur capacité d’accueil. Effectivement, les salles d’hospitalisation sont toujours remplies dans toutes les maternités de Dakar et pis, les femmes cohabitent à trois et parfois même à quatre dans un seul et même lit et chacune avec son nouveau né...

Faible capacité d’accueil des maternités du district

Le centre Roi Baudouin est fonctionnel depuis le 1er janvier 1997 et, de cette date à ce jour, se considère, après Le Dantec, comme la première maternité du pays par le nombre d’entrantes, soit 6.000 accouchements par an. C’est donc une évidence que cette structure de Santé ne peut résorber le déficit de la maternité de l’Hôpital Le Dantec. Le service de la maternité de Roi Baudouin dispose de trois salles d’accouchement, sept tables d’accouchement, 70 lits d’hospitalisation, mais malgré cet important aménagement sa capacité d’accueil reste toujours réduite par rapport à la forte demande en prise en charge des soins gynéco-obstétricales et périnatals. Il en est de même pour ce qui est de Nabil Choucair car, ce centre de Santé souffre d’abord et avant tout de l’étroitesse de lieux. Il y règne une véritable situation de promiscuité. Les salles d’hospitalisation sont non seulement très insuffisantes, mais encore très étroites, ne pouvant pas contenir plus de trois à quatre lits. Même les couloirs sont assez étroits, les malades se bousculant avec le personnel dans cet espace réduit.

« Nous souffrons beaucoup de la promiscuité. Vois-tu ? Je n’ai pas de bureau, je suis obligée de déposer ma table dans cette petite salle d’hospitalisation où les femmes accouchées s’entassent parfois à quatre. Surtout pendant l’hivernage, il y a vraiment le rush », explique une sage-femme. Elle ajoute : « un jour j’ai trouvé une femme allongée sur ma table avec son nouveau-né, tellement la salle était remplie »...

Quant à la maternité de l’Ihs (Institut d’hygiène sociale), qui ne disposait pas d’équipements adéquats pour accueillir les accouchements compliqués, elle s’occupait simplement d’accouchements normaux, (c’est-à-dire, pas d’acte chirurgical), a été à cet effet réaménagé et renforcée en personnel avec l’aide du ministère la Santé et du comité de santé qui a effectué le recrutement de quelques anesthésistes. Cette maternité qui, traditionnellement, recevait moins de malades, est devenue aujourd’hui la deuxième maternité du Sénégal après Roi Baudouin, assurant à ce jour 5.000 accouchements par an dont 800 par césarienne. Mais malgré les efforts de part et d’autre, son fonctionnement bat encore de l’aile. L’essentiel du personnel y travaille à titre bénévole. Toujours sans compter le manque de capacité d’accueil qui est décrié comme le problème majeur de cette structure. Grâce à un réaménagement au niveau de la pédiatrie et en médecine générale, cette maternité se retrouve avec une capacité augmentée à 20 lits. Ce qui est très insuffisant par rapport à la forte demande. Malgré toutes les difficultés, le refus du malade reste une exception. « On fait appel à la dose d’humanité, aucune femme n’est renvoyée », disent les médecins qui sont responsables de ces structures. En effet, ces derniers se battent chacun de son côté pour toujours assurer l’urgence. « On est obligé de prendre les complications et les pathologies très complexes, donc de continuer à assurer l’urgence, malgré les conditions difficiles », assure le Professeur Cheikh Tidiane Cissé responsable de la maternité de la Polyclinique. Propos confirmés par le Dr Alioune Gaye, gynécologue, responsable du centre de Santé Roi Baudouin « Si les femmes sont refusées, c’est parce que la structure est vraiment full ». Seulement, c’est encore là où le bât blesse, car parfois, à cause de l’insuffisance du plateau technique, ces maternités sont confrontées à la situation de blocs non-opérationnels et sont obligées de renvoyer les urgences vers d’autres structures. Par exemple, à la maternité de l’Ihs de la Médina , très souvent, à cause d’un manque de chariot (entre autre déficit en équipement), les femmes ayant subi une opération chirurgicale sont laissées sur la table d’opération. C’est au même endroit où elles ont été opérées que leur réveil est guetté par l’anesthésiste. Rien que pour l’année 2008, la maternité de l’Ihs a connu 319 évacués.

Une gestion interne efficace comme seule alternative

Face à cette situation, comment contribuer à l’atteinte des Omd qui dans ses objectifs 4 et 5 parlent de réduire d’ici 2015 la mortalité maternelle de trois quarts et la mortalité infanto-juvénile des deux tiers, en mettant l’accent sur la mortalité néonatale qui représente prés de 40% de la mortalité infantile ? La mortalité liée à la grossesse et à l’accouchement constitue la première cause de décès chez les femmes en âge de procréer. La mortalité maternelle est depuis toujours très préoccupante au Sénégal où un ratio est de 401 mortinatalité pour 1.000 naissances vivantes, alors qu’on enregistrait par exemple à Roi Baudouin en 2008, 426 mortinatalités pour 5.363 naissances vivantes et à la Polyclinique 211 mortinatalités sur 4.370 naissances vivants et 5 décès. La solution serait-t-elle d’asseoir une politique de gestion cohérente capable d’accompagner l’Etat ? C’est en tout cas l’option du médecin chef du centre de Santé Roi Baudouin : « utiliser judicieusement les moyens de l’Etat, rationnaliser les moyens du bord, pratiquer une bonne politique de gestion ». Ce dernier a mis en œuvre une politique de mutualisation du risque. Il s’agit d’une forme de participation financière des populations, à travers un système de forfait-accouchement (une participation financière des populations, de 2.000 Fcfa pour les accouchements normaux et césariennes). Grâce à ce système, les patientes peuvent supporter les frais de la césarienne qui sont un peu trop coûteux pour les couches défavorisées. Si les prix pratiqués dans les structures de Santé publique ne coûtent pas moins de 45.000 Fcfa pour l’ensemble (le kit césarienne et l’acte), à la maternité de Baudouin, la césarienne revient à 20.000 Fcfa tout frais compris. Et les médicaments sont aussi gratuits pour toute la durée du séjour dans la maternité. Les fonds logés dans un compte forfait-accouchement permettent de résorber le déséquilibre financier (le seul budget de fonctionnement de la maternité est de 160 millions sur un budget global annuel de 80 million). A noter aussi que cette stratégie a permis de relever le plateau médical et même de pratiquer une médecine de pointe. Ainsi, la maternité Roi Baudouin a été équipée d’un extracteur d’oxygène depuis février 2000 et d’un laboratoire, les malades peuvent y faire un antibiogramme et une endoscopie, etc. L’ultime solution serait-elle d’augmenter la capacité d’accueil en créant d’autres structures ? C’est celle trouvée par les responsables du district sanitaire de l’Ihs, mais en prévoyant une délocalisation supplémentaire. Il s’agit en effet de délocaliser les activités de la maternité et de reconstruire une autre infrastructure sanitaire plus importante, comprenant trois salles d’opération, un service de néonatologie, une salle de réveil, une unité de consultation externe, une salle d’hospitalisation de première catégorie, un amphithéâtre de trois cents places, enfin avec un équipement digne d’un niveau3.

Un projet de réhabilitation financé par l’ambassade du Japon et dont le démarrage des travaux est prévu dans deux mois.

Dans tous les cas, de l’avis de nombre d’experts, résoudre les problèmes de santé publique revient à adopter une vision globale, c’est-à-dire, résoudre en même temps les questions d’urbanisation et trouver une politique de gestion durable des villes. Le taux d’urbanisation au Sénégal est de 41%, en plus d’une forte concentration dans la capitale. Dakar abrite 22% de la population. Ce qui explique cette forte demande ainsi que toutes les difficultés d’accès aux soins de santé primaires de la population urbaine. Et encore faudrait-il tenir compte des facteurs liés au faible taux de scolarisation des filles, consécutives à leur manque d’accès à l’information et à leur faible accès aux pouvoirs de décision, même dans la sphère familiale. Sans compter les traditions séculaires, les pratiques et croyances socioculturelles néfastes pour la santé. La femme enceinte est culturellement assimilée à un malade (d’o ? le terme ouoloff « djiguéénu wéroul ») et l’accouchement à une épreuve (« Mouth na » pour dire que la femme qui accouche est sauvée).

Alors fatalement, les traditions et croyances qui assimilent les décès maternels et néonatals à une fatalité, n’encouragent pas l’espacement des naissances. L’indice de fécondité qui est de 5,3% est élevé, tandis que la prévalence contraceptive, qui est de 10,3 %, reste encore faible. Comme disait un planificateur de santé, les lits sont pleins, les assiettes sont toujours vides, mais faudrait-il aussi dire que les maternités sont pleines et que les moyens hélas, ne suivent pas...

Source : http://www.sante.gouv.sn


 
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