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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU JEUDI 18 JUIN 2009
Le Soleil : MALI : La Planification familiale encore à la traîne

Les services de Planification familiale sont ouverts au Mali depuis 1970. Près de quarante ans après, peu de femmes ont recours à la contraception. Le taux de prévalence contraceptive est seulement de 7%. Et l’indice synthétique de fécondité demeure élevé avec toujours 6,6 enfants par femme. (Bamako) - Sept pour cent. Tel est le taux de prévalence contraceptive enregistré au Mali. Ce chiffre est tiré de l’Enquête démographique et de santé (Eds IV) de 2006. Les raisons invoquées pour expliquer le faible taux de femmes qui pratiquent la contraception sont à rechercher dans l’accessibilité des produits, le désir énorme d’enfants.

« Les femmes n’ont pas envie de faire la Planification familiale », révèle Oumou Keïta, sage-femme, assistante médicale chargée de la Planification familiale et du Genre à la Division de la Santé de la reproduction du Mali. C’était lors d’un atelier sur la sécurité contraceptive tenu à Bamako du 19 au 23 mai 2009 et qui a réuni des journalistes du Mali, du Sénégal et du Burkina Faso.

D’autres raisons comme le refus des maris, les rumeurs sur les effets secondaires et le manque d’informations sont également avancées par Mme Keïta pour justifier la faible prévalence contraceptive dans son pays. Selon elle, tous ces éléments constituent un obstacle à la Planification familiale. « Si par exemple la femme n’a pas la bonne information sur les produits contraceptifs, elle arrête », explique-t-elle. C’est pourquoi, estimant que les femmes qui vont dans les structures sanitaires sont mieux informées, elle insiste sur la formation des relais afin qu’ils soient en mesure de dire si telle femme est éligible ou non pour telle ou telle autre méthode contraceptive. Car, elle croit ferme que « l’offre de services doit se faire selon les critères d’éligibilité ». Pour gérer les rumeurs qui freinent le recours à la Planification familiale, dans la mesure où certains vont jusqu’à comparer la contraception à la prostitution, la chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali croit qu’il est important de mettre en place une politique pour mieux expliquer aux femmes le choix des méthodes. Ainsi, est-il conseillé aux femmes d’aller dans les structures sanitaires au lieu de se procurer les produits contraceptifs directement dans les pharmacies ou dans la rue. « Quand une femme se présente dans une structure appropriée, on lui explique chaque méthode, ses avantages et inconvénients. Donc, avant de faire son choix, elle sait ce qui l’attend. Mais quand elle n’est pas bien informée, elle laisse tomber si elle constate des effets secondaires, parce qu’elle ne sait pas », argumente Mme Keïta.

Relance de la Planification familiale

Les services de Planification familiale sont effectifs depuis 1972 au Mali. En ce moment, les femmes qui voulaient y accéder devaient se présenter avec l’autorisation écrite de leurs maris. C’est bien après qu’un arrêté est sorti pour stipuler que les femmes peuvent se présenter seules, mariées ou non pour bénéficier des services de contraception. Pour promouvoir la pratique de la contraception, il a été également mis en place une stratégie en 1990, à savoir l’approche par la distribution à base communautaire de produits contraceptifs. Expérimentée dans les régions de Ségou et Sikasso sur plus de 3 ans, cette approche a été étendue en 1994 dans 5 régions. A l’évaluation en 1999, les résultats ont été jugés satisfaisants avec un taux de prévalence contraceptive de 35% dans les zones concernées. Mais, au niveau national, le taux de prévalence contraceptive ne s’est guère amélioré. Malgré les efforts qui ont été faits, l’indice synthétique de fécondité reste élevé au Mali avec 6,6 enfants par femme. Pourtant, les besoins non satisfaits en Planification familiale sont énormes, relève Noumouké Diarra du projet « Health policy initiative ». Ils étaient estimés en 2006 à 31,2%. Pour cette raison, l’assistante médicale chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali pense qu’il faut relancer et repositionner la Planification familiale. Dans ce cadre, une campagne a démarré au Mali depuis 2005. Et pour une meilleure promotion de la Planification familiale, le ministère de la Santé du Mali s’est engagé dans l’achat de produits contraceptifs en dégageant 10% du budget de la Santé, révèle Mme Keïta. Les bailleurs interviennent également en accordant des subventions. Pour Noumouké Diarra, qui a présenté le modèle Rapid (Ressources pour analyses de la population et de son impact sur le développement) lors de l’atelier sur la sécurité contraceptive, en dehors de l’appui financier et de l’engagement soutenu des leaders à tous les niveaux, « l’amélioration de la qualité et de l’accès des services aux communautés et la poursuite des efforts de sécurisation des produits de la Santé de la reproduction », constituent des éléments-clé du processus.

A cet effet, souligne Oumou Keïta, il faut veiller au respect du schéma directeur de distribution des produits contraceptifs. En effet, de l’avis de la chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali, ce schéma directeur n’est toujours pas respecté. « Les commandes des produits ne se font pas toujours à temps. D’ailleurs, même si elles sont faites, les besoins ne sont pas bien exprimés, d’où des ruptures de stocks, même au niveau national », regrette-t-elle. En somme, il se pose un réel problème de disponibilité et de distribution des produits contraceptifs au Mali. Le norplant, par exemple, n’est distribué qu’à Bamako. Oumou Keïta parle de problèmes de ressources et de mauvaise estimation des besoins. « Des fois, c’est le fournisseur qui est en retard », regrette-t-elle.

CLINIQUE DE L’ASSOCIATION MALIENNE POUR LA PROTECTION ET LA PROMOTION DE LA FAMILLE : La contraception attire les jeunes filles

La clinique de l’Amppf (Association malienne pour la protection et la promotion de la famille) est bien fréquentée par les jeunes. En moyenne, elle reçoit une vingtaine de jeunes filles par jour. Elles viennent spécialement pour demander des produits contraceptifs.

(Bamako) - Sur un tableau, juste à l’entrée de la clinique jeune de l’Association malienne pour la protection et la promotion de la famille (Amppf) sont exposés des échantillons de produits contraceptifs. Pilule, norplant, fémidom, préservatif, diaphragme, spermicides, stérilet, constituent autant de méthodes dont les prix sont affichés sur un autre tableau, juste à côté.

Une petite femme portant une blouse fait son entrée. Prestataire stagiaire à la clinique, elle ouvre une porte et s’installe dans son bureau. Quelques instants après, elle reçoit deux jeunes filles, la vingtaine. Ces dernières souhaitent bénéficier d’une méthode contraceptive. Assises en face du médecin Haby Konaté, elles hésitent au début à répondre à nos questions avant de révéler finalement la raison de leur présence dans ce centre où différents services sont offerts aux jeunes. « Je suis tombée enceinte à deux reprises et ma copine m’a suggéré de venir ici pour bénéficier d’une méthode contraceptive », témoigne l’une d’elles sous le couvert de l’anonymat. Pour sa première visite, elle est accompagnée de son amie âgée de 24 ans. Étudiante, célibataire sexuellement active, cette dernière, qui fréquente la clinique depuis 4 ans, a décidé de recourir très tôt à la contraception pour éviter toute grossesse non désirée.

Le docteur Konaté assure que, « beaucoup de jeunes filles viennent pour la contraception ». Ce que corrobore une publication du Population reference bureau (Prb) de mars 2009. Intitulée « Conduite sexuelle et utilisation de contraceptifs parmi les jeunes en Afrique de l’Ouest », elle révèle « qu’au Mali 30 à 40% des jeunes femmes célibataires ont indiqué être sexuellement actives ».

Dans le même sillage souligne Mme Oumou Keïta, sage-femme, chargée de la Planification familiale et du Genre à la Division de la Santé de la reproduction du Mali, la contraception est accessible aux jeunes et aux adolescents. « Il y a des centres d’écoute où ils peuvent raconter leurs problèmes, s’informer ». De l’avis du docteur Konaté, les jeunes qui viennent solliciter des produits contraceptifs ont entre 13 et 25 ans. Nous en recevons en moyenne une vingtaine par jour. On leur présente les méthodes et elles font leur choix après les explications sur les avantages et inconvénients de chaque produit ». Les propos du médecin sont confirmés par Maïmouna Kouyaté, volontaire à l’Amppf depuis 2 ans. Venue au début pour avoir des informations sur la Santé de la reproduction afin de pouvoir à son tour sensibiliser les jeunes de son âge pour leur éviter les grossesses non désirées et les avortements clandestins, elle salue aujourd’hui la stratégie mise en place à savoir l’approche jeune par les jeunes. « C’est une prestataire qui a le même âge que nous qui nous reçoit. De ce fait, nous n’éprouvons pas de difficultés à venir ici et à faire notre choix en toute quiétude. Elle nous montre tous les produits. Après ses explications, nous choisissons la méthode qui nous convient le mieux », témoigne cette jeune fille, forte de corpulence, 24 ans, à la noirceur d’ébène et qui a choisi comme méthode contraceptive les injections. Puisqu’une injection dure trois mois, elle est baptisée « méthode confiance ». D’ailleurs, dans la gamme des produits contraceptifs disponibles, les injections sont les plus demandées par les jeunes filles qui craignent d’oublier de prendre la pilule. Selon le Dr Haby Konaté, les jeunes n’éprouvent aucune difficulté à fréquenter cette clinique. « Il n y a pas de tabou », avance-t-elle. Mme Oumou Keïta, sage-femme, chargée de la Planification familiale et du Genre de la Division de la Santé de la reproduction du Mali d’ajouter : « la plupart des structures de contraception destinées aux jeunes sont conviviales. La seule difficulté réside dans le non respect de la confidentialité pour les structures qui ne se prêtent à ce service ».

Seulement, des efforts sont en train d’être faits pour améliorer l’accueil. « Mais, une fois la construction déjà faite, c’est difficile de faire des aménagements », regrette Mme Keïta.

Le Soleil : SENSIBILISATION AU CYBERCAFÉ DE L’AMPPF : Les jeunes parlent aux jeunes de sexualité

En installant dans ses locaux un cybercafé, l’Association malienne pour la protection et la promotion de la famille (Amppf) a développé une stratégie lui permettant de toucher les jeunes, afin de les sensibiliser sur la sexualité qui demeure tabou au Mali.

(Bamako) - Pour attirer les jeunes à la clinique afin qu’ils puissent bénéficier des services qui leur sont destinés, l’Association malienne pour la protection et la promotion de la famille (Amppf) a installé un cybercafé. Ici une dizaine d’ordinateurs est disposée pour permettre aux jeunes de « surfer ». Et les animateurs interviennent au moment idéal, quand la salle est occupée par les internautes, pour sensibiliser leurs pairs sur des problèmes relatifs à la Santé de la reproduction comme les grossesses non désirées, le port du préservatif, etc.

« Le cyber est un moyen pour rassembler les jeunes et donner des informations utiles sur la sexualité », témoigne Aliou Diallo, jeune volontaire à l’Amppf. Ibrahima Diakité, directeur des programmes de l’Amppf, de confirmer : « en s’amusant, les enfants acceptent de se faire consulter par d’autres jeunes de leur âge ». D’où l’ouverture de cette salle de jeux pour attirer les jeunes.

Pour orienter les jeunes vers le centre, différentes stratégies sont déployées. Et chaque fois, les éducateurs pairs ou volontaires ont le matériel nécessaire pour faire des démonstrations afin de rendre plus compréhensibles ce qu’ils expliquent aux jeunes. C’est le cas, quand un jeune qui n’a jamais utilisé le condom leur demande comment on le met. « Il suffit de faire la démonstration pour qu’il comprenne rapidement », soutient Diallo qui fait savoir que le volontaire ne doit pas monopoliser la parole lors des débats. « Puisqu’il s’agit de moments d’échanges, il doit laisser les jeunes s’exprimer, poser des questions. A lui d’apporter des éclairages par la suite », tient-il à préciser. Si l’Amppf a tenu à ouvrir cette clinique essentiellement dédiée aux jeunes, c’est parce que, explique Ibrahima Diakité, directeur des programmes de cette Ong, « ils sont plus vulnérables ». Abondant dans le même sens, Aliou Diallo affirme que ce centre a été créé, parce que la sexualité reste un tabou dans la société malienne. C’est pourquoi, il fallait développer cette stratégie basée sur une approche par les pairs. « Entre jeunes, il n’y a pas de tabou. On peut tout se dire, tout expliquer, sans qu’il y ait gène ou frustration », lance-t-il. Cependant Aliou Diallo déplore les problèmes que rencontrent certaines filles dont les parents ne veulent pas entendre parler de contraception. Surtout avec les rumeurs consistant à dire qu’elle peut conduire à la stérilité. « Cela ne facilite pas la sensibilisation. C’est pourquoi, il est important d’informer les parents afin qu’ils comprennent », estime cet éducateur pair.

Ainsi, Maïmouna Konaté, également volontaire à l’Amppf, soutient que les tabous persistent dans la société malienne. Selon elle, il y a des parents qui n’accepteront jamais que leurs enfants fréquentent des services de Planification familiale. « Si leurs enfants font de la contraception, ils sont rarement au courant », témoigne-t-elle. Par contre, souligne le médecin Haby Konaté, « certaines filles viennent dès fois avec leurs mères qui veulent leur éviter les grossesses non désirées et/ou précoces ». Elle révèle également qu’il arrive que des mamans viennent elles-mêmes demander une méthode contraceptive pour leurs filles sans leur consentement. « Dans des cas pareils, nous leur suggérons d’en discuter avec leurs enfants d’abord pour les convaincre de venir. Souvent, elles reviennent avec leurs filles qui font leur choix ».

Ainsi, l’information occupe-t-elle une place importante dans la promotion de la contraception au Mali. Car, pour Aliou Diallo, si des jeunes filles refusent encore la contraception et contractent des grossesses non désirées ou recourent à l’avortement clandestin, c’est parce que simplement, « elles n’ont pas une information de qualité ».

C’est pourquoi ce volontaire de l’Amppf plaide pour le dialogue entre parents et enfants sur toutes les questions relatives à la sexualité. Car, il est convaincu que « si un jeune est bien informé, il pourra prendre ses dispositions à temps ».

Sud Quotidien : ERIC DE ROUODENBEKE, DIRECTEUR GENERAL DE LA FEDERATION INTERNATIONALE HOSPITALIERE « L’enjeu prioritaire au niveau du système de santé est dans l’évolution du rôle de l’hôpital »

Eric De Rouodenbeke est le directeur général de la Fédération internationale hospitalière (Fih). En séjour au Sénégal, dans le cadre des 9èmes rencontres du Réseau des hôpitaux d’Afrique, de l’Océan indien et des Caraïbes (Reshaoc) qui se tiennent à Dakar, du 16 au 18 juin, il a déploré dans un entretien accordé à Sud Quotidien qu’aucun pays d’Afrique subsaharienne ne soit pour l’instant membre de cette organisation de santé, par ailleurs très influente. Le directeur général de la Fih a aussi saisi cette occasion pour se prononcer sur l’approche de gestion des ressources humaines en milieu hospitalier avant de répondre à bien d’autres préoccupations de l’heure.

Combien de pays et d’hôpitaux sont membres de votre fédération ? L’Afrique y occupe-t-elle une place particulière ? Il faut d’abord souligner que la Fédération internationale des hôpitaux (Fih) est la seule organisation qui existe pour regrouper l’ensemble des structures nationales représentatives du secteur hospitalier et de la distribution des soins. Nous avons plusieurs catégories de membres dont une centaine de pays représentés à la Fédération internationale des hôpitaux. Les organisations de ces pays couvrent à peu près 40.000 établissements hospitaliers. Mais pour l’instant, la présence de l’Afrique est encore modeste. Dans ce continent, les principaux membres de la Fih viennent d’Afrique du Sud, du Nigeria, du Ghana, de l’Ouganda. Nous n’avions pas encore enregistré des membres de l’Afrique Subsaharienne. Par contre dans le Maghreb, la Tunisie, le Maroc et l’Algérie sont membres de la Fih.

Quels sont les problèmes majeurs des hôpitaux en Afrique ?

Les difficultés constatées en Afrique sont surtout liées à la question des ressources humaines qui fait l’objet de ce colloque et qui comporte d’énormes enjeux pour les hôpitaux. L’autre enjeu essentiel est la nature du financement et la prévisibilité, c’est-à-dire le volume du financement devant permettre aux hôpitaux de répondre à leur mission. Le troisième élément très important est la qualité des soins. Ces trois grands enjeux sont d’importantes d’équations à résoudre pour les pays africains.

Comment se réalise la coopération inter hospitalière au sein de la Fih ?

Nous sommes avant tout un organisme de plaidoyer politique au niveau international. Autrement dit, on représente le secteur hospitalier au sein de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) et des grands organismes internationaux afin de faire valoir l’importance de la distribution des services de santé aux populations et les problématiques que rencontrent nos membres pour assurer ces distributions des soins de santé. Concernant la sécurité des patients, nous faisons partie d’une alliance mondiale qui a été montée et hébergée par l’Oms. Nous servons d’intermédiaire avec cette alliance et nous faisons partie du groupe de travail pour la sécurité des hôpitaux. Par rapport aux situations de catastrophe, nous servons aussi d’interface sur la lisibilité de certaines mesures proposées au niveau international. Nous avions aussi un rôle d’échange pour faciliter le dialogue entre nos membres. Ce que fait que le Reshaoc au niveau francophone, nous le faisons au niveau mondial avec cette idée de plate-forme d’échange des pratiques et des connaissances.

Quelle est l’implication de la Fédération mondiale dans la relation entre les hôpitaux du nord et ceux du sud ?

Cela est un thème important. Pour l’instant, la Fédération a des activités autour de programmes spécifiques, tel le programme d’appui à la mobilisation des décideurs hospitaliers face à l’enjeu de la tuberculose multi résistante qui est une menace publique majeure dans la plupart des pays. Pour cela, on veut développer une plate-forme d’échanges avec les partenariats hospitaliers pour que les pratiques qui se font à travers le monde puissent être échangées . La coopération française a une très grosse expérience avec les partenariats hospitaliers dans ce domaine, de même que les Britanniques, les Allemands, les Japonais qui ont aussi des modalités de partenariat.

Quel est l’avenir de l’hôpital en général ?

L’avenir de l’hôpital reste devant lui. Ce qui est certain, c’est que l’hôpital évolue et se transforme et la forme que va prendre l’hôpital est encore un point d’interrogation. On voit de grandes tendances dans lesquelles l’hôpital est de plus en plus un nœud de coordination des soins plutôt qu’un prestataire unique qui se préoccupe de donner des soins à l’intérieur comme on dit dans ses murs. Cela est probablement une tendance internationale qui trouvera une traduction en Afrique et en particulier avec la volonté de renforcer les soins de santé primaire selon le dernier rapport de l’Oms. Ceci a été mis en exergue et l’hôpital, dans ses missions de coordination et de soutien, devra certainement connaître un développement important dans son avenir. Pour cela, il faut que les pouvoirs publics apportent un financement à ces missions. Tant que vous aviez des financements qui sont principalement orientés vers la délivrance des soins, les autres missions que sont l’enseignement, le soutien et l’encadrement et qui sont très importants dans le développement de la santé, ne pourront pas être remplies correctement. Probablement en Afrique, l’enjeu prioritaire au niveau du système de santé est dans l’évolution du rôle de l’hôpital. Les modes de financement doivent changer pour que ces missions soient financées et qu’on ne pense pas que l’hôpital doive recevoir de l’argent uniquement parce qu’il soigne. L’hôpital doit aussi pouvoir générer des ressources propres pour soutenir les services périphériques, les programmes de prévention et l’activité de formation.

Quelle approche faut-il préconiser pour la gestion des ressources humaines hospitalière de manière générale ?

La grande priorité de la gestion des ressources humaines est que celle-ci rentre dans le cadre d’une politique globale des ressources humaines. Tant qu’il n’y a pas une vision globale de tout ce qui doit être fait en matière de gestion de ressources humaines au niveau d’un pays et d’un sous-secteur comme la distribution des soins, on n’aura que des réponses partielles et qui ne seront que des substituts ponctuels à des solutions pérennes qui peuvent avoir durablement leur impact. Donc, il faut avoir cette approche globale de toutes les composantes de la gestion des ressources humaines qu’on a évoquées au cours de ces rencontres hospitalières de Dakar et qui sont du reste très importantes.

La coopération internationale peut-elle résorber le déficit de professionnalisation à court terme dans les hôpitaux ?

Je pense comme l’a souligné quelqu’un lors de la cérémonie d’ouverture, que les solutions appartiennent aux pays. Les difficultés qui existent dans les différents pays en Afrique ne pourront être réglées que par les responsables de ces pays. La coopération internationale a un rôle pour les accompagner et les appuyer. Elle ne rendrait certainement pas de grands services si elle voulait se substituer aux responsabilités et aux décisions des pays et des acteurs nationaux.

Où en est l’état des relations entre les hôpitaux et les partenaires de développement ?

Les partenaires de développement se sont dans l’ensemble retirés du secteur hospitalier depuis de nombreuses années pour différentes raisons. La première, c’est qu’ils ont estimé que beaucoup de programmes d’investissements hospitaliers n’avaient pas donné les résultats escomptés du fait de la faiblesse de la gestion des hôpitaux. La deuxième raison après l’adoption des objectifs du millénaire pour le développement, est qu’il apparaissait que les objectifs majeurs concernant la santé maternelle et infantile étaient davantage des actions ciblées en santé de base et qui pouvaient améliorer ces objectifs. Pour ces motifs, ils ont davantage mis de l’argent dans ces programmes au détriment des hôpitaux. Mais l’on s’aperçoit aujourd’hui que cette vision est parcellaire parce qu’on ne peut pas tout régler en se cantonnant au niveau primaire. Il faut donc atteindre un niveau de soutien et être capable de donner des réponses face aux situations plus complexes. Comme dans les cas de neuro paludisme par exemple, si on n’a pas une structure hospitalière au niveau du district de santé pour traiter les cas graves, c’est la voie ouverte à la mortalité. Si on veut réduire donc la mortalité, il faut des structures de référence. Les partenaires ont appuyé les hôpitaux de districts et négligé les hôpitaux régionaux. Il faudra maintenant essayer de les convaincre, même si ce ne sera pas facile parce que la tendance actuelle est d’appuyer les soins de santé primaires parce que « plus facilement maîtrisables ».

Exergues

1-L’hôpital doit aussi pouvoir des ressources propres pour soutenir les services périphériques, les programmes de prévention et l’activité de formation.

2-Tant que vous aviez des financements principalement orientés vers la délivrance des soins, les autres missions que sont l’enseignement, le soutien et l’encadrement ne pourront pas être remplies correctement.

3-Tant qu’il n’y a pas une vision globale de tout ce qui doit être fait en matière de gestion de ressources humaines... on n’aura que des réponses partielles qui ne seront que des substituts ponctuels

APS : Célébration de la Journée internationale de la drépanocytose

Le ministère de la Santé, de la Prévention et de l’Hygiène publique, l’Association Education-Santé et l’Association Sénégalaise de lutte contre la drépanocytose (ASD) célèbrent la Journée internationale de la drépanocytose, vendredi, au Centre national de transfusion sanguine. Prévue à partir de 9 heures, la journée est axée sur le thème ‘’Drépanocytose : priorité de santé publique’’, révèle un communiqué transmis mercredi à l’APS. La drépanocytose ou anémie falciforme est une maladie génétique et héréditaire qui touche 10 % de la population du Sénégal. Elle est due à une anomalie de l’hémoglobine et revêt deux formes principales (AS et SS), explique le texte qui relève encore qu’un enfant sur deux n’atteint pas l’âge de cinq ans dans les formes SS. L’espérance de vie est en moyenne de 35 ans sauf dans les pays qui ont mis en place des programmes cohérents de lutte, souligne la même source qui ajoute que la drépanocytose est une maladie ‘’grave et mortelle et il n’existe pas de traitement curatif’’. Cependant, ‘’elle n’est pas une fatalité et demeure compatible avec une vie quasi normale, lorsque le patient bénéficie d’un suivi médical régulier. Le coût du traitement est particulièrement onéreux’’. Au Sénégal, l’Association Education Santé a déployé un intense plaidoyer qui a permis à l’Organisation des Nations Unies (ONU) de reconnaître la drépanocytose comme un problème de santé publique, précise encore le communiqué. Toutefois, la situation la plus grave concerne sans aucun doute la stigmatisation dont sont victimes les femmes.

La cérémonie d’ouverture de la Journée internationale contre la drépanocytose, sera présidée par Viviane Wade, en présence du représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Sénégal.

Source : http://www.sante.gouv.sn


 
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