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PREVENIR LE DIABETE
PREVENIR LE DIABETE

Une maladie silencieuse

Souvent méconnu car silencieux, le diabète de type 2 est souvent mal pris en charge. Il peut faire beaucoup de dégâts, qui ne manqueront pas d’avoir des répercussions sur l’état de santé général. L’essentiel des amputations réalisées, plus de la moitié des cécités de l’adulte sont dues au diabète et plus particulièrement à ce type de diabète.

Le diabète de type 2 est fréquemment silencieux, car les glycémies sont trop élevées, mais pas de façon suffisante pour provoquer des symptômes tels que la soif, l’amaigrissement ou le fait d’uriner beaucoup et souvent. Ces signes sont retrouvés lorsque les glycémies sont très élevées, par exemple à l’occasion d’une infection ou d’un changement de traitement, chez un sujet qui avait déjà des glycémies anormales, mais passant inaperçues.

Pour le diabète de type 2, le régime et l’exercice physique doivent représenter les bases du traitement. Le régime hypocalorique, équilibré, permet de perdre les « kilos en trop ». L’exercice physique aide également à normaliser la glycémie en diminuant le plus souvent la résistance des cellules à l’action de l’insuline. Dans un second temps les comprimés antidiabétiques complètent souvent ce traitement, soit en stimulant le pancréas, soit en diminuant la résistance à l’insuline.


AUTO-SURVEILLANCE

De la même manière que tout conducteur tient compte de l’état de la route, de l’âge du véhicule, de l’essence dans le réservoir le diabétique doit surveiller son alimentation, son apport en insuline, en fonction de son âge, de son diabète et du travail effectué.

La connaissance du taux de sucre sanguin est nécessaire, pour ne pas perdre le contrôle du diabète. La lecture de la glycémie donne la situation présente, mais ne donne pas ou peu d’informations sur ce qui s’est passé 2 ou 3 heures avant, même si une glycémie normale laisse supposer une glycémie proche une ou deux heures plus tôt.

PREMIÈRE RÈGLE, LA RÉGULARITÉ.

Si les tests d’une semaine sont excellents, cela ne signifie pas qu’ils aient les mêmes valeurs la semaine suivante. Le diabétologue indique la fréquence et les heures pour effectuer les contrôles glycémiques. Ces règles sont variables d’un diabétique à l’autre.

Ne pas se fier uniquement aux symptômes.

Les symptômes à eux seuls ne sont pas un bon indicateur du taux de sucre sanguin, même si parfois le résultat supposé est confirmé par le test glycémique.

Par exemple, le classique .mal de tête. peut avoir trois causes :

\'-\'  Un taux de sucre anormalement bas (hypoglycémie)

\'-\'  Un taux de sucre anormalement haut (hyperglycémie)

\'-\'  Un taux de sucre normal (le .mal de tête. que tout un chacun soigne parle classique cachet d’aspirine).

Le seul moyen de connaître réellement son état est de contrôler le sucre dans le sang. La nuit une hypoglycémie ne réveille pas obligatoirement. Un test glycémique avant de s’endormir ou durant la nuit peut aider à le savoir.

Pour éviter le malaise hypoglycémique grave ou pour ne pas manger plus que nécessaire, il est recommandé d’effectuer une glycémie et de ne pas se fier aux seuls symptômes.

LE CONTRÔLE GLYCÉMIQUE : DES RÈGLES À RESPECTER

Le prélèvement de la goutte de sang peut faire un peu mal, mais il existe plusieurs formes d’autopiqueurs avec généralement la possibilité de régler la profondeur de la piqûre au bout du doigt.

Le bout du doigt (la pulpe) est très sensible, mieux vaut piquer sur le côté, il y a moins de terminaisons nerveuses et les vaisseaux sont aussi nombreux.

N’utilisez jamais d’alcool ou un produit similaire pour désinfecter le doigt lors d’un contrôle glycémique cela peut fausser les réactions. Un lavage des mains est suffisant.

Le lavage des mains est important. De simples traces d’aliments ou de boissons peuvent fausser le résultat. Si le sang arrive mal après la piqûre, il peut être judicieux de se laver les mains à l’eau chaude pour activer la circulation au bout des doigts : la goutte de sang sortira plus facilement. Il faut que la peau des mains soit bien sèche lorsque la goutte se forme, sinon elle risque de couler et d’être difficile à déposer sur la bandelette. Essuyez-vous le bout du doigt si celui-ci est moite par la transpiration.

Quelle que soit la marque de la bandelette, le temps de réaction est indiqué pour chaque fabricant. Les différents flacons de bandelettes ont des dates d’expiration, qu’il vaut mieux respecter. A toute ouverture d’un nouveau flacon de bandelettes, il est judicieux d’écrire la date sur le flacon, comme cela vous permet de vérifier l’ancienneté du flacon dont vous vous servez par exemple dans un lieu que vous fréquentez moins souvent. La plupart des fabricants recommandent de ne plus utiliser les bandelettes d’un flacon qui a été ouvert au-delà de 3 mois.

Ne pas barbouiller la bandelette avec le sang, cela fausse les résultats.

Conserver toujours les bandelettes dans le flacon. Par exemple, ne pas les placer avec le lecteur glycémique sans conditionnement. Le flacon doit toujours être correctement fermé car les bandelettes s’altèrent à l’humidité.

Certaines bandelettes existent sous emballage individuel en aluminium. Pour la plupart des lecteurs, il est judicieux d’effectuer un calibrage régulièrement, avec les solutions données par le fabricant. Les erreurs les plus communes (fenêtre sale, pas de calibrage...) correspondent toujours à un entretien défectueux.

Les résultats d’un lecteur sont exprimés le plus souvent en mg/dl (100 mg/dl correspondent à 1 gramme/litre ). Certains lecteurs peuvent exprimer leurs résultats en millimoles par litre (unité internationale). 1 gramme /litre correspond à 5,5 mmol/litre. La précision d’un lecteur en parfait état de fonctionnement, en utilisant une technique irréprochable est de + ou - 10 % à 15%. Une glycémie à 120 mg correspond à une glycémie réelle entre 108 et 132 mg/dl et on peut considérer la précision suffisante entre 100 et 140 mg (les lecteurs de glycémie ne sont donc pas des outils de diagnostic mais des outils de surveillance).

Lorsque qu’un lecteur donne le résultat .HI. (high), cela signifie un taux de sucre très élevé, à l’inverse la mention .Lo. (low) signifie un taux très bas. Beaucoup de fabricants proposent maintenant des logiciels informatiques permettant de lire les mémoires des lecteurs et d’obtenir des courbes tenant compte de l’heure et du jour. De même les moyennes sur 1 semaine ou plus peuvent être obtenues.

LE CARNET DE SURVEILLANCE

Bien tenu, il permet par une simple consultation de déterminer la meilleure attitude à adopter. Ce n’est pas .un carnet de notes. mais un outil qui vous permettra de mieux gérer (le soin) de votre diabète. Il permet de noter les doses d’insuline effectuées et les glycémies en fonction de l’heure à laquelle elles sont réalisées, donc en fonction de l’insuline qui agit à ce moment. Vous pouvez noter l’heure, la durée des activités physiques ou sportives, les hypoglycémies que vous avez ou que votre entourage a observé. C’est le carnet de bord indispensable à une bonne navigation. Lorsqu’une glycémie est de façon inexplicable élevée ou basse, notez le sur votre carnet par exemple par un point d’interrogation. Vous pouvez faire une synthèse de vos résultats toutes les 2 semaines en relisant vos colonnes de glycémies du matin, du midi, du dîner et du coucher, et en calculant le nombre de glycémies trop basses, trop hautes ou dans la cible que vous avez fixée avec votre diabétologue. Cette synthèse vous permettra de mieux adapter vos doses d’insuline entre les consultations et d’être mieux armé pour avoir une bonne consultation.

LA SURVEILLANCE DES URINES

Le rein est un organe qui a souvent été associé au diabète. Lorsque le taux de sucre monte trop haut dans le sang, le glucose est éliminé dans les urines. A partir d’une glycémie d’environ 180 mg/dl le sucre passe dans les urines. Lorsque le taux de glucose sanguin dépasse cette limite, l’excès de sucre passe dans les urines. Plus l’excès est important, plus le sucre éliminé dans les urines est important. Le niveau auquel le sucre passe dans les urines est appelé .seuil rénal.. Pour la majorité des personnes il se situe aux alentours de 1,8 grammes par litre (180 mg/dl). Des situations spécifiques peuvent le modifier (ex : il baisse durant la grossesse ; il augmente avec l’âge).

Dans un diabète mal équilibré, lorsque le taux de sucre dans le sang est trop élevé, l’excès passe dans les urines. De même, lorsque le sang contient de l’acétone, elle est éliminée par les urines comme un déchet. Il existe plusieurs bandelettes qui permettent de tester le sucre dans les urines en même temps que l’acétone. Un flacon conservé dans vos toilettes est un complément de surveillance. Il est utile de vérifier l’acétone lorsque vous avez noté des glycé- mies très élevées, cela peut vous amener à ajuster le traitement. Avec un bon équilibre, il ne doit pas y avoir de sucre dans les urines.

De nouveaux lecteurs permettent la détection de corps cétoniques directement dans le sang. Cette technique sera probablement amenée à l’avenir à remplacer la mesure dans les urines.

HÉMOGLOBINE GLYQUÉE (HBA1C)

C’est un examen dont le résultat permet de juger l’équilibre glycémique pendant environ les 3 mois qui précèdent la prise de sang. Il indique le risque de complications à long terme. Il est à lier avec la lecture et l’interprétation de votre carnet de surveillance.

L’hémoglobine est présente dans les globules rouges du sang. Elle transporte l’oxygène dans tout l’organisme. Comme plusieurs protéines, elle se lie avec le glucose. Plus la glycémie est élevée, plus il y a de glucose lié avec l’hémoglobine. Les globules rouges vivent environ 100 jours. Le pourcentage d’hémoglobine glyquée (c’est-à-dire liée avec le sucre) ou HbA1C est fonction de l’équilibre glycémique durant une période de 2 mois environ.

Le résultat de cet examen sera à regarder avec attention. Vous avez une vision globale de votre équilibre durant les deux mois précédents. C’est plus que la moyenne arithmétique de vos glycémies, même si le lien est fort avec cette moyenne, car l’hémoglobine glyquée est le reflet global de l’équilibre.

L.HbA1C est un bon indicateur du .sucrage. de notre organisme et donc du risque de complications diabétique (oeil, rein, jambes ...) à long terme. Plus l.HbA1C est proche de la normale, plus le risque de développer des complications du diabète est faible. L’objectif est d’atteindre une HbAlc inférieure à 7 % pour une normale d’HbAlc comprise entre 4 et 6 % chez le non diabétique.


NUTRITION

Vous allez devoir quotidiennement composer avec votre diabète. Votre médecin vous conseillera une alimentation équilibrée compatible avec le traitement du diabète. Une bonne connaissance des aliments, de leurs qualités et de leurs défauts vous permettra d’agir en connaissance de cause.

Cette contrainte apparente vous permettra de goûter à toutes les richesses de notre cuisine nationale et également aux cuisines étrangères. Il faut savoir que votre apport en glucides agira directement sur votre taux de sucre sanguin.

Assez logiquement, plus vous mangerez de glucides, plus votre taux de sucre sanguin augmentera dans le sang. Mais, si vous supprimez les glucides de l’alimentation, vous serez obligé de consommer un excès de graisses mauvaises pour les artères. Les glucides dans le diabète ne sont donc pas interdits mais au contraire recommandés dans la limite du raisonnable ! Les conseils diététiques visent à trouver un équilibre alimentaire et ne doivent pas trouver d’interdits formels.

Les glucides

Ils sont également appelés hydrates de carbone ou plus simplement .sucres .. Les glucides sont formés de molécules plus ou moins complexes qui, découpées dans le tube digestif, se transforment en sucres élémentaires essentiellement, le glucose. Celui-ci passe aussitôt dans le sang pour être utilisé par toutes les cellules, de la cellule nerveuse à la cellule musculaire. Le glucose produit l’énergie nécessaire au fonctionnement de nos muscles et de nos organes. Il est indispensable. Le foie joue un rôle clé pour réguler le glucose dans le sang. Au moment des repas, le glucose est apporté par l’alimentation. Il passe dans le sang et est stocké en réserve dans le foie et dans les cellules musculaires sous forme de glycogène. A distance des repas, le foie utilise ces réserves et produit du glucose pour les cellules de l’organisme.

Deux principaux types de nourriture apportent des glucides.

\'-\'  Les aliments au goût sucré (dit glucides simples) : les plus connus sont le sucre blanc, le miel, les confitures, les sodas divers, les desserts instantanés, etc. On trouve aussi du sucre, mais en plus faible proportion, dans le lait, les fruits...

\'-\'  Les féculents (glucides complexes = amidon) : souvent, les aliments de cette catégorie n’ont pas le goût sucré. Ils produisent pourtant du glucose dans le tube digestif. Les céréales, le pain, les pommes de terre, les haricots blancs, les lentilles... sont des glucides complexes.

Il est censé de croire que les glucides simples passeraient plus vite dans le sang que le glucose provenant des glucides complexes. Pourtant ce n’est pas aussi simple (voir la notion d’index glycémique plus loin). Un même aliment sucré aura un effet hyperglycémiant moins marqué s’il est pris à la fin d’un repas qu’au début ou entre les repas. Attention aux collations et aux petits gâteaux du milieu d.après-midi.

Diabète et sucre alimentaire sont évidemment très liés. Une erreur fréquente est de penser bien faire en supprimant pain et féculents, or une alimentation équilibrée soit apporter 50 à 55 % de calories sous forme de glucides.

Les glucides ne sont pas interdits mais au contraire recommandés dans la limite du raisonnable ! Chaque apport alimentaire doit avoir sa part de glucides. Vous devez apprendre évaluer la quantité de glucides à chaque repas.

Les lipides ou matières grasses ou graisses

II s’agit de grosses molécules qui produisent, après avoir été découpées dans le tube digestif, des acides gras. Ceux-ci passent dans la circulation sanguine.

On distingue les acides gras d’origine végétale (souvent insaturés et d’origine animale (le plus souvent saturés). Fournissant aussi de l’énergie, ils sont le plus souvent stockés en réserve. Les lipides sont environ 2 fois plus caloriques que les glucides. Un gramme de lipide apporte 9 kilocalories, alors qu’un gramme de glucides apporte 4 kilocalories.

Les lipides se retrouvent dans le beurre, les huiles, le saindoux, la crème...mais aussi avec les protéines dans la viande, les oeufs, la charcuterie, le fromage... et plus faiblement dans le poisson et dans certains végétaux (tournesol, olive, avocat, etc.)

Il y a deux catégories principales de graisses :

Les graisses saturées : Prises en trop grande quantité, pendant des décennies, elles sont néfastes pour les parois des artères, il faut donc les limiter. Elles sont contenues plutôt dans les viandes de porc, de mouton et de bœuf, dans la charcuterie et les fromages... Il est vrai que le changement de l’alimentation des animaux, particulièrement du porc a changé la nature de ses graisses.

Les graisses insaturées (mono et polyinsaturées) : Souvent d’origine végétale, les poissons en contiennent également. Plusieurs études ont montré leurs effets favorables. Le poisson est un aliment protidique avec le plus souvent des bonnes graisses polyinsaturées, il doit être privilégié. L’huile d’olive comme l’huile de colza sont très riches en acides gras mono insaturés.

Parmi les récentes études, les acides gras oméga 3 (classés parmi les graisses monoinsaturées) ont montré un effet très positif en lien avec une meilleure protection contre les maladies cardiovasculaires. Ils sont retrouvés dans le poisson et particulièrement les poissons dit gras (hareng, maquereau, sardines).

L’apport en lipides devrait idéalement être composé pour 1/3 d’acides gras polyinsaturés, 1/3 d’acides gras monoinsaturés, 1/3 d’acides gras saturés et doit se situer entre 30 à 35 % de l’apport calorique global.

Notre alimentation est souvent trop riche en lipides (et donc déséquilibrée). La consommation de graisses n’est pas interdite, mais doit être bien comprise pour ne pas déséquilibrer l’alimentation. De plus, il est très rentable sur le plan calorique de limiter la consommation de graisses. Manger moins gras, c’est souvent manger mieux et maigrir plus facilement.

Les protides (ou protéines) :

Il s’agit de grosses molécules coupées en petits morceaux dans le tube digestif pour donner des acides aminés qui passent dans la circulation sanguine et servent à la construction des cellules de notre corps. Les protéines sont rarement trouvées seules dans les aliments, elles sont le plus souvent associées aux graisses.

Les principales sources de protéines sont la viande, le poisson, les produits laitiers, les oeufs. Certains végétaux apportent également des protéines mais moins diversifiées, les légumes secs, le soja, etc..

L’apport en protéines doit se situer à environ 15 % de l’apport calorique global. Actuellement, dans notre alimentation, il est très rare d’observer une carence en protéines. Il est tout à fait possible avec un régime végétarien comportant des produits laitiers, des oeufs et des légumes appropriés d’avoir des apports protéiques suffisants.

Vitamines, Minéraux, Fibres

Associés dans différents aliments aux constituants précédents, ils sont indispensables à notre équilibre alimentaire.

Les fibres jouent un rôle très important dans l’alimentation, rôle très bénéfique pour le diabétique puisqu’en plus d’améliorer le transit, elles ralentissent l’assimilation des sucres par l’organisme. Certains minéraux sont souvent carencés dans une alimentation déséquilibrée. Il est important de privilégier les légumes, les fruits.

Les antioxydants

Trouvés dans les légumes et les fruits, ils comportent entre autres des vitamines. Ils jouent un rôle essentiel dans la protection contre les maladies cardiovasculaires et sont donc très recommandés dans une alimentation équilibrée.

Bon nombre d’aliments comportent 2 ou 3 catégories de nutriments (glucides ,lipides, protides)

Le lait entier : des glucides, des lipides et des protéines.

Les viandes : des protéines et des graisses.

Les fruits et les légumes : contiennent des glucides en plus ou moins grande quantité, quelques protéines en très faible quantité, des vitamines, des minéraux, des antioxydants mais pas de graisses.

En revanche, l’huile, le beurre, la margarine, la crème fraîche ne contiennent que des lipides (graisses), et le sucre en morceaux que des glucides.

Planifier son alimentation

II ne s’agit pas de connaître son menu une semaine à l’avance, mais de connaître ses besoins. Certains aliments sont toujours à déconseiller au quotidien, d’autres à surveiller. Le plus important est de bien équilibrer un repas. L’idéal étant une entrée de crudités, un plat principal avec des féculents, un produit laitier et un fruit. Il y a toujours des échanges possibles, si de la charcuterie est prise en entrée avec deux ou 3 tartines de pain, la part de viande doit être plus limitée avec des légumes verts, et ainsi de suite.

Comme nous l’avons vu précédemment, chaque apport alimentaire doit avoir sa part de glucides. Il faut apprendre à évaluer les besoins nécessaires à chaque repas. Enfin d’une manière générale l’assiette du plat principal doit comprendre les 3/4 en légumes et le quart restant en viande ou en poisson.

Comment éviter les graisses

La consommation actuelle de graisses est excessive. Le plus souvent les parts de viande sont très importantes, les desserts caloriques (gâteaux à la crème, desserts instantanés) sont très riches en graisses, les frites peuvent devenir pour certains un légume quotidien ou presque, etc.

Conseils utiles :

\'-\'  diminuez les charcuteries, riches en graisses,

\'-\'  choisissez les viandes les moins grasses (viandes blanches),

\'-\'  chaque fois que cela est possible remplacez la viande par du poisson,

\'-\'  diminuez la part de viande cuisinée et augmentez les légumes, ayez la main légère sur les graisses de cuisson...

\'-\'  limitez les fromages

Quelle est la meilleure viande ?

Les connaissances dans la composition des aliments quotidiens évoluent sans cesse. Sans faire d’excès en rien, il n’est pas inutile de suivre les informations concernant différentes catégories de produits. Le porc et la volaille contiennent des graisses saturées et insaturées. Pendant des années le porc fut décrié sous prétexte qu’il ne contenait que des mauvaises graisses saturées. Depuis quelques années, ils sont nourris avec une part importante de graines végétales riches en acides gras polyinsaturés et monoinsaturés. Leur composition en graisses s’en est trouvée fortement modifiée et, maintenant, ils se placent dans une catégorie acceptable avec une part de graisses insaturées dans leur viande loin d’être négligeable. Par exemple, une côtelette de porc de 100 grammes cuite contient 25 grammes de lipides dont 11,5 grammes sont des acides gras monoinsaturés et 9,7 grammes des acides gras saturés. Mais attention un morceau de viande (rouge ou blanche) reste toujours très calorique car il contient des lipides, donc évitez l’excès et soyez attentif à la taille du morceau (pas plus du 1/4 de l’assiette). Par contre, le poisson devrait être plus privilégié, car ses apports sont très positifs à moins qu’il soit noyé dans la sauce. Pour l’illustrer, l’alimentation japonaise traditionnelle, comme celle des esquimaux sert d’exemple. Extrêmement riche en poisson , elles sont corrélées à une très faible incidence de maladies cardio-vasculaires dans ces pays, ainsi qu’avec une très faible incidence de diabète de type II.

Les équivalences

Les équivalences sont importantes à connaître, car elles permettent de varier les repas en compensant un produit par un autre. Une diététicienne ou un médecin pourra compléter les informations données dans les illustrations suivantes.

D’une manière générale, la quantité de glucides contenue dans 100 grammes de féculents cuits égale celle contenue dans 40 grammes de pain. Deux pommes de terre sont équivalentes à 40 grammes de pain (2 petites tartines), à 4 cuillères à soupe de lentilles ou de haricots blancs, etc. soit environ 20 grammes de glucides.

Pour les fruits, une pomme est équivalent à une poire, à une orange, à une petite banane, à 4 litchis, à une quinzaine de cerises, etc. soit environ 15 grammes de glucides.

La consommation actuelle des Français et la consommation recommandée

La répartition en grandes catégories de la consommation alimentaire actuelle des français est calculée selon les ventes et l’estimation de la consommation de la production personnelle (jardins, élevage de volailles, de lapins).

Cette répartition moyenne est estimée à 13 % de protides, 42 % de lipides, 45% de glucides alors que la répartition recommandée pour les diabétiques, comme pour le reste de la population est de 15 % de protides, 30 à 35 % de lipides, 50 à 55 % de glucides. De plus la consommation calorique moyenne observée par rapport à l’activité physique effective est d’environ 20 % trop importante.

La recommandation essentielle est de diminuer l’apport calorique moyen, et de faire plus d’exercice. Remplacer une partie de la tranche de bifteck ou de porc par une cuillerée d’haricots verts ou de petits pois ou de lentilles,... est un moyen parmi d’autres.

Combien de calories dans ce que nous mangeons ?

Pour limiter l’apport calorique, souvent souhaitable, il est bon de connaître quels sont les aliments apportant beaucoup ou peu de calories.

Aliments peu caloriques

Ces aliments sont peu nombreux et le plaisir de la table peut s’associer à leur nom. Une salade verte, des endives, des choux verts, choucroute (sans charcuterie), des haricots verts... ne sont pas sans .charme. et contiennent très peu de glucides. Attention à l’assaisonnement ou l’accompagnement qui, trop important, peut être calorique.

Aliments normalement caloriques

Ce sont les plus nombreux, parmi les glucides les plus connus :

\'-\'  les féculents : pain, pâtes, pommes de terre, riz, légumes secs... mais attention, le nombre de calories dépend beaucoup du mode de préparation. A quantité équivalente de pommes de terre, les frites sont 4 fois plus caloriques que les pommes de terre vapeur.

\'-\'  les fruits sont des éléments nutritifs qui doivent être consommés quotidiennement et privilégiés, car en plus des glucides ils apportent des vitamines, des antioxydants et des minéraux essentiels dans l’équilibre alimentaire. De plus vous le verrez plus loin, leurs glucides s’absorbent d’une manière générale assez lentement.

Les aliments à manger avec précaution

Évitez les sodas non light et les desserts instantanés, qui apportent beaucoup de sucre sous un faible volume.

Soyez prudent avec les plats cuisinés. Ils sont souvent riches en sel, en graisses et en sucres cachés.

Cependant comme les extras font partie de la vie, ils doivent être par définition rares. Les boissons light ne sont pas à condamner, leur goût sucré est dû à ce que l.on appelle des édulcorants (produits chimiques non-caloriques).

Cependant l’habitude du .goût sucré. est à combattre car elle limite le plaisir à un choix de nourriture très limité et la diversité est une règle essentielle dans l’alimentation de tous et plus particulièrement dans l’alimentation du diabétique.

Vitesse de passage du sucre dans le sang (index glycémique)

Les glucides contenus dans les différents aliments ne sont pas absorbés à la même vitesse : les glucides du pain blanc et des pommes de terre en purée élèvent davantage la glycémie que ceux contenus dans les haricots blancs et les lentilles. Ces derniers sont les moins hyperglycémiants, ou plus simplement les moins sucrants. De même les fruits comme les cerises, les prunes, les pommes, les oranges contiennent des glucides qui élèvent très lentement la glycémie. L’action hyperglycémiante des jus de fruits est par contre plus rapide. L’index qui sert à mesurer l’effet hyperglycémiant (ou sucrant) d’un aliment s’appelle l’index glycémique. Il mesure la rapidité d’absorption d’un type de glucides (ou hydrates de carbone). Pour le calculer, la glycémie est mesurée régulièrement durant 3 heures après une prise de 50 grammes de glucose pur.

On obtient une courbe dont la surface peut être calculée. Pour le glucose c’est l’index 100. La même personne absorbe 50 grammes de glucides en équivalent glucose, sous une autre forme (pâtes, pain, pommes, raisin, etc.). La glycémie est mesurée de la même manière durant les 3 heures suivantes, on obtient une autre courbe dont la surface est rapportée à la surface correspondant au glucose en pourcentage. Plus l’aliment augmentera la glycémie, plus l’index glycémique sera élevé et se rapprochera du chiffre 100. Il faut savoir que cet index varie suivant les personnes, suivant la maturité des produits, leur cuisson, leur accompagnement, etc. Cependant il reste un indice intéressant pour savoir si un aliment est très hyperglycémiant comme le miel, moyennement hyperglycémiant comme les spaghettis ou très peu hyperglycémiant comme la pomme ou les lentilles. D’une publication à l’autre les indices peuvent varier légèrement, mais les tendances globales restent. Avant de changer quoi que ce soit dans l’alimentation, il est intéressant de vérifier par un auto contrôle glycémique l.effet de tel ou tel glucide. .Le site internet http://www.glycemicindex.com vous donne l’essentiel des index glycémiques connus (malheureusement en anglais).

Manger juste c’est :

\'-\'  se nourrir selon ses besoins et à heures régulières

\'-\'  équilibrer ses menus avec des aliments variés

\'-\'  commencer la journée par un vrai petit déjeuner

\'-\'  équilibrer ses repas au cours de la journée sans sauter un repas

\'-\'  boire de l’eau en quantité suffisante

une part de viande ou de poisson, 2 oeufs ou 1 tranche de jambon des légumes cuits en combinaison ou en alternance midi et soir avec des féculents un produit laitier dont une part de fromage par jour. du pain , un fruit un verre de vin (environ 10cl) mais ce n’est pas indispensable eau Penser à diminuer, les sauces, les graisses invisibles (charcuterie, pâtisseries, etc.) et ne consommer les sucreries qu’avec parcimonie. Elles doivent être incluses dans la quantité glucidique et énergétique prévue avec les soignants. Elles sont consommées à la fin d’un repas.

Il faut penser à varier le plus possible et si à un repas vous prévoyez une entrée protidique (salade de gruyère ou de la charcuterie, pensez à une petite part de poisson avec des légumes verts (filet de colin et haricots verts) avec un fruit comme dessert (pomme, pêche, prunes....)

A un autre repas, choisissez des crudités (salade de carottes) en entrée, une viande ou poisson avec des féculents (Hachis Parmentier, rôti de porc et haricots blancs, un fromage et un fruit (camembert et orange). Une salade de betteraves, du cabillaud avec des pâtes, un yaourt et une vingtaine de cerises est un excellent repas du mois de mai ou de juin. Un potage de légumes, une escalope de dinde avec une boite de petits pois, une salade, et un flan est un excellent repas de toute saison. Une quiche lorraine, une tranche de rôti de bœuf avec des carottes, de la salade, un morceau de gruyère, et une banane est un excellent repas de décembre. Un navarin d’agneau avec petits pois et carottes, de la salade, un yaourt, et une tarte aux pommes est un autre repas de toute saison.

Veillez à ce que dans chaque repas il y ait des légumes ou des fruits frais, un peu d’apport lacté pour le calcium, des glucides (n’oubliez pas que le pain peut compenser à chaque repas un manque de ce type de nutriments. La part de viande qui apporte des graisses avec les protéines, doit toujours être modeste : une tranche de rôti et non deux, une cuisse de poulet, et encore petite, et non deux....

En conclusion

\'-\'  Evitez les produits très riches en sucre,

\'-\'  Préférez les viandes maigres et veillez surtout à une petite part . Mangez du poisson au moins 2 ou 3 fois par semaine,

\'-\'  Consommez les féculents en les répartissant sur la journée pour que l’apport en glucides corresponde aux besoins de l’organisme et à votre activité physique.

\'-\'  Ayez connaissance de tous les aliments caloriques et évitez-les

\'-\'  Surveillez votre poids pour éviter l’excès.

Pour l’alimentation servez de modèle à votre famille. L’alimentation recommandée au diabétique est celle recommandée à l’ensemble de la population.


ACTIVITE PHYSIQUE

L’activité physique est essentielle dans le traitement du diabète. Il ne s’agit pas de pratiquer un sport de haut niveau, mais simplement d’augmenter l’activité musculaire pour améliorer et entretenir le bon fonctionnement de l’organisme, en particulier du cœur et des vaisseaux. L’exercice intervient sur le fonctionnement de l’organisme (sur le métabolisme). Lors d’un exercice physique, une quantité importante de sucre est brûlée par le muscle, et l’action de l’insuline est améliorée.


Activité physique - Sommaire

Pendant l’effort Exercice et rythme cardiaque Les bienfaits de l’activité physique Les dangers de l’activité physique Exercice physique et adaptation du traitement


Pendant l’effort

Coeur et poumons Lorsque nous respirons, l’oxygène nécessaire à notre organisme passe dans le sang. Ce dernier, par le biais des globules rouges, le transporte dans les moindres recoins de notre corps. Le cœur est la pompe qui permet au sang de circuler et d’apporter l’oxygène et le glucose (par exemple, aux muscles lorsqu’ils travaillent).

Le glucose est brûlé durant l’exercice Plus l’effort est intense et prolongé, plus la consommation de glucose est importante. Le glucose est comparable à l’essence d’un moteur. Montez un escalier rapidement. Le cœur bat plus vite et la respiration s’accélère. Les muscles des jambes ont travaillé plus intensément et leur besoin en oxygène et en glucose a augmenté. Les poumons ont ventilé plus d’air, apportant ainsi plus d’oxygène, et le cœur a battu plus vite pour transporter cet oxygène et le glucose en plus grande quantité. Une fois les muscles .rassasiés. par un apport en glucose suffisant, la respiration et le rythme cardiaque redeviennent normaux.

Exercices en anaérobie

Certains sports comme le football, le tennis, le basket, demandent des efforts parfois brutaux et obligent l’organisme à aller au maximum de lui-même. Le cœur fonctionne à plein régime, le souffle augmente rapidement, l’oxygène n’arrive plus en quantité suffisante aux muscles qui produisent alors de l’acide lactique. On parle d’exercice en anaérobie.

Exercices en aérobie La marche, le footing, le vélo... sont des exercices qui augmentent petit à petit le rythme cardiaque et la respiration. Si le rythme n’est pas effréné, le cœur n’arrivera pas à son rythme maximal. Les muscles ont toujours assez d’oxygène pour travailler : c’est l’exercice en aérobie.



 
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