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REVUE DE PRESSE QUOTIDIENNE DU MARDI 19 MAI 2009
Le Soleil : HONNÊTETÉ, SIMPLICITÉ, GÉNÉROSITÉ, COMPÉTENCE, SÉRÉNITÉ : Ces qualités qui font un bon médecin

Compétence, honnêteté, calme, simplicité générosité. Voilà en résumé les cinq critères qui font d’un personnel de Santé un bon médecin. Ces critères répondent ainsi au thème de la conférence des médecins de la promotion 2000-2001 organisée le samedi 16 mai à Dakar et intitulé : « C’est quoi être un bon médecin au Sénégal en 2009 ? »

La question a été développée sous forme d’un thème lors d’une conférence publique animée par le Pr. Amadou Gallo Diop du Service de Neurologie de Chu de Fann. Le conférencier a d’emblée avoué qu’il est difficile de donner une réponse à la question. Mais, « on peut l’aborder sous la démarche d’un ensemble de comportements, d’attitudes et d’ambitions pour tous ceux qui ont choisi de consacrer leur vie à la médecine et au service de l’être humain », a-t-il déclaré. Entrant dans le vif du sujet, le Pr Amadou Gallo Diop a énuméré les caractères qui font d’un personnel de Santé un bon médecin. D’abord, l’honnêteté. « Pour être un bon médecin, il faut être honnête dans la gestion du personnel, des affaires administratives et financières ». Ensuite la sérénité. « Il est aussi quelqu’un de calme et de simple parce que c’est dans la simplicité et le calme que les populations peuvent avoir confiance en lui », a dit le professeur.

A cela s’ajoute la communication. Le bon médecin, a indiqué M. Diop, est un praticien qui doit soigner ses patients avec la règle de l’art basée sur « une bonne communication » avec le malade et son entourage. Puis la prudence. « Il doit aussi être prudent dans le diagnostic et l’accompagnement que les populations attendent de lui, surtout si la famille est paniquée parce qu’étant dépassée par la maladie qui frappe l’un des leurs ». Mais les qualités supérieures demeurent la compétence et la générosité. « Un bon médecin doit aussi être compétent et généreux dans le travail », a martelé le professeur.

Des écueils au Sénégal

Au Sénégal, malheureusement, beaucoup de médecins ne peuvent pas appliquer ces caractères. Les médecins africains, en particulier sénégalais, ne sont pas bien rémunérés, en croire le Pr Gallo Diop. C’est ce manque de moyens qui pousse souvent certains médecins, s’ils ne sont pas forts mentalement et moralement, à verser dans des pratiques illicites pour pouvoir mettre leurs familles dans de bonnes conditions, a expliqué le conférencier.

Selon lui, « c’est une ingratitude qui doit être corrigée de manière claire, honnête et simple en accordant un bon salaire aux médecins », a-t-il plaidé. En attendant, une solution à cette question financière, le Pr Amadou Gallo Diop a invité les jeunes médecins à faire preuve « d’esprit d’initiative, d’imagination en trouvant des créneaux extra médicaux ou à l’intérieur du système ». Lesquels permettraient aux médecins d’acquérir, de manière transparente, claire, des compléments financiers et matériels qui vont les mettre dans une sécurité psychologique afin qu’ils exercent leur art dans les meilleures conditions. Il les a exhortés à refuser de verser dans la corruption et de rejeter l’argent illicite.

« Le médecin, qui prend des enveloppes illicites, n’est pas crédible et ne peut pas donner de son meilleur aux patients », a souligné le professeur.

Le Soleil : SUIVI DE LA GROSSESSE DANS DES ZONES INACCESSIBLES A KOLDA : La stratégie de l’Unfpa expliquée aux parlementaires catalans

Le projet de Service à base communautaire de Santé de la reproduction (Sbc/Sr) initié par le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) a apporté ses fruits. De moins en moins de femmes accouchent à domicile dans ces hameaux isolés du département de Vélingara. Les parlementaires catalans ont effectué une visite de terrain pour mesurer la portée d’une telle stratégie. Après avoir rallié Vélingara au bout de 2 heures, en provenance de Kolda, le convoi d’étude de la délégation des parlementaires catalans fait cap vers la Communauté rurale de Kandia. De là, elle fonce vers un autre village. Au bout de quelques minutes, le hameau de Mountoumba surgit au milieu d’une végétation verdoyante. La flopée de chaumières contraste avec les quelques habitats en ciment. En ce jour de lundi le 27 avril 2009, tout le village est à la place publique comme il est de coutume lorsqu’il faut discuter des questions qui engagent toute la communauté. Une belle preuve de son engagement dans la lutte contre les complications liées à la grossesse.

Dans ce village, comme dans les environs, la sensibilisation pour le suivi des consultations prénatales, la lutte contre les grossesses précoces n’est pas uniquement l’affaire des professionnels de la Santé. Les jeunes formés par l’Unfpa sont aussi sur le front de la lutte dans des zones inaccessibles. « Nous avons formé, dans le district de Vélingara, 56 agents de services à base communautaire. Ces derniers font la sensibilisation sur l’importance du suivi des consultations prénatales et animent des causeries pour aider les jeunes à se prévenir des grossesses indésirables. Ils sont aussi chargés d’inciter les femmes enceintes à se faire consulter en cas de complication », explique l’expert de l’Unfpa, le Dr Cheikh Tidiane Bâ. C’est une parade dans cette zone marquée par une floraison de hameaux et un défaut de structures sanitaires.

Résultats probants à Kandia

Cette stratégie a déjà apporté ses fruits dans la Communauté rurale de Kandia. « Aujourd’hui, le nombre de femmes qui accouchent à domicile a diminué. Le taux de planning familial est passé de 0,8 % au démarrage du projet à 2 % », rapporte l’infirmière du centre de Santé de Kandia, Astou Sarr. D’autres indicateurs de la Santé de la reproduction évoluent dans le sens positif. Le taux de femmes ayant accouché à domicile est passé de 74 % au démarrage de l’intervention à 64 % après la première phase d’expérimentation. Les populations ont eu le droit d’exprimer toute leur joie au son des tambours, ou des « ritis », puisqu’elles ne bradent pas leurs économies, ou leurs bétails pour faire face aux frais des complications liées à la grossesse. « Nous avons vu l’importance de ce projet. Nous ne vendons pas nos bétails, nos récoltes pour faire face aux charges de la prise en charge des complications liées à la grossesse », confie Djarga au nom de la communauté.

Le Soleil : TRAITEMENT DES ORDURES : LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ANNONCE UNE ACTION D’ENVERGURE

Le ministère de la Santé , de la Prévention et de l’Hygiène publique va traiter le dépôt d’ordures dans le pays afin d’empêcher le développement de germes néfastes et la prolifération d’insectes nuisibles à la santé des populations. L’instruction a été donnée par le nouveau ministre Thérèse Coumba Diouf, selon un communiqué parvenu à notre rédaction. Les opérations de traitement consisteront à l’aspersion de produits désinfectants et d’insecticides sur tous les sites d’accumulation d’ordures. L’intervention du Service national d’Hygiène durera le temps nécessaire pour assurer « un traitement complet de l’ensemble des sites identifiés à travers le territoire national », souligne le document. Déjà, « les amoncellements d’ordures identifiés dans les départements de Dakar, Guédiawaye et Pikine sont actuellement traités. Le Service national d’Hygiène est en train de s’attaquer aux autres sites identifiés au niveau des régions », lit-on dans le communiqué. Aussi, le ministère invite les populations à collaborer avec les agents d’hygiène mobilisés.

Le Soleil : DISTRICT DE TAMBACOUNDA : CROISADE CONTRE LA TUBERCULOSE

Dans cadre le la croisade contre tuberculose, la semaine de mobilisation sociale a permis au district sanitaire de Tambacounda de cibler le réseau Cesiry (Convergence nationale pour la valorisation des actions des femmes) qui compte 47 fédérations. Selon le représentant de la Région médicale superviseur des programmes lèpre, Sida et tuberculose, Mor Diouf, 55 cas de tuberculose ont été détectés en 3 mois et les 42 n’ont jamais été traités, le reste était perdu de vue. Suffisant pour rester sur le qui-vive. C’est pourquoi les tradipraticiens - premiers à être sollicités par les malades - ont été ciblés. Mais aussi les animateurs des radios et autres hommes des médiats. Il s’agit, a dit le responsable départemental de l’Education pour la santé, Pape Saboye Mbaye, de former des relais pour les traitements à dose observée et d’assurer une bonne sensibilisation afin de minorer les perdues de vue. Le rôle des femmes dans ce combat est primordial, a dit la présidente du réseau Cesiry, Oumou Ngom, qui a décidé de sonner la mobilisation au niveau des 47 groupements. Elle s’est élevée contre la stigmatisation et la marginalisation des malades. Pour sa part, le Dr Abdoubacry Kaba a insisté sur la gratuité et le traitement qui n’excèdent pas les 6 mois.

Sud Quotidien : FIN AUJOURD’HUI DE L’ULTIMATUM DU SUTSAS Le secteur de la santé menacé à nouveau de perturbation

L’ultimatum fixé au gouvernement pour la satisfaction des revendications syndicales arrive en à terme ce mardi. En effet, lors de sa dernière sortie le Syndicat unique des travailleurs de la santé et de l’action sociale (Sutsas) avait menacé que si « l’Etat ne réagit pas d’ici le 19 mai le secteur risque de connaître de nouvelles perturbations ». Ainsi à peine installée aux commandes du département, la nouvelle ministre de la Santé , de la Prévention et de l’hygiène publique fait face à une pelle de revendications syndicales. C’est dire qu’après quelques mois d’accalmie, les travailleurs du secteur sont de nouveau décidés à montrer à la nouvelle ministre de la santé nommée à l’occasion du dernier remaniement ministériel leur vrai visage. Le Sutsas a voulu ainsi faire remettre sur le tapis toutes ses revendications syndicales qui ne sont pas satisfaites.

Selon le secrétaire général du Sutsas Mballo Dia Thiam qui s’exprimait à l’occasion de cette rencontre « la concrétisation des accords signés depuis quelques années constitue leur préoccupation première. » Il s’agit notamment de la subvention accordée aux hôpitaux pour le règlement de leurs dettes, l’organisation du concours pour le relèvement du niveau de l’Ecole nationale de développement sanitaire et social (Endss) et le paiement des primes de motivation du premier trimestre 2009 S’ajoutent à cela le paiement des retards de salaires aux contractuels et la nécessité d’adoption de la loi d’orientation sociale qui doit passer à l’Assemblée nationale ainsi que la ratification des conventions sur le droit des personnes handicapées.

Walf Fadjri : Besoins en préservatifs en 2009 : Une capote anglaise par Sénégalais en moyenne

Jusqu’à ce jour, l’Etat du Sénégal n’a jamais acheté de préservatif masculin ou féminin. Il se limite à faire part de ses besoins aux partenaires au développement que sont l’Usaid, l’Unfpa et Kwf qui paient la facture. Ces besoins ont été estimés, pour l’année 2009, à 11 millions 730 mille préservatifs masculins, soit un condom par Sénégalais en moyenne, et les commandes ont été déjà passées. Pour le condom féminin, par contre, il n’y a pas eu de nouvelles commandes pour l’année en cours puisque le stock existant est encore important. Cela s’explique par le peu d’intérêt que suscite le Fémidon chez les Sénégalaises malgré son introduction dans le pays depuis douze ans. D’ailleurs, le désintérêt porté sur cette méthode de contraception se traduit par une quasi-absence du produit dans les rayons des officines de pharmacie. Un désintérêt qui n’est, sans doute, pas pour déplaire au directeur du Centre de promotion de la santé Hyacinthe Thiandoum où on continue de prôner, urbi et orbi, l’abstinence et la fidélité.

Walf Fadjri : Walf Fadjri : Préservatif féminin : Le Fémidon pas encore dans les mœurs des Sénégalaises

Introduit au Sénégal depuis 1997, le préservatif féminin, encore appelé Fémidon, a du mal à s’imposer dans la catégorie des méthodes de contraception des Sénégalaises. A ce jour, les pilules, stérilet, Du, Norplan et autres formes de contraception sont les seules à avoir pénétré l’intimité des femmes. Le désintérêt porté sur le Fémidon se traduit par une quasi-absence du produit dans les rayons des officines. Un détour dans des pharmacies, entre Front de Terre, Khar Yalla, Castors, Grand-Yoff et les Sicap, révèle la rareté du produit. Partout, la réponse des pharmaciens est la même : ‘On ne vend pas le préservatif féminin’. A la pharmacie Front de terre, située sur la route du même nom, la dame trouvée sur place déclare que ‘c’est parce que personne ne vient le demander que nous ne faisons pas de commande pour ça (le préservatif féminin). On ne peut pas vendre quelque chose qui n’intéresse pas les clients’. Un fournisseur de produits pharmaceutiques lui a proposé le produit une fois mais depuis lors, plus personne n’est venu ni pour lui en proposer ni pour en acheter, dit-elle. Dans la rue, difficile également de trouver une personne qui a, au moins une fois, utilisé le Fémidon. Beaucoup ne l’ont jamais vu et seul un petit nombre de personnes dit en avoir entendu parler. L’absence du condom féminin dans les officines est l’une des raisons pour lesquelles, les sages-femmes et gynécologues évitent de prescrire ce contraceptif aux patientes. Penda Kane, infirmière à la clinique de l’Association sénégalaise pour le bien-être familial (Asbef), affirme que lors de la phase-test, en 1997, la clinique avait bénéficié d’un important lot de préservatifs féminin. Cooptée pour participer à l’introduction du Femidon au Sénégal, l’Asbef avait créé un échantillon devant tester le produit. Le groupe était constitué de femmes mariées, de célibataires, de travailleuses du sexe et d’hommes. Selon Penda Kane, à l’époque, les femmes étaient plus disposées à essayer le produit avec leur mari que les hommes avec leurs femmes. Et les informations qui leur revenaient après utilisation du condom féminin, étaient diverses. Certaines femmes trouvaient le préservatif trop lubrifié, d’autres que l’anneau qui se trouve en bas du préservatif dérange le partenaire. Pour d’autres encore, c’est le mode d’utilisation qui pose problème. La taille du condom est également jugée énorme par beaucoup de femmes.

Penda Kane de raconter une anecdote sur une femme qui faisait partie de l’échantillon choisi. ‘Lorsque le mari s’est aperçu que sa femme portait un condom, il était dans tous ses états. Il a lui-même retiré le préservatif avant de le balancer hors de sa portée’. Si les femmes tardent à intégrer le préservatif féminin, c’est à cause des hommes, estime l’infirmière. ‘Je me suis dit que c’est une bonne chose que de créer un condom féminin parce que, enfin, les femmes vont gérer leur propre méthode. Mais avec nos croyances socio-culturelles, c’est difficile pour les hommes d’admettre qu’une femme utilise un préservatif. Ils se disent qu’avec ça, leur dame peut entretenir des relations coupables avec qui elle veut, à leur insu’, explique-t-elle. Au cours des séances de discussions à l’Asbef, on parlait du Fémidon aux femmes en leur proposant de l’utiliser. Mais Mme Kane indique que, depuis que le stock dont disposait la clinique est épuisé, ce préservatif n’est plus prescrit comme méthode de contraception et de protection contre les Ist. ‘On ne veut pas prescrire à une patiente le préservatif féminin, en sachant qu’elle va avoir des difficultés pour le trouver dans les officines’. Cependant, les travailleuses du sexe continuent de se rendre à l’Asbef à la recherche du Fémidon. Et on comprend mieux pourquoi, en entendant Mme Kane raconter qu’une travailleuse du sexe lui a, une fois, avoué que ses clients réclament souvent qu’elle mette le préservatif féminin.

Walf Fadjri : Port du condom : La délicate option entre le plaisir du ‘contact direct’ et l’assurance du plastique

Entre le plaisir du ‘contact direct’, rapport sexuel non protégé et l’assurance qu’offre le préservatif, plusieurs hommes ont du mal à choisir. Certaines femmes également se retrouvent souvent face au même dilemme. L’on semble opter pour plus de plaisir tout en sachant que plus la barre est haute, plus les risques sont grands. ‘La seule fois où j’ai utilisé le préservatif, j’ai vite fait de le retirer en pleine action, tellement ce truc me gênait’. Omar Diop, 40 ans, est chauffeur de son état. Il n’aime pas mettre le préservatif. Et il le crie à qui veut l’entendre : ‘Ça gêne et réduit considérablement le plaisir que procure pleinement le contact direct’. Ce choix, Omar Diop le paie cash aujourd’hui puisqu’il se retrouve avec trois enfants hors mariage que sa nouvelle femme est dans l’obligation de gérer. Il n’empêche qu’il campe sur sa décision : ‘Le préservatif, ce n’est pas mon dada, même si je sais qu’il est plus sûr de le mettre. C’est plus fort que moi, je ne peux pas’. Comme Omar, ils sont nombreux ces hommes qui ont conscience des dangers qui peuvent résulter des relations non protégées mais, ils en font souvent fi. Le choix est difficile, dira Arona, étudiant à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Mais poursuit-il, ‘face aux maladies sexuellement transmissibles, se protéger est le seul gage d’une vie saine’. Son camarade Ousseynou en rajoute et explique que tout est question d’habitude d’autant que le préservatif ne réduit en rien le plaisir que l’on peut ressentir. Arona de renchérir que le plus gênant est, qu’après les relations non protégées, on est assailli par le doute et l’angoisse. ‘On s’interroge toujours sur une grossesse éventuelle ou une contraction de maladies sexuellement transmissibles. Voilà pourquoi on n’est jamais tranquille’. Subitement, l’air pensif, Arona fixe l’horizon, le doigt sur la lèvre postérieure, il médite, puis il dit : ‘Je crois que s’abstenir est meilleur’.

Toutefois, il arrive que les filles, elles-mêmes, imposent à leurs partenaires de ne pas mettre le préservatif pour plusieurs raisons parmi lesquelles : ‘Les capotes sont pour les aventures. Quand on aime vraiment une personne et qu’on est certain de sa fidélité, on ne doit pas avoir peur’, confesse cette fille, employée dans une des multiples boutiques prestataires de service informatique jouxtant le Campus universitaire. Sous l’anonymat, elle ira jusqu’au bout pour ajouter, qu’en ce qui la concerne, elle n’aime pas les préservatifs. Pour elle, ‘c’est une question de goût et je ne suis pas à l’aise avec le préservatif même si je sais que je peux, sans le vouloir, tomber enceinte ou ramasser des maladies. C’est plus fort que moi, et pour ne pas faire des enfants que je ne désire pas, je me tourne vers les autres méthodes de contraception comme la pilule. Je préfère ça aux préservatifs’. Les autres méthodes de contraception semblent donc, de plus en plus, la solution alternative sur laquelle s’entendent les couples. Ainsi, on aspire à plus de liberté dans les actes et à plus de plaisir dans les relations intimes. Mais attention, le contact direct peut mener plus loin qu’on ne l’espérait.

Walf Fadjri : L’envers du décor : Quand les préservatifs usés servent de jouets aux enfants

Ils jonchent le sol et il arrive qu’on les écrase sous la semelle, parfois même sans s’en rendre compte. Or, les préservatifs usés dont la présence dans certains lieux heurte la morale, peuvent représenter un danger pour les enfants. Il y a vingt ans, son utilisation demandait discrétion. Mais, ce n’est plus le cas avec les années 2000. De façon délibérée, l’usager le jette après usage où bon lui semble. Or, dans l’environnement des enfants, ces préservatifs sont considérés comme des jouets. ‘Les adultes doivent comprendre que les préservatifs usés représentent un danger permanent pour les enfants qui jouent avec. Les bambins ne comprennent pas et ne font pas la différence entre le ballon que l’on vend à la boutique et le condom qu’ils gonflent par le bouche. Et il arrive même de voir dans mon quartier des enfants les utiliser en guise de lance-pierres’, s’alarme un instituteur à la retraite, domicilié au quartier Ben Tally. Ce constat désopilant amène notre interlocuteur, encore debout sur ses 73 ans, à croire que les enfants sont, de ce fait, exposés à toutes sortes de maladies. Son avis est partagé par Abdou Diongue, chauffeur de car de transport en commun surpris à la gare routière de la Patte d’Oie où le condom déjà utilisé compose le gros du décor de saleté. ‘Non seulement, ils constituent un danger pour les bambins, mais les préservatifs qu’on piétine ou qu’on foule au pied, souillent en plus la personne qui a pris le soin de se purifier le corps avant de quitter son domicile. A l’instar des serviettes hygiéniques qu’utilisent les femmes’, se lamente-t-il, la quarantaine consommée. Par prudence, ce polygame est d’avis qu’il vaut mieux les réduire en cendres aussitôt après usage. Autre résultat de ce petit geste mécanique consistant à jeter n’importe où le condom après usage, on remarque la présence de préservatifs usés dans certains lieux de culte. C’est le cas aux alentours de l’église des Martyrs de l’Ouganda. Sur place, au pied d’un arbre, est déposée cette ordure remplie de sperme qui dégouline parce que le condom n’a pas été bien noué. Le tout, sous le regard excité de quelques passants. ‘Que Dieu ait pitié de celui qui l’a fait’, lance un quinquagénaire visiblement choqué par le décor. ‘Les gens sont devenus fous. Comment une personne saine peut venir assouvir son besoin libidinal ici, près d’une église et puis comme si de rien n’était, y laisser cette saleté’, peste notre interlocuteur.

A Grand Yoff, le décor aux alentours de la mosquée qui surplombe le quartier ‘Maka III’ est le même. Pis, révèle un des muezzins, ‘il nous arrive, quand nous nettoyons la cour, de tomber sur des préservatifs déjà utilisés’. Et notre vis-à-vis de confier que l’imam de la mosquée, pour s’être senti outré par cette souillure, a plusieurs fois axé son sermon sur ‘le comportement sexuel d’un musulman’. ‘C’est à croire qu’ils le font ici. C’est une insulte pour la religion’, tonne le muezzin. Mais, il n’y a pas que dans les lieux de culte qu’on trouve des préservatifs ayant déjà servis. Et les services de nettoiement de l’Université Cheikh Anta Diop en connaissent un bon bout. ‘Une fois, j’ai buté dans les toilettes sur un tas de préservatifs. C’est à croire qu’ils y avaient passé toute la nuit tellement les lieux étaient envahis et souillés’, rapporte une dame, la trentaine consommée, surprise en plein chantier dans un des multiples couloirs du pavillon A. Sous le sceau de l’anonymat, elle révèle qu’‘en avril 2008, quand les toilettes du pavillon A se sont retrouvées toutes bouchées, les éboueurs qui étaient chargés de décanter la situation, se sont rendu compte que le blocage était dû en grande partie à la présence d’un nombre incroyable de préservatifs dans les tuyaux’. Sur les murs de quelques toilettes visitées au campus social de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, l’on peut lire des graffitis du genre : ‘Ne bouchez pas nos toilettes’ ; ‘Epargnez-nous de vos sales besognes’ ; ‘ Ne souillez pas nos toilettes’, etc.

Walf Fadjri : Au centre de promotion de la santé Hyacinthe Thiandoum : L’abstinence et la fidélité prônées

Abstinence et fidélité, ce sont les maîtres mots que le centre de promotion de la santé, Cardinal Hyacinthe Thiandoum des Parcelles Assainies recommande à toutes les personnes qui viennent s’y faire dépister. Son directeur, Paul Sagna, soutient que ces modes de prévention sont les plus efficaces et contribuent à humaniser la sexualité. Le préservatif n’étant pas tout à fait fiable, le centre qu’il dirige ne le recommande que dans les cas exceptionnels des couples infectés ou séro-différents.

Centre médical catholique, Yacinthe Thiandoum recommande aux personnes qui y viennent l’abstinence et la fidélité plutôt que l’utilisation du préservatif. Son directeur, Paul Sagna, de rappeler d’ailleurs le centre qui est sous la tutelle de l’église, mise plus sur l’éducation et invite les Africains à ne pas se tromper de combat. En effet, selon lui, le préservatif est un moyen de prévention, mais il n’est pas le seul et le plus efficace. ‘En Afrique, on a des valeurs et il faut tout faire pour ne pas les piétiner. Nous préférons mettre l’accent sur l’éducation à la responsabilité pour dire aux personnes les risques liés aux pratiques sexuelles multiples. Les jeunes surtout n’ont pas besoin d’adultes qui leur distribuent des préservatifs et des pilules. Il y en a déjà suffisamment et ils savent où les trouver. Ce qu’ils cherchent, c’est des adultes heureux dans leur sexualité et qui les aident à vivre des relations vraies’, déclare-t-il. D’autre part, le directeur du centre a tenu à attirer l’attention des gens sur la faillibilité du préservatif : ‘Le préservatif n’est pas tout à fait sûr dans certains cas : c’est du latex et il peut se gâter. D’ailleurs, certaines personnes qui viennent faire un dépistage ici, nous confient que c’est à la suite d’un rapport sexuel où le préservatif a pété qu’ils ont décidé de faire le test du sida’, confie-t-il. Ainsi, pour M. Sagna, une fois la personne informée et bien éduquée en matière sexuelle, elle sera responsable de tous ses actes et ne pourra jamais dire qu’elle ne savait pas. Poursuivant son propos, il pense, comme l’a déclaré la conférence épiscopale régionale de l’Afrique de l’Ouest (Cerao), ‘qu’on n’arrivera pas à bout du sida en cassant les ressorts spirituels et moraux des hommes, surtout des jeunes, en les fragilisant et faisant d’eux des paquets de désirs sexuels sans les régulateurs prévus par le Créateur’. Donc, il faut, comme l’a souligné le Pape Benoît XVI, une humanisation de la sexualité. Car, ‘c’est un crime contre l’humanité que de priver l’enfant, l’adolescent et le jeune de l’entraînement à la maîtrise de l’esprit sur le corps et ses pulsions, qu’on appelle éducation sexuelle’, affirme-t-il. Cependant, Paul Sagna fait remarquer que les assistants sociaux du centre ne recommandent le préservatif que dans de deux cas. Il s’agit du cas où le couple est séro-différent, c’est-à-dire que l’un des partenaires est séropositif, et du cas où le couple est infecté, les deux époux étant séropositifs.

Source : http://www.sante.gouv.sn


 
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